AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Sad But True [PV Daniele][TERMINE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Eddy Cort


Messages : 1817
Date d'inscription : 24/09/2013
Age du personnage : 22
Localisation : L.A.

Who Am I?
Birth place: L.A.
Je suis: un déconneur colérique
Song: SEEK & DESTROOOOOY


MessageSujet: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Ven 15 Avr - 15:13


Sad But True

ft. Daniele Ricci


Notre tout premier album était pratiquement prêt ! Cela n'avait pas été difficile puisqu'il s'agissait d'un album live et que tout avait été enregistré pendant la tournée qui s'était malheureusement terminée plus tôt que prévu. Et d'une façon vraiment tragique, avec ça... Je me rappelais encore de la tête de Cash juste après... Et je ne l'avais plus vu depuis... Je me demandais comment lui et The Lightening s'en sortaient.

Soit, j'aurais bien été voir jusque chez MTI pour avoir de leurs nouvelles, mais Lele nous maintenait concentrés sur l'album. Il fallait faire choisir des photos pour la pochette, faire les derniers réglages pour que ça rende bien, etc. Bref, plein de trucs auxquels on aurait jamais pensé avant... Heureusement, Daniele avait pensé à tout et on avait droit à un casier de bière chaque fois qu'on arrivait...

Le problème, c'était que celui-ci était très vite vide... Alors, maintenant que les roadies s'accordaient une pause et qu'on devait les attendre, j'étais remonté jusque dans la salle de repos pour aller chercher du coca dans le frigo. Et là, mon regard fut attiré par un magazine posé sur une table. Je m'approchait. Oh cool ! Le dernier L.A. People...

Je fronçai les sourcils en lisant la couverture... C'était quoi ce délire ? The Army ? Mais le type sur la photo, c'était...

-Oh putain ! Sniper!

Ouvrant ma canette de coca puis en buvant un grand coup, j'ouvris le magazine à la page qui parlait d'un de mes groupes préférés. Si je n'avais pas regardé la couverture à deux fois, jamais je n'aurais reconnu le chanteur et guitariste du groupe. Il faisait beau et les roadies et les autres membres du groupe étaient tous partis profiter dehors. Mais moi, j'avais été scotché par la couverture du magazine. Bon dieu, moi qui croyais que Sniper se payait une petit retraite tranquille dans une petite villa quelque part comme Malibu ou un truc comme ça, et ben j'avais tort...

Et je blêmis en lisant l'article. Pour connaître Daniele, je ne savais pas vraiment si je devais y croire ou pas. C'était possible comme ça pouvait ne pas l'être... Mais l'article était très long, ce qui, en général, n'était pas le fort de Sørensen...

Fallait que j'en aie le cœur net. Je n'étais même pas sûr que notre manager était au courant...

Alors j'allais jusqu'à son bureau dans lequel j'entrai sans frapper, le magazine dans une main et ma canette de coca dans l'autre. Daniele fumait un cigare sur le balcon adjacent à son bureau, profitant lui aussi du soleil. Il devait profiter que Maria n'était pas dans le coin aussi...

En parlant de Maria... Après notre aventure d'un soir, il semblait qu'elle ait jeté son dévolu sur le batteur de The Burning Fire... J'étais loin de lui en vouloir... Je trouvais ça bien, au contraire, qu'elle ait un petit ami non seulement de son âge, mais qui, en plus, avait un style qui lui correspondait bien plus que le mien...

-Daniele...

Je posai, un peu hésitant, un pied sur le balcon... Je fis une petite grimace désolée d'avance...

-Heu...

Je levai le magazine que je tenais en main...

-Tu as vu le dernier L.A. People? Je viens de le trouver dans la salle de repos...

© Billy Lighter












EDDY




Dernière édition par Eddy Cort le Mer 4 Mai - 17:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Daniele Ricci


Messages : 1150
Date d'inscription : 28/09/2013
Age du personnage : 40

Who Am I?
Birth place: Rome en Italie
Je suis: le meilleur
Song: Back In Black-AC/DC


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Sam 16 Avr - 16:31


Sad But True

ft. Eddy Cort


Revenir à Los Angeles avait été comme une bouffée d’air. J’avais repris mes petites habitudes et mes petites fêtes à ma villa. J’avais revu Erik qui m’avait fait un topo sur sa petite enquête sur qui avait fait des dégâts dans ma villa pendant que j’étais sur la tournée. Hélas, son enquête du voisinage n’avait rien donné de concluant…

Peu importe, quelque part… Les dégâts avaient été bien plus minimes que je ne l’avais imaginé et j’étais déjà concentré sur l’avenir de Roadtramp. Il ne fallait pas tarder à lancer leur premier album – qui sera un album live. Je ne leur avais pas laissé beaucoup de repos après la tournée et je les avais presque tout de suite mis au travail. Il avait fallu choisir qu’elles chansons on allait mettre sur l’album, optimiser le son, faire une bonne centaine de réglages pour que ça donne bien, faire des choix pour le design de l’album et j’en passe. Bref, beaucoup de boulot. Au début, j’avais eu l’impression que je m’adressais à une bande d’enfant qui ne comprenait rien à ce que je leur racontais quand je parlais du boulot qu’il y avait à faire – en réalité, il ne se rendait juste pas compte qu’il y avait tant de chose à faire quand on faisait un album… J’avais même pas osé leur parlé du business qu’il y avait autour, ça aurait été encore plus complexe à leur expliquer… J’avais adoucis leur travail à coup de bière et ça marchait… Il n’en fallait pas beaucoup pour contenter Roadtramp de toute façon.

Bref, l’album était sur la bonne voie et j’avais déjà en tête notre future tournée. Le projet commençait à naitre tout doucement même si tout ça n’était pas pour tout de suite. Il fallait de toute façon attendre que l’ombre de l’émeute qu’on avait subi avec The Lightening s’efface un peu. En bref, c’était la belle vie.

Ce matin, j’avais décidé de me lever très tôt pour aller au bureau. J’avais la tête pleine d’idée pour Roadtramp qu’il fallait absolument que je les note quelque part et que je passe quelques coups de fil. Malgré mon engouement et mes nombreuses idées de génies qui germaient toutes les minutes, j’avais comme un sentiment d’amertume quand j’ai passé la porte de mon immense bureau de BSC. Aucune idée de pourquoi. C’était comme un haut-le-cœur inexplicable… Bref, j’avais pas fait attention plus que ça et j’avais commencé à bosser entre deux partie de fléchette que je lançais sur une image de ce cher Timmy Evans que j’avais trouvée dans un magazine. C’était un de mes jeux préférés.

Quand j’ai conclu que j’avais assez travaillé – ouais, j’ai toujours fais comme si je travaillais à mon propre compte, ce qui était un peu le cas, au fond – je suis allé sur le balcon d’où on pouvait voir une belle vue sur Downtown. Quand je vous disais que mon bureau luxueux. C’était même le plus grand bureau de tout BSC. J’avais allumé un cigare et m’était installé sur un siège les pieds appuyés sur la petite table. Il faisait super beau aujourd’hui et les rayons du soleil me faisait du bien. J’avais fermé les yeux savourant mon cigare – ma consommation de cigarettes et cigares était devenue incontrôlable depuis que j’avais arrêté l’alcool.  

Putain que ça faisait du bien de se détendre un peu. Rien ne pouvait me déranger sauf… Sauf le son de la voix d’Eddy qui était venu troublé ce moment de passibilité. Je n’avais pas ouvert les yeux quand il avait prononcé mon prénom.

-Humm, dis-je à moitié en protestant, à moitié en le questionnant.

J’avais senti son hésitation. Mais que voulait ce gosse ? Il m’avait parlé du dernier L.A.People et me demandait si je l’avais lu. J’avais ouvert un œil, puis l’autre. J’étais toujours assis, dos à Cort.

-Nan, pourquoi ?, dis-je en lui faisant signe de s’approcher tout près de moi.

Je n’avais pas envie de bouger mais je m’étais quand même redressé et quand je vis la une du magazine que tenait Cort ma bouche s’était entrouverte et une expression de surprise était venue troubler l’expression paisible qui régnait sur mon visage. Sniper… Ce titre… Non…

-Qu’est-ce qu’ils disent ? Hein ? Donne-moi ça !,
dis-je en montrant doigt le magazine comme si c’était le Diable.

Mes yeux étaient grands comme des soucoupes et ma voix laissait transparaitre de l’inquiétude. Non… Ils ne pouvaient pas… Pas maintenant. Mon rythme cardiaque doubla de vitesse si bien que je dû lâcher mon cigare dans le cendrier qu’il y avait à mes côtés. Pourvu que ce ne soit pas ce que je pense…

© Billy Lighter



You're never gonna die, you're gonna make it if you try, they gonna love you
©️ Pink Floyd
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Eddy Cort


Messages : 1817
Date d'inscription : 24/09/2013
Age du personnage : 22
Localisation : L.A.

Who Am I?
Birth place: L.A.
Je suis: un déconneur colérique
Song: SEEK & DESTROOOOOY


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Mar 19 Avr - 17:56


Sad But True

ft. Daniele Ricci


Daniele était confortablement installé et je m'en voulais de venir le déranger avec le dernier L.A. People... D'autant que la plupart du temps, ce qu'ils racontaient n'était qu'à moitié vrai, voire même totalement faux. Mais bon... Je préférais le savoir de la bouche de Daniele lui-même. Pas que ça m'importait vraiment parce qu'avec nous, il avait toujours été très correct et on avait pas à se plaindre... Mais je préférais aussi le lui dire avant que quelqu'un de mal intentionné de le fasse... J'avais toujours en tête le malaise qu'il m'avait fait en tournée et ça avait été inquiétant.

Il avait d'abord vaguement protesté, comme toujours quand on venait le déranger en pleine séance de farniente mais finalement, il m'avait fait signe d'approcher. Mais son visage avait nettement blêmi malgré son bronzage d'origine quand il avait ouvert les yeux et vu la couverture... Et ça, c'était pas bon...

Il m'ordonna alors de lui donner le magazine et je ne me fis pas prier, m'accroupissant à côté de son siège pour pouvoir lire par dessus son bras. Il fit tomber son cigare dans son cendrier et là, ce n'était plus le numéro de L.A. People que je regardais, mais l'expression de son visage. Moi-même, je devais avoir blêmi.

J'essayai comme je pouvais de rassurer le manager.

-Peut-être que c'est pas Sniper sur la photo, hein... Peut-être que c'est un autre mensonge.

Je portai ma canette à ma bouche mais j'aurais vraiment préféré une bière, là...

Il était clair que Daniele ne parlait jamais de Sniper, ni de The Army. Il se vantait d'un tas de trucs, mais jamais d'avoir été le manager d'un des plus grands groupes de Los Angeles. Et surtout de l'avoir été très très jeune et d'avoir très vite fait ses preuves. Non, jamais je ne l'avais entendu se vanter de ça.

Et je pensais que c'était parce que la plupart des membres étaient morts et que Sniper avait eu des problèmes de santé, bref, parce que ça s'était mal terminé et qu'il en était très triste.

Je posai ma canette sur ma table. J'étais toujours persuadé que c'était ça qui faisait mal à Daniele et Amon Sørensen était venu, des années plus tard, retourner le couteau dans la plaie.

-Tu peux démentir, non ? Porter plainte, j'en sais rien...

Je déployais le peu d'arsenal que j'avais pour faire remonter le moral de notre manager. Je l'avais toujours vu frimeur, battant, loin de se laisser écraser par des journalistes. D'ailleurs, il y avait eu plein d'article qui lui avaient fait moins d'effet que ça et pourtant, ce qui y était raconté était bien pire... Quoi que...

Je le regardais toujours et je pouvais voir ses yeux bruns parcourir l'article à une vitesse hallucinante. Alors je me tus, attendant de voir ce qu'il en pensait...

© Billy Lighter












EDDY


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Daniele Ricci


Messages : 1150
Date d'inscription : 28/09/2013
Age du personnage : 40

Who Am I?
Birth place: Rome en Italie
Je suis: le meilleur
Song: Back In Black-AC/DC


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Mer 20 Avr - 14:26


Sad But True

ft. Eddy Cort


J’avais le numéro de L.A.People ente mes mains et j’avais commencé à lire l’article. A chacun des phrases que je lisais, mon cœur s’emballais de plus en plus. La photo du jeune Sniper en haut de l’article m’avait donné un haut-le-cœur. Je pouvais entendre Cort – qui s’était accroupis près de moi – dire que cette une ne représentais peut-être pas Sniper. J’avais hoché négativement la tête, le regard toujours effrayé et le bouche à moitié ouverte. C’était lui… Je reconnaitre ce regard entre mille. Ce regard plein de désespoir que j’avais vu la dernière fois sur son visage ce putain de jour de 1972… Celui où je suis allé chez lui pour casser le contrat entre The Army et BSC… Entre lui et moi.

Chaque mot de ce putain d’article d’Amon était une torture… Il y avait tout… Toute cette putain d’histoire que j’avais crue enfuie pour l’éternité. Mes mains s’étaient mises à trembler alors que je tenais toujours fermement le magazine et que je lisais toujours chaque phrase à toute vitesse. La voix de Eddy me parvenait. Il ne croyait pas à tout ce qui était mis. Ou bien il ne voulait pas y croire. J’étais incapable de lui répondre car mon cœur avait eu un raté sur cette phrase… Cette putain de phrase qui prouvait que Sniper avait parlé. Elle était la preuve que tout ceci était vrai.

« Plus que trois dates… Et puis tu pourras revoir ta gosse »

Seul moi et Sniper étions au courant. C’était une phrase que j’avais lâchée pour motiver Kurtz à monter sur scène le jour du drame. Je n’aurais jamais cru à l’époque que cette phrase figurerait dans un magazine people des années après. C’était inconcevable… J’étais tellement… Intouchable… J’avais fermé brièvement les yeux avant de le rouvrir en un soupire.

Cet article avait tout… L’histoire vraie, des phrases acerbes d’Amon complètement en ma défaveur – un aubaine pour cet enfoiré – et des images agencées avec un seul but : m’assassiner. Mes tremblements m’avaient fait lâché le magazine et je m’étais levé regardant Eddy avait un regard remplis d’effrois.


-Comment il a pu… Pourquoi maintenant ?, dis-je alors que ma voix tremblais.

Je n’en dis pas plus et je me dirigeais tant bien que mal vers l’intérieur. Je sentais mon cœur au bord de la rupture et j’avais à nouveau grimacé de douleur. Je ne voulais pas rester sur le balcon aux yeux des gens. Il fallait rentrer…

Je me rappelais de ce jour où les oreilles de Sniper avaient explosé. Je me rappelais du jour où j’avais cassé le contrat. Je n’avais jamais été aussi mal à l’aise que ce jour-là. Pourquoi tout ça venait me hanter maintenant ? J’étais à l’intérieur quand une douleur lancinante avait transpercé mon bras gauche. J’avais gémis de douleur et m’étais rattrapé à mon bureau avant de m’assoir au sol. Mes yeux étaient fermés et je tenais fermement mon bras.

-Putain…, dis-je en respirant très fort… Putain, il a parlé… Il a parlé à Amon… Pourquoi il a fait ça ?, dis-je en rouvrant les yeux sur Cort.

Je n’avais pas réussi à en dire plus que la douleur augmenta encore. Ma respiration était incontrôlable… Daniele Ricci, si intouchable venait d’être touché en plein cœur par d’ancien démon qu’il croyait mort depuis longtemps. Je ne pouvais pas le concevoir… C’était un cauchemar. Je regardais Cort, mes yeux affichant de la détresse. La même détresse que j’avais vu dans le regard de Kurtz quand ses oreilles avaient explosées.

© Billy Lighter



You're never gonna die, you're gonna make it if you try, they gonna love you
©️ Pink Floyd
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Eddy Cort


Messages : 1817
Date d'inscription : 24/09/2013
Age du personnage : 22
Localisation : L.A.

Who Am I?
Birth place: L.A.
Je suis: un déconneur colérique
Song: SEEK & DESTROOOOOY


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Sam 23 Avr - 17:45


Sad But True

ft. Daniele Ricci


Mon propre cœur se mit à battre plus vite quand je vis les mains de Daniele trembler. Tremblements qui s'étendirent bientôt à tout son corps. Mais le pire restait ce regard effrayé qu'il avait. Comme si quelqu'un était en train de le pointer avec une arme en ce moment-même tout en égrainant un décompte... Mais bon dieu ! Ça ne pouvait quand même pas être si grave que ça ! Daniele devait avoir vécu ça des centaines de fois dans toute sa carrière ! Alors pourquoi cette histoire en particulier lui faisait-elle autant d'effet ?

Je n'osai, à partir d'un moment, plus rien dire. Parce que j'avais peur de faire pire. Et puis, de toute façon, que pouvais-je vraiment dire d'intelligent ? Daniele finit par laisser tomber le magazine sans que je sache si il l'avait fait volontairement ou non. Puis il s'était mit à parler d'une voix rauque et tremblante elle aussi...

Je fronçai les sourcils, perplexe. J'avais l'impression que je devais lui donner une réponse. Que le laisser dans le flou allait aggraver sa crise. Et je n'avais pas envie que ça empire et pas seulement parce que Daniele était notre manager. Je n'avais aucune envie de le voir crever ici, juste devant moi. J'avais eu plus que mon compte de ce genre de truc pendant l'émeute qui avait eu lieu durant la tournée.

Et pour moi, il était clair et net que le « il » qu'avait employé Daniele devait désigné le journaliste people Amon Sørensen...

-C'est Sørensen, Daniele...

Je faisais très attention de ne pas l'appeler « Lele », l'heure n'était de toute façon pas aux gamineries.

-Il est connu pour faire ce genre d'article, mais surtout, il est connu pour en inventer les trois quart et exagéré le reste.

J'avais un ton incertain, parce que Daniele prenait vraiment ça au sérieux. Quand Daniele se leva, difficilement, titubant, je me précipitai vers lui pour l'aider. Je n'avais vraiment pas en tête le fait que des gens pouvaient nous voir ou quelque chose comme ça. Tout ce que je voyais, c'était un gars en détresse et c'était un réflexe pour moi d'aller l'aider.

Je lui attrapai juste le bras et le soutins le temps qu'on arrive à l'intérieur via la porte-fenêtre.

Et là, Daniele gémit, se cramponna le bras gauche et se laissa presque tomber à terre.

-'Tain! Maria !!!

Là, je commençais à stresser vraiment. Et j'avais naturellement crié après la secrétaire de Ricci en espérant qu'elle débarque directement et me dise ce que je devais faire. Parce que je lui faisais confiance et que je savais aussi que Daniele lui faisait confiance. Et ce n'était pas pour rien : après tout, elle était discrète et professionnelle. Des gars du style de Sørensen n'avaient jamais appris pour la nuit que j'avais passée avec elle. Je n'étais même pas sûr que mon manager lui-même soit au courant.

-Faut qu'on appelle une ambulance, Daniele. Tu peux pas rester comme ça et attendre que ça passe!

Mais il ne fit pas attention à ce que je disais, apparemment. Il se remit à parler, à se poser des questions, comme pour lui-même... Je m'agenouillai devant lui et essayai de garder le contact avec lui.

-Qui a parlé à Sørensen ? De qui tu parles ?

Sa respiration devenait incontrôlable.

-Ecoute, je n'en ai rien à foutre que ce soit vrai ou pas. Faut que t'évacue ça avant que ça ne te tue!

Je posai une main sur son cœur, comme si ça pouvait aider. Je n'avais aucune idée de ce que je devais faire. Et Daniele m'avait déjà assez driller pour qu'appeler l’hôpital ne soit pas mon premier réflexe.

© Billy Lighter












EDDY


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Daniele Ricci


Messages : 1150
Date d'inscription : 28/09/2013
Age du personnage : 40

Who Am I?
Birth place: Rome en Italie
Je suis: le meilleur
Song: Back In Black-AC/DC


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Dim 24 Avr - 16:39


Sad But True

ft. Eddy Cort


Je cherchais des réponses… Comment Sørensen avait-il pu dire ça et pourquoi maintenant ? C’était peut-être le fruit du hasard ou bien tout à fait le contraire. Quelque chose de calculé par le Danois. Mon cœur s’emballais alors qu’Eddy me donnait des réponses. C’était Sørensen, certes, mais c’était la première fois qu’il n’inventait pas… Chaque phrase était cruellement véridique et c’était bien ça qui me rendait malade. Je voyais que mon poulain essayait quand même de se dire que tout n’était pas vrai… Je n’osais pas répondre à Eddy et lui dire platement que tout ce qui était écrit était malheureusement réel. Je n’arrivais presque pas à faire une phrase complètement tellement les battements de mon cœur me faisaient mal.

Les questions se bousculaient dans ma tête alors que je m’étais levé et dirigé – avec l’aide d’Eddy – vers l’intérieur. Les apparences – ce qu’il en restait, en tout cas – devaient être sauvée et exposé ce malaise qui me rongeait n’était pas envisageable. Je devais savoir… Je devais comprendre… Evan avait tout perdu depuis longtemps… Moi, j’étais passé à autre chose et avait enterré cette histoire tragique depuis bien longtemps… Evan était resté une image du passé et je n’avais jamais cherché à savoir ce qu’il était devenu… Pourquoi venait-il se venger maintenant ?

Les images, les questions et les craintes pour l’avenir virent augmenter la douleur qui affecta mon bras gauche. J’en était presque tombé par terre mais m’étais retenu pour m’assoir au sol. Eddy cria après Maria alors que mes yeux étaient fermés de douleur.

-Non, dis-je dans un souffle…

Je ne voulais pas que Maria me voie. Elle était fan de The Army et le moindre de ses regards sur moi ferait naitre en moi une énorme culpabilité. La voix d’Eddy me parvenait toujours même si mes oreilles avaient commencé à siffler bruyamment. Il parlait d’ambulance mais je n’avais pas la force de contester même si l’envie était là. Je ne contrôlais plus ni ma respiration, ni les battements de mon cœur. Seuls quelques questions sortaient encore de ma bouche. Eddy voulait comprendre. J’avais ouvert les yeux, des larmes de douleur perlaient le long de mes joues alors que je transpirais à cause de la crise. Je sentais que trop bien les battements totalement irréguliers de mon cœur sur la main d’Eddy.

-Evan…, dis-je difficilement. Il a parlé à Amon… Personne ne savait pour ce que j’avais dit à Sniper le jour du drame à part lui… Pourquoi il a fait ça, dis-je avec détresse.

Eddy m’avait demandé de tout évacuer et je n’avais d’autre choix que de le faire. La douleur m’empêchait de protester.

-Je ne voulais pas arrêter la tournée. Il ne restait presque plus de dates et j’étais sûr qu’on arriverait au bout… Il faisait chaud, ce jour-là, dis-je en me perdant dans des détails.

Tout comme je commençais à mourir de chaud à cause de cette putain de crise.

-Je l’ai convaincu à monter sur scène. Il n’a pas fallu longtemps avant qu’il n’entende plus rien… Je ne pouvais pas le prévoir, dis-je comme pour me faire pardonner. Quand le médecin est arrivé, il n’a rien pu faire pour ses oreilles… C’était trop tard. La tournée a du s'arrêter là... Et la carrière de The Army aussi, dis-je en faisant à nouveau une grimace de douleur alors que mon cœur voulait décidément me lâcher. Putain…, rajoutais-je en fermant brutalement les yeux et en m’accrochant subitement au t-shirt de Cort.

J’avais rouvert les yeux.

-Evan me faisait confiance… Mais il n’avait pas le droit de tout dire… Tout ce qu’Amon a dit est vrai… Mais personne n’était censé le savoir, dis-je en serrant les dents à moitié de douleur, à moitié de rage.

Je savais d’avance que cet article allait me nuire à un point inimaginable.

© Billy Lighter



You're never gonna die, you're gonna make it if you try, they gonna love you
©️ Pink Floyd
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Eddy Cort


Messages : 1817
Date d'inscription : 24/09/2013
Age du personnage : 22
Localisation : L.A.

Who Am I?
Birth place: L.A.
Je suis: un déconneur colérique
Song: SEEK & DESTROOOOOY


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Mar 26 Avr - 17:12


Sad But True

ft. Daniele Ricci


Daniele avait protesté quand j'avais appelé Maria. Mais ça avait été un appel au secours inconscient, comme un réflexe. Maria avait été protectrice tout au long de la tournée pour nous et je l'avais appelée à l'instar d'un pauvre petit gosse qui appellerait sa mère après avoir été pris d'une terreur nocturne.

Il fallait dire que le nouveau malaise dont était pris notre manager était encore bien plus impressionnant que le premier. Putain, pourquoi fallait toujours que ça m'arrive à moi ? J'étais sûr que Clepto s'en sortirait bien mieux que moi dans ce genre de situation, qu'il saurait quoi faire, comme un grand frère. Clepto comme frère, Maria comme mère (ce qui pouvait semblé bizarre vu la nuit qu'on avait passée ensemble en tournée, mais bon...), Daniele comme père (?), il fallait croire que Roadtramp était devenu ma famille de substitutions... Après tous, mes parents biologiques, malgré tout l'amour que je leur portais, n'en avaient plus que pour leur foutu Dieu... Alors à défaut...

Et je n'avais aucune envie de perdre un membre de ma famille... Ma vraie mère se traînait déjà une foutue maladie que la secte qu'elle avait intégré interdisait de soigner via des médocs... Je n'avais aucune envie de perdre Daniele à cause d'un article people !

Le pire fut de voir les larmes couler sur les joues de l'italien sans que je puisse vraiment savoir si c'étaient des larmes de douleur ou de tristesse... J'avais peur, j'étais perdu, j'étais à moitié bourré, et je devais être celui qui prenait le contrôle de la situation...

Tout ce que je trouvai alors d'intelligent à faire fut de lui dire de se débarrasser de ce foutu poids qu'il avait sur le cœur et le lui écrasait, le rendant près d'éclater comme un fruit trop mûr.

Sous ma main que j'avais posée sur son torse, je sentais son cœur se battre pour essayer de rattraper le rythme, comme quand Clepto jouait tellement bourré qu'il était à deux doigts du coma éthylique.

Quand Daniele se remit à parler, je l'écoutai attentivement, rapprochant mon visage du sien car sa voix était rauque et faiblarde. Il m'avouait, en gros, que tout dans l'article de Sørensen était vrai pour une fois, car la phrase qui y figurait, il l'avait bel et bien prononcée. Mais seul Evan le savait et les autres membres du groupe étant décédés...

Pourquoi il a fait ça ? Telle était la question de Daniele... Et c'était une très bonne question à laquelle je ne pouvais pas répondre. J'avais quel âge, quand les oreilles de Sniper s'étaient mises à la retraite ? 1971, c'était il y a 11 ans... Et il y a 11 ans, je n'avais que 10 ans et je pensais que la musique de The Army venait d'un transistor branché sur un autre monde... Et pas de quatre gars qui vivaient dans la même ville que moi...

Daniele continuait son histoire comme il pouvait et j'avais l'impression que son état empirait au fur et à mesure qu'il égrainait les faits. Il y allait sans détour, sans ses fioritures et auto-compliments habituels. Et, le regardant dans les yeux, j'avais la conviction qu'il ne mentait pas. Pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas le beau rôle, même dans sa version à lui. La grande différence avec l'article de Sørensen, c'est que je pouvais percevoir, dans la voix du manager, la détresse qu'il avait pu ressentir au moment où tout ça avait déconné.

Je le regardai bouche bée non pas de surprise, mais de le voir, lui qui était d'habitude si fort, si lisse, tellement intouchable, complètement dépassé par la situation. Il se cramponnait à mon t-shirt comme si sa vie en dépendait... Et peut-être que c'était bel et bien le cas.

Ce fut sur de la rage qu'il termina son histoire, toujours assis au sol alors que ma main était passée de son torse à son épaule dans un geste d'encouragement et de réconfort. Evan lui faisait confiance.

Mais il n'avait pas le droit de tout dire...

Personne n'était censé savoir...

J'étais perplexe... Et j'avais un tas de questions en tête. Cependant, je commençai par essayer d'atténuer sa crise...

-Respire, Daniele... Essaye de te calmer. T'es The Best, tu te rappelles ?

Je tendis la mains vers ma cannette de coca que j'avais posée sur le bureau sans en avoir aucun souvenir tant tout s'était enchaîné à une vitesse folle. Je la pris et la tendis au manager... Le sucre, c'est bon quand quelqu'un va mal, c'était tout ce sur quoi je basais mon geste.

-Bois un coup... Ça fait 11 putains d'années, Daniele...

Je marquai une pause, cherchant le meilleur moyen de formuler ma première question.

-Qu'est-ce que Sniper peut bien pouvoir gagner maintenant ? S'il avait voulu te balancer, il l'aurait fait directement, non ? Sous le coup de la colère, non ? Et quand il y avait encore quelque chose à gagner...

Je serrai un peu plus fort l'épaule de Daniele. Je ne voulais pas qu'il soit coupable, mais je ne voulais pas que mon idole le soit non plus. Je voulais les laver tous les deux de ce qui les poursuivait depuis si longtemps.

-Il t'aurait poursuivi en justice ou un truc comme ça... Il aurait pas balancé ça au pire torchon de L.A....

Je voulais croire que le chanteur de The Army était plus intelligent que ça, plus vertueux que ça...


© Billy Lighter












EDDY


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Daniele Ricci


Messages : 1150
Date d'inscription : 28/09/2013
Age du personnage : 40

Who Am I?
Birth place: Rome en Italie
Je suis: le meilleur
Song: Back In Black-AC/DC


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Mer 27 Avr - 12:38


Sad But True

ft. Eddy Cort


Plus mes souvenirs revenaient à la surface, plus je sentais mon cœur au bord de la rupture. Evan m’avait toujours fait une confiance aveugle, aussi loin que je me rappelle. Il m’avait toujours suivi, toujours appelé The Best… Je me rappelais clairement maintenant du jour où j’ai rompu le contrat. Cette journée que mon esprit c’était fait un plaisir d’efface tout comme mon addiction à la cocaïne. Je ne m’étais jamais senti aussi mal que ce jour-là et je me rappelle clairement pourquoi… Parce que j’avais échoué et parce que je m’en étais rendu compte.

Sauf qu’Evan n’avait pas le droit de me ramener à mon unique échec de cette manière. Non, il n’en avait pas le droit. J’étais passé à autre chose, pourquoi fallait-il qu’il me ramène à ça ?

Je ne sentais plus la main d’Eddy sur cœur parce qu’il l’avait déplacé sur mon épaule. Je le regardais avec toute la détresse mélangée de haine que je ressentais alors qu’il voulait que je respire. J’étais The Best, j’étais Daniele Ricci… J’étais immort…

-Aïe, dis-je alors qu’un lancement dans mon bras droit s’était à nouveau fait sentir comme pour me punir de penser ainsi.

Je respirais et j’essayais de me calmer sauf que les battements de mon cœurs irréguliers me faisait flipper, ce qui n’arrangeait pas les choses. Je m’accrochais toujours fermement au t-shirt de Cort quand il me tendit la canette de coca.

-Non… Là… A terre… A côté de moi…, dis-je en montrant d’un doigt tremblant le sol où j’avais proposé à Eddy de poser la canette.

11 putains d’années… Pourtant les détails me revenaient comme si cette horrible journée s’était passée hier. Justement ça faisait 11 ans… Il y avait eu des morts dont je n’étais allé à aucun enterrement… Il y avait des regrets sur lesquels je ne m’étais jamais attardé. Il y avait eu des erreurs dont jamais je ne voulais plus en entendre parler. Des regrets qui s’étaient accumuler rendant mon cœur malade sans que je le vois venir.

Eddy Cort essayait de comprendre. Il cherchait à savoir. Il croyait que si Sniper avait voulu faire quelque chose il l’aurait fait directement et par tous les moyens possibles.

-Non, dis-je tout simplement alors qu’une boule dans ma gorge m’empêchait de sortir le son que je voulais. Evan ne voulait pas ça…, dis-je alors que mes larmes étaient maintenant autant le fruit de la douleur que de l’émotion.

Parce qu’Evan m’avait toujours considéré comme un ami. Même ce putain de jour où je suis venu avec le papier qui rompait le contrat, il y croyait toujours. Alors que je n’étais que son manager…

-Il se foutait des thunes… Il savait que The Army était fini à cause de ses oreilles… Il comprenait que tout devait s’arrêter… Ce n’est pas pour ça qu’il se venge, dis-je toujours persuadé qu’Evan était derrière tout ça.

Je ravalais ma salive alors qu’une phrase d’Evan m’était revenue en tête. J’avais fermé les yeux les larmes s’écoulant d’autant plus.

« Si les autres arrive à remonter un truc... Promets-moi que tu t'occuperas d'eux, ok ? Les laisse pas tomber, eux... »


-J’ai pas tenu ma promesse, dis-je en rouvrant les yeux.

Ils avaient essayé… Mais je n’avais pas été voir… Je ne voulais plus, à l’époque, entendre parler de The Army.

Ils étaient morts maintenant. Sniper a trouvé le moyen de venger leurs âmes et la sienne. Parce que Sniper était toujours bien vivant, lui.

© Billy Lighter



You're never gonna die, you're gonna make it if you try, they gonna love you
©️ Pink Floyd
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Eddy Cort


Messages : 1817
Date d'inscription : 24/09/2013
Age du personnage : 22
Localisation : L.A.

Who Am I?
Birth place: L.A.
Je suis: un déconneur colérique
Song: SEEK & DESTROOOOOY


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Sam 30 Avr - 11:19


Sad But True

ft. Daniele Ricci


Merde... Avec tout ça, j'en avais oublié la règle numéro 5 ! Et j'avais tendu la canette à Lele... T'es con, Eddy. C'était vraiment pas le moment de faire ce genre d'erreur débile. Je rattrapai donc le coup en posant la canette au sol, comme exigé par mon manager.

Puis Daniele s'était mis à parler et à pleurer réellement. Jamais je ne l'avais vu comme ça. Et quand on voit un monument comme Ricci vaciller, près de s'écrouler, on se pose réellement la question de savoir si, nous, on allait pouvoir survivre à tout ça. Sniper avait payé le prix d'avoir fondé un groupe de rock, sans parler de tous les autres membres de The Army. Pendant la tournée, c'était The Lightening qui en avait pris plein la gueule. Maintenant, c'était au tour de Daniele.

Et nous ? Roadtramp ? Où est-ce qu'on en serait, dans dix ans ? Au sommet de la gloire, ou L.A. allait-elle nous punir comme tout ceux qui avait cru pouvoir régner sur elle ? Car même si ce n'était pas la prétention qu'on avait, si on réussissait vraiment, on allait faire tout comme, non ?

J'écoutais Daniele, le soutenais comme je pouvais dans cette épreuve psychologique qu'il était en train de passer. Psychologique et physique, d'ailleurs, car il semblait que cette histoire, dont, jusque-là, il n'avait pratiquement jamais parlé, lui tenait à cœur. Au point que celui-ci risquait de lâcher.

Daniele n'avait pas touché à la canette de coca que j'avais mis à sa disposition, bien trop pris par l'histoire qu'il racontait. Sniper ne voulait pas d'argent, il se foutait de l'argent à l'époque de la clôture du contrat et encore maintenant. Et Daniele en semblait persuadé malgré la photo publiée dans L.A. People et qui montrait bien que le musicien n'avait plus grand chose...

Non, la véritable raison, selon Daniele, du pourquoi du comment cet article sortait maintenant, me donna des frissons tout au long de ma colonne vertébrale quand le manager l'énonça.

-Je n'ai pas tenu ma promesse.

Je restais pendu à ses lèvres, la bouche entrouverte. L.A. People n'avait donc pas vraiment tous les détails. Car cette histoire était encore bien plus profonde et complexe que la simple, bien qu'horrible, histoire du manager avide d'argent qui presse son groupe jusqu'à ce que mort s'en suive. Tout ça n'était que la partie émergée de l'iceberg.

Le manager avait rouvert ses yeux bruns et les avait plongé dans mes yeux bleus avec toute la détresse qu'ils contenaient. Impossible. Impossible de voir ça dans les yeux de Ricci. Je devais être en train de comater ou de me taper un delirium tremens !

Personne ne pouvait frapper Daniele aussi durement ! Et sûrement pas un gars comme Sørensen!

Et pourtant, fallait croire qu'il y était arrivé. Même si pour ça, il avait été cherché loin, ou alors, il avait simplement eu de la chance.

-Quelle promesse, Daniele ?  Qu'est-ce que tu as promis à Sniper?

Je voulais savoir, parce que je voulais savoir ce qui était si important... Je voulais que Daniele s'en libère, comme si j'essayais de lui enlever une énorme tumeur difficile d'accès. Parce que je pensais qu'une fois les mots qui l'infectaient seraient sortis, il se sentirait mieux.

Et dans mon cerveau commençait à émerger la première idée cohérente depuis le début de cette histoire : S'il se sentirait encore mal après, je l'emmènerais à l'hosto.

© Billy Lighter












EDDY


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Daniele Ricci


Messages : 1150
Date d'inscription : 28/09/2013
Age du personnage : 40

Who Am I?
Birth place: Rome en Italie
Je suis: le meilleur
Song: Back In Black-AC/DC


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Mar 3 Mai - 12:23


Sad But True

ft. Eddy Cort


J’étais plus que sûr d’avoir trouvé les raisons de la vengeance d’Evan. Je m’étais rappelé dans sa phrase qui – maintenant – tournait en boucle dans ma tête. J’étais aveuglé par la seule idée qu’Evan avait manigancé tout ça pour venger ses défunts amis… Il ne lui restait plus que ça à faire… Je ne cherchais plus le pourquoi il avait fait ça maintenant et pas à un autre moment. Je ne cherchais pas d’autre coupable, je n’en avais pas la force.

Mon cœur se sentait écrasé par cette dernière phrase et j’avais fait une autre grimace alors que le petit Cort avait la bouche entrouverte de stupéfaction. Mes mains tremblantes et l’émotion du moment m’avait empêché de prêter attention à la canette de coca qui gisait à côté de moi. La détresse dans mes yeux ne voulait pas partir. J’avais à nouveau porté ma main à ma poitrine en faisant face aux inévitables questions de Cort. J’avais réussi à calmer légèrement le rythme effréné de ma respiration.

-Il m’a demandé d’aider les autres membres de The Army si jamais ils avaient remonté un truc sans Sniper, dis-je avant d’avaler ma salive pour ravaler mes sanglots discrets. Je n’ai jamais été voir aucune de leur prestation… Jamais…, dis-je en passant mes doigts sur mes yeux pour effacer les larmes. Ils sont morts les uns après les autres sans que j’aille au moindre enterrement. J’ai enterré cette histoire après avoir rompu le contrat en 1972… En même temps que cette putain de coke, dis-je comme si ce dernier point pouvait tout pardonner.

J’avais marqué une pause, mon cœur reprenant tout doucement un rythme relativement normal.

-Je lui avais dit que je le ferais… Je ne l’ai pas fait. Maintenant, il se venge aujourd’hui, dis-je totalement sûr de moi et des faits que j’avançais. Ils sont tous morts un peu après, les uns après les autres. Je l'ai lu dans L.A.People..., rajoutais-je sans transition alors que je savais très bien que je me répétais.

Mes sanglots avaient cessé et la douleur dans mon bras gauche s’était évaporée même si celui-ci ressentait les séquelles de l’attaque par des fourmillements désagréables.

-Je veux un whisky, dis-je en montrant du doigt le tiroir de mon bureau. La clé du tiroir est dans le tiroir juste en dessous…

J’avais ensuite plonger mon regard dans le vide…

-Credeva ch’ero er suo amico, dis-je dans ma langue maternelle plus pour moi-même que pour quiconque d’autre.

J’attendais mon whisky. Ouais, il croyait ça, Evan. Il l’a cru jusqu’au bout. Jusqu’à la toute fin. Il le croyait même peut-être encore quand je suis sorti de chez lui ce jour noir de 1972.

Mais Daniele Ricci n’était que son manager.

© Billy Lighter



You're never gonna die, you're gonna make it if you try, they gonna love you
©️ Pink Floyd
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Eddy Cort


Messages : 1817
Date d'inscription : 24/09/2013
Age du personnage : 22
Localisation : L.A.

Who Am I?
Birth place: L.A.
Je suis: un déconneur colérique
Song: SEEK & DESTROOOOOY


MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   Mer 4 Mai - 17:37


Sad But True

ft. Daniele Ricci


Sans détour et alors qu'il commençait à réussir à calmer sa respiration, mon manager continua son histoire, répondant à ma question. Il y répondit même deux fois, ignorant toujours la canette que j'avais mis à sa disposition et dont je pensais pourtant qu'il avait grandement besoin.

Ce qu'il avait donc promis à Sniper, c'était d'aider les autres membres de The Army si jamais ils essayaient de remonter quelque chose. Et Daniele ne l'avait jamais fait, préférant enterrer cette histoire derrière lui... Mais un charognard comme Sørensen n'avait pas manqué de retrouvé l'odeur de pourriture de cette histoire et était allé gratté là où il ne fallait pas. Putain, fallait reconnaître qu'il était sacrément doué, dans son job horrible.

Daniele s'était mis à pleurer et je ne savais faire autre chose que de le regarder tant il était impressionnant de voir un géant comme lui ébranlé par un simple article people. Si le but du magazine était de faire du mal, et bien c'était réussi...

Je voulais trouver des mots de réconfort, quelque chose, n'importe quoi, juste pour arrêter de voir les larmes dégouliner le long des joues du manager italien. C'était des larmes de douleur, à n'en pas douter, mais aussi de tristesse. Et ça me faisait vraiment mal au cœur. Daniele avait pris une mauvaise décision, il leur avait peut-être bien joué un sale coup. Mais je doutais que la mort des membres du groupe et la descente aux enfers du chanteur ne soient dus qu'à l'abandon de Daniele.

Et puis, j'étais qui pour juger le manager ? J'avais que 21 ans, des erreurs, j'en avais déjà faite. Bien sûr, je n'avais jamais rien fait de vraiment grave, des petites conneries comme tous les adolescents... Mais j'avais encore toute la vie devant moi pour merder royalement. J'espérais bien sûr que ça n'arrive pas, mais qui peut savoir de quoi la vie est faite ? Ce serait pas fun si on savait tout à l'avance...

Daniele, lui, était toujours persuadé que c'était Sniper qui avait vendu son histoire à L.A. People et maintenant qu'il me la racontait, c'était vrai que c'était difficile de penser autrement, puisque lui seul disposait de certains détails. Si toutefois, Daniele ne mentait pas. Mais comme je connaissais plus mon manager que le chanteur de The Army, j'avais inconsciemment fini par prendre le parti de l'Italien.

La douleur semblait s'être atténuée pour le manager, ce qui me permis de me détendre un peu. Le pire était passé, on pouvait soufflé un peu. Daniele n'allait pas claquer là, assis sur la moquette. Il voulait un whisky ? Ben j'allais lui donner un whisky, sans me poser de question, sans me demander si c'était bon ou pas pour ce qu'il avait. J'étais simplement content de le voir demander un truc qui était relativement normal.

Parce que le Daniele Ricci que je venais de voir n'était pas le Daniele Ricci que je connaissais.

Suivant ses instructions, je me redressai et c'est d'une main encore légèrement tremblante que je déverrouillai le tiroir de son bureau en vitesse pour en sortir une bouteille de whisky et le verre propre qui allait avec.

Alors que je revenais vers lui avec le nécessaire en main, je l'entendis prononcer une phrase à laquelle je ne compris rien. C'était probablement de l'italien... Je m'agenouillai à nouveau devant lui et débouchonnai la bouteille tout en le regardant. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu l'impression d'être aussi sobre. Et ce n'était pas une sensation agréable.

Le verre posé sur le sol, je servis son verre à Daniele, avant de prendre une gorgée de whisky directement à la bouteille, laissant le manager libre de prendre le verre que je ne lui tendrais pas.

Le liquide ambré qui brûla mon œsophage eu quelque chose de rassurant. Pour moi, comme pour Daniele à première vue. A défaut de pouvoir trouver du réconfort dans les mots, nous en trouvions dans l'alcool.

C'était un refuge comme un autre... Un refuge dans lequel Sniper s'était enlisé depuis 11 ans.  

© Billy Lighter












EDDY


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sad But True [PV Daniele][TERMINE]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Sad But True [PV Daniele][TERMINE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» True Blood
» [Salle à manger]Petit diner entre amis [TERMINE]
» Let your love come true
» True blood.
» Caly & Jayden ♥ True love never dies? (FINI)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L.A Rocks :: Downtown :: Brown Sugar Corp. building-