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 Anger Issues [PV Axel][TERMINE]

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Jacob Snyder


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MessageSujet: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Lun 6 Juin - 18:01


Anger Issues

ft. Axel Moriarty


Je buvais tranquillement ma bière au comptoir du Crazy Ginger. Et en même temps, je me demandais pourquoi je m'obstinais à sortir alors que ça me foutait les nerfs à mort. Ouais, ok, pour le boulot, c'est mieux de rester au fait de l'actualité musicale de Los Angeles. N'empêche que ça me pesait quand même lourd parce que si j'adorais voir les groupes se produire sur scène, j'aimais déjà beaucoup moins être entouré des autres personnes qui souhaitaient les voir aussi.

Attention, j'étais conscient qu'il y avait des gens très bien dans le lot, mon problème, c'était que ce n'était pas la majorité...

Il fallait que je reste calme, c'était ce que j'étais en train d'essayer de me foutre en tête alors que j'attrapais ma bouteille de bière par le goulot pour en prendre une nouvelle gorgée. J'aurais dû venir plus tard, j'aurais dû venir une fois le concert commencé, à la limite...

Mais rester là à attendre, au comptoir du Crazy Ginger, ce n'était pas une bonne idée et pourtant, c'était pas comme si je ne me connaissais pas... Le premier qui allait me regarder de travers, le premier qui allait faire une remarque déplacée, que ce soit par méchanceté ou seulement par abus d'alcool allait en prendre une, sans que je puisse me retenir.

Et pourtant, ce n'était pas comme s'il y avait de la tension dans l'air, alors je vous laisse imaginer si ça avait été le cas.

Non, la tension, je me la créais très bien tout seul comme un grand.

Je ne pouvais pas faire abstraction des conversations autour de moi. Certaines valaient la peine d'être écoutées et parlait de musique, des derniers groupes ou des dernières sorties. Mais d'autres volaient bien moins haut, dénigraient les femmes, les réduisant à de pures objets sexuels doublées de femmes de ménage, ou encore critiquaient dans le vide, ou parlait de choses totalement futiles... Et bizarrement, j'avais tendance à mieux me concentrer sur ces putains de conversations à la con que sur celles qui en valaient vraiment la peine. Pourquoi ? Simplement parce que ça me foutait en rogne et que j'y pouvais rien.

Alors que je n'aurais jamais dû y faire attention de par leur essence futile en soi. Mais c'était plus fort que moi, putain...

Je m'allumai une clope, espérant que la nicotine allait aider, que j'allais m'hypnotiser moi-même en regardant ma propre fumée se faire expulser de la bouche...

Putain... Tout autre journaliste que moi aurait papîlloné à gauche et à droite, recueillant des avis, des critiques, bref, fusionnant avec la populace de L.A.

J'étais incapable de faire ce genre de truc. Enfin, j'aurais pu essayer... Mais c'était dangereux, pôur moi et pour les autres.

J'étais beaucoup trop impulsif pour tenter l'expérience.

Je regardai l'horloge derrière le barman... Allez, dans 20 minutes, le groupe commence. J'écouterai ça, prendrait quelques notes mentales, enclencherai mon dictaphone si ça vaut vraiment le coup, puis rentrerai à la maison pour dormir...

C'était sans compter sur un invité indésirable...

-Hey. T'as pas 1 dollar, mec?

Je regardai le gars qui s'était approché en fronçant les sourcils. Un petit jeune, certainement un tox qui avait gaspillé tout l'argent pour prendre son bus en doses d'héroïne.

-Nan, j'ai pas 1 dollar...

Je me retins de lui dire de dégager, esquissant même un sourire désolé. Je fais des efforts, non ?

C'est lui qui sorti la hache de guerre de sa petite voix rauque...

-Putain... Aussi radin qu'un juif, le mec...

Il m'en fallait pas plus. Raaah non, Jake, calme, on a dit, il en vaut pas la peine... Ben non, pour le coup, c'était raté. Je chopai le gars par le col et, étant beaucoup plus grand et surtout, n'étant pas ravagé par la dope, le soulevai du sol.

-T'as dit quoi ? Répète pour voir ?

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Jake




Dernière édition par Jacob Snyder le Ven 15 Juil - 16:39, édité 1 fois
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Axel Moriarty


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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Mer 8 Juin - 17:28


Anger Issues

ft. Jacob Snyder


J’adorais les soirées au Crazy Ginger. Il y avait toujours de bons groupes à écouter mais aussi de quoi s’amuser avec les gens qui venaient ici. On ne pouvait pas dire que c’était des tendres. Il arrivait souvent que certains viennent ici uniquement pour la bagarre. Je devrais venir, une fois, ici avec River, cela ne m’étonnerait pas qu’il s’amuse comme un fou en voyant certains s’en mettre sur la gueule. Mon cher cousin m’avait bien montré, pendant la tournée, qu’il aimait le sang et la violence. Qu’il soit impliqué ou non. Son attitude, lors du mouvement de foule, avait été autant surprenante qu’effrayante. Je savais qu’il était dingue, je ne savais juste pas à quel degré… Maintenant je savais… River Moriarty était pire que moi. Un vrai psychopathe. Mais un psychopathe que j’avais la chance d’avoir dans mon camp. Ce qui était un atout intéressant.

Depuis la fin de la tournée, j’avais repris mes vieilles habitudes. J’arpentais les clubs pour écouter les groupes qui essayaient de percés, tout comme les confirmés. Et je descendais ceux que j’avais envie de descendre dans les colonnes de Guitar&Pen. Ceci entre deux shoots de cocaïne ou quelques bons moments passés en compagnie de qui je voulais. La belle vie selon Axel Moriarty.

Ce soir, c’était pareil que les autres soirs. Je savais, avant même de les avoirs entendus, que j’allais descendre salement les groupes que j’allais entendre aujourd’hui. J’étais d’une humeur à ça et rien d’autre. Pas envie d’émettre la moindre compassion. Je n’en voyais pas l’intérêt. Surtout que j’avais vu l’un des guitaristes qui allait se produire ce soir tout à l’heure et il avait une tête à devoir revenir sur terre. Un bonne critique acerbe l’y aidera.

Je pensais à tout ça en sniffant ma coke dans les toilettes du club. De la bonne cocaïne que j’avais achetée à l’un des meilleurs dealers de la ville. J’étais jamais déçu de sa came. Une fois ma ligne entièrement sniffée, je me repris un peu avant de sortir. J’allais me trouver un bon coin au bar pour profiter de la soirée (bagarre et concert compris) en buvant un peu d’alcool (ou beaucoup, je ne sais pas encore). Déjà, la musique du groupe dont j’avais repéré le guitariste tout à l’heure, envahissait l’endroit. C’était pas si mal… Dommage que ma décision de les descendre était déjà bien arrêtée…

Je m’approchai du bar et entendit soudain : « Hey. T’as pas 1 dollars, mec ? », à quelques mètres de moi. Je me retournai et vit un homme quémander des thunes à un roux que je reconnus comme étant Jake Snyder. Un léger sourire s’afficha sur mon visage. Je connaissais Snyder pour l’avoir croiser à plusieurs reprises à la radio L.A.Rocks. alors que j’étais en quête d’informations pour mon magazine. Ce mec avait des idées bien arrêtées, autant dans la vraie vie que dans ses émissions. Je regardai la scène m’appuyant contre le comptoir. Snyder refusa de donner son dollar à ce type qui devait être un drogué notoire vu sa tronche. Pas content, le pauvre fit une réflexion que, vu sa réaction, Jake n’avait pas apprécié. Il souleva le drogué du sol. Quel tempérament, pensais-je en souriant plus largement.

Je m’approchai d’eux, le drogué étant maintenant bien moins sûr de lui.

-Jake… Tu crois vraiment que cet homme en vaut la peine ? Je te pensais plus intelligent que ça.

Dans ma voix résonnait un peu de sarcasme. Je regardais le droguer fouillant dans ma poche à la recherche d’un dollar que je tendis au pauvre.

-Tiens… Voilà ton misérable dollar. Déguerpi maintenant avant qu’il ne te refasse ta tronche.

Il allait certainement l’utiliser pour s’acheter sa dose… Et si ça tombe il allait en mourir de cette dose. Mon intervention n’était, donc, elle pas plus efficace pour régler le problème ? Je toisai maintenant Snyder avec un large sourire.

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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Jeu 9 Juin - 10:44


Anger Issues

ft. Axel Moriarty


J'entendis mon nom à côté de moi et me tournai, un peu surpris, vers cette voix. Beaucoup plus petit que moi se tenait là Axel Moriarty. Journaliste lui aussi, je n'étais pas toujours d'accord avec ses critiques qui me donnaient l'impression d'être arbitraires. Comme si ses articles étaient faits à la tête du client. Et pourtant, j'admirais tout de même sa façon d'écrire, pour la simple et bonne raison que si le fond semait le doute sur l'objectivité d'Axel, la forme, elle, faisait tranquillement passer la pilule. C'était la technique qui m'impressionnait, pas le concept.

Je posai à terre ce foutu drogué qui avait dit un mot de travers, mais je ne l'avais pas lâché pour autant. Mais c'était bien Axel que je regardais. Parce que le petit enfoiré avait raison... J'étais plus intelligent que ça... Enfin, je pensais, j'espérais l'être. Le problème, c'était que la colère inhibait tout le reste.

-Content de te voir aussi, Axel...

Le petit journaliste avait évidemment fait son entrée à coups de sarcasmes. Mais comme il avait raison, je ne pouvais pas vraiment faire autrement que de me calmer, bien que le sang me battait aux tempes, que j'avais l'impression de respirer à travers un trou de la taille d'une paille à cocktail et que mon cœur faisait un putain de marathon dans ma poitrine. Autant de symptômes qui signalait que j'étais à deux doigts d'exploser.

Moriarty avait filé son foutu dollar à l'irrespectueux junkie, l'envoyant calmement promener. Et ça avait été plus efficace que tout ce que j'avais pu faire jusque-là sans compter que ça permettait à Axel de ne pas s'attirer d'ennui. Mais dans ma tête, il y avait aussi cette autre facette de la situation :

-Tu te laisses faire alors ?

J'avais dit ça une fois le drogué parti sans en demander plus, faisant désormais face à Moriarty. Éviter les problèmes, c'était bien, très bien, mais je n'allais pas m'écraser uniquement pour ne pas avoir de problèmes... Mais fallait croire que j'avais une bonne étoile quand même : il y avait toujours eu quelqu'un pour m'arrêter à temps : ceux que je protégeais à l'école, Athenaïs et aujourd'hui, beaucoup plus improbable, Axel Moriarty.

Je m'installai à nouveau sur mon tabouret, reprenant ma bière en main en fusillant du regard tout autour de moi. Mais c'était bon, personne n'avait réellement fait attention à ce qui venait de se passer. Normal, vu que c'était monnaie courante au Ginger...

Du coup, j'imaginais que personne n'avait fait attention non plus aux paroles de l'épave qu'était ce mec. Je pouvais me détendre un peu, c'était bon. Pas de raison d'en faire un plat, Jacob.

Bon, pour la détente, c'était pas trop ça. D'un geste un peu raide, je portai mon verre à mes lèvres pour boire un coup avant de me tourner à nouveau vers Axel.

J'avais déjà souvent parlé avec lui, le plus souvent au détour de couloir chez L.A.Rocks ou Guitar&Pen. Mais nos conversations n'avaient jamais pu durer bien longtemps et avait toujours tourné autour du boulot. Axel était, bizarrement, malgré le personnage qu'il était et sa réputation, une des rares personnes qui n'attirait ni ma haine, ni une attention particulière. Comme s'il passait, d'une certaine façon, inaperçu.

Mais ce soir, Axel était sorti de sa discrétion pour me débarrasser d'un petit con... Je regardai le barman, lui fit signe d'approcher et lui dit en désignant mon collègue:

-Mettez un verre pour lui, s'il vous plaît... Ce qu'il veut.

Preuve que j'étais pas radin...

Je repris une gorgée de bière...

-Tu lui as donné ce qu'il voulait, à ce con. Dans sa tête, ça fonctionne, donc, il recommencera.

Autant à demander de l'argent qu'à insulter les gens.


© Billy Lighter












Jake


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Axel Moriarty


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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Ven 10 Juin - 15:09


Anger Issues

ft. Jacob Snyder


Une simple petite réflexion avait poussé Jake Snyder à lever du sol un pauvre drogué probablement aussi intelligent qu’un poisson rouge. C’était drôle… Très drôle, en fait de voir un journaliste comme Jake avoir le moindre petit intérêt pour un homme comme ce drogué. Comme quoi, la vie pouvait m’apporté quelques surprises. Et ma surprise ici n’était pas tant de « découvrir » que Snyder était un impulsif mais plutôt de me rendre compte qu’un rien pouvait le faire sortir de ses gongs.

Il déposa le pauvre en me saluant. J’eus un petit sourire presque moqueur mais que je me permis de cacher un peu à Snyder. Je donnai un misérable dollar au junkie lui priant de dégager de ma vue. Ce qu’il fit sans demander son reste. Pas que je ne voulais pas voir un magnifique combat (qui me semblait à première vue, inégal) entre Jake et ce pauvre type ; mais montrer à Jake qu’il fallait la jouer plus finement avait été plus tentant que tout autre chose.

D’ailleurs, le journaliste ne tarda pas à me faire une réflexion. Si je me laissais faire ? En quoi me laissais-je faire ? Ce pauvre type ne m’avait pas ennuyé. C’était moi qui avais décidé si, oui ou non, il aurait sa dose ce soir ou pas. Ce n’était pas de la faiblesse, c’était du pouvoir. Le pouvoir sur le destin d’un faible.

-Pas du tout.

Je disais ça non sans sourire un peu à mon confrère journaliste. Il s’installa sur son tabouret et je vins m’assoir à ses côtés. Il s’adressa, ensuite, au barman et j’en conclu qu’il me payait un verre. C’était symbolique, bien sûr, lui comme moi n’étions pas en manque d’argent.

-Une bière, s’il vous plait.

Je souris au barman. Deux journalistes, deux bières. Même si ce n’était pas ma boisson préféré, c’était mieux pour la conversation après avoir pris une dose de cocaïne. De l’alcool fort m’aurait rendu beaucoup moins perspicace.

Jake Snyder semblait se calme après son petit coup de sang. Il n’en était pas moins qu’il n’avait pas oublié l’incident et que ma manière de le régler ne semblait pas à son goût. D’après lui, ça n’allait que le pousser à recommencer. Et alors ? J’en avais quoi à faire ?

-Je m’en fous, qu’il recommence. Cet homme ne vaut rien. Avec mon dollar, il va aller se payer une dose et, si ça tombe, cette dose lui sera fatale. J’aurais donc contribué à vider la terre d’un de ses rats. C’est bien mieux que de se fatiguer à taper dessus. Un coup de poing dans la tronche ne va pas l’empêcher de mendier. En plus, lui foutre sur la tronche, c’est lui accorder bien trop d’importance.

Je souris, buvant une gorgée de bière que le barman venait de mettre en face de moi. Je me tournai ensuite complètement vers Jake.

-Qu’est-ce qu’il t’a dit pour que tu te mettes dans un état pareil, Jake ?

Je voulais voir à quel degré d’impulsivité en était le journaliste.

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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Mar 14 Juin - 16:14


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On avait commandé chacun une bière et le calme d'Axel m'impressionnait. Apparemment, il avait sa propre vision des choses, et j'attendais qu'il me l'expose alors qu'il prenait place sur le tabouret à côté de moi. Sa réaction, sa façon de faire, même si ça n'avait duré que quelque seconde, me rappelait ce type qui m'intriguait tant quand j'étais encore à l'école. Je passais mon temps à me battre, à ce moment-là, et lui, il faisait chier personne, mais se laissait pas emmerder non plus. Mais d'une façon différente.

Le barman posait les bières fraîches et dégoulinantes devant nous, mais mon attention était tout à Moriarty. Selon lui, sa générosité momentanée pouvait régler le problème si ce foutu dollar permettait à l'épave de se payer une dose fatale de dope...

Je pris ma bière et bus une première gorgée d'un air pensif, bien qu'une partie de ma concentration, même si je ne le sentais plus, restait focalisée sur mon environnement. Que quelqu'un fasse un geste brusque et je le capterais direct.

-Mouais, c'est pas faux... Mais ça reste incertain. Demain, tu peux très bien décider de revenir passer ta soirée ici et de retomber sur ce même mec qui ne sera pas mort, finalement. Pas de chance, comme tu lui aura donné une fois, il va te demander encore parce que pour lui, y aura « pigeon » écrit sur ta tronche. Et si tu refuses, là, c'est peut-être lui, par frustration, qui va te mettre une dérouillée.

Scénario aussi probable que celui de la mauvaise came, non ?

Axel enchaîna direct en demandant comment tout ça avait commencé. Je baissai les yeux et serrai les dents. Et maintenant, tu dis quoi, Jake ?

-C'est le manque de respect que j'aime pas...

Ouais, parce qu'on pouvait pas vraiment dire que ce crétin m'avait insulté... Ce qui était une insulte, c'était plutôt faire le parallèle systématique entre « radin » et « juif »... Y en avait, comme dans toutes les races, mais on l'était pas tous.

Je serrai les dents et dit, comme pour moi-même...

-Je suis qui je veux... Et j'ai pas besoin qu'on m'insulte pour ça... J'emmerde personne.

Je relevai le regard vers le journaliste de G&P...

-C'est comme si, je sais pas... On te traitait de gay, par exemple... Ce n'est pas une insulte en soi, on est d'accord, y a aucun problème à ça. Mais les autres, eux, ils utilisent ça comme insulte... C'est pas très gratifiant... Et ça n'as surtout aucun sens.

Je savais pas si j'étais très clair, mais dans ma tête en tout cas, c'était clair.

-Pour faire court, 99% des gens m'emmerdent...

Fallait que je me sorte de ce merdier. Axel n'était peut-être pas un journaliste people, mais ça n'en restait pas moins un gars qui aimait remuer la merde subtilement, si j'en croyais ses articles...

-T'as vu le dernier L.A. People ? Tu crois qu'Amon dit vrai cette fois ?


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Axel Moriarty


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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Mer 15 Juin - 17:10


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Snyder se posait sûrement trop de questions. Il était là à essayer de comprendre mon geste pourtant simple. Il prenait mon acte pour une preuve de faiblesse alors que pour moi ce n’était autre qu’une preuve de pouvoir. J’avais pouvoir de choisir du destin de pauvre junkie en décidant si oui ou non il allait avoir sa dose ce soir. J’avais choisi de lui donner un dollar en espérant très sincèrement que la dose lui sera fatale. Par sadisme uniquement.

Jake était d’accord et j’en souris. Même si directement après, il me fit remarquer l’incertitude de mon résonnement. Que cet homme pouvait très bien s’en sortir et revenir m’ennuyer le lendemain en me demandant à nouveau un dollar. Je laissai échapper un petit sourire quand il dit « pour lui, il y aura écrit pigeon sur ta tronche ».

-Et pour moi, il y aura écrit « pauvre petit camé sans avenir » sur la sienne. Qu’importe. Le lendemain s’il revient, je ne serais peut-être pas là et il s’acharnera sur quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un lui donnera peut-être un dollar fatal ou bien lui foutra fatalement un poing dans la gueule. Tout dépend si le type auquel il demandera le dollar sera comme toi ou comme moi. Dans tous les scénarios il n’y aura qu’une variable qui ne changera pas : « ce camé est un enfoiré qui ne mérite ni ton attention, ni la mienne. » Et le frapper c’est lui apporter beaucoup trop attention alors que lui donner un dollar comme je l’ai fait lui montre tout mon dédain pour sa personne. Pour moi ce mec vaut autant que ce dollar. C’est-à-dire rien. Car tu ne peux rien faire avec un dollar dans ce pays, surtout si tu n’en a qu’un.

Tout ça pour dire que ce mec prenait trop de place dans la tête de Snyder alors qu’il n’était qu’un petit caillou sur mon chemin dans ma vie.

Tout ça pour en venir finalement à ce que ce pauvre avait dit à Jake pour que le journaliste se mette dans un état pareil. Je le vis se crisper alors que je souris juste avant de boire un peu de bière. Il n’aimait pas le manque de respect. Je penchai la tête essayant de capter son regard alors qu’il avait les yeux baissés. Il clamait être qui il voulait. Je le laissai parler intrigué par tant de considération pour les propos d’un misérable petit camé. Il enchaina et une phrase me fit tiquer : « C'est comme si, je sais pas... On te traitait de gay, par exemple... ». L’exemple était bien trouvé pour attirer mon attention… Je comprenais le résonnement de Jake mais ça voulait quand même dire qu’il accordait de l’importance à quelque chose qui n’en avait pas. Il conclut en disant que 99% des gens l’emmerdais. Normal quand on était autant attentif à chaque parole prononcée.

-Imaginons qu’un gay se fait traiter de gay et que donc ce n’est pas une insulte pour lui… Pourquoi s’offusquer ? Pourquoi le prendre comme une insulte alors que c’est une réalité ? Si l’autre le vois de manière péjorative et bien grand bien lui fasse… Qu’est-ce que tu en a à foutre… Oui, ça n’a aucun sens… Pourquoi alors te fatiguer à porter ton attention sur une insulte si elle n’a aucun sens… Si tu l’y en porte c’est qu’elle te touche. C’est que tu n’acceptes pas ce que tu es… Si on me traite de connard, je ne vais pas le prendre mal parce que j’en suis un et je l’accepte. Si l’autre trouve que c’est une insulte grand bien lui fasse, moi je trouve que c’est une qualité.

Bref en résumé, je ne prêtais pas attention à ce qu’on pensait de moi, Snyder si… Point à la ligne.

Pas le temps de débattre plus que Jake avait changé de sujet. Il parla de l’article sorti par Amon et qui parlait d’une vieille histoire qui concernait The Army. Je souris. Cet article devait avoir fait un mal monstre à Daniele Ricci. Je ris un peu sadiquement, pas pour Jake mais bien pour les dégâts qu’avait sûrement fait cet article.

-Il y a des photos récentes et l’article est étonnamment long pour un article signé Sørensen. Donc oui, je pense que c’est vrai. Du moins en grande partie. Ricci a dû le sentir passer…

Mon sourire restait sadique.

-Je ne vais pas le pleurer, très sincèrement. Il mérite de tomber de haut, je suppose, s’il a bien fait ça à The Army. Utiliser la fille de Sniper comme carotte pour le faire avancer c’est plutôt violent. Mais ça devait être efficace, il faut bien lui rendre ça.

Je bus une gorgée après cette phrase. Une tactique qui a bien marché mais au détriment du groupe et de Ricci lui-même même si c’est dix ans plus tard qu’il récoltait ce qu’il avait semé.

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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Mar 21 Juin - 13:22


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Axel, que j'écoutais attentivement, les yeux plongés dans ma bière, me replongeait quelques années en arrière. J'avais eu cette putain de conversation au moins un millier de fois avec ce type de mon école, Tyler. Chaque fois qu'il m'avait tiré d'affaire, avant, ou après, que je me sois énervé sur l'un ou l'autre connard qui avait emmerdé un membre de ma bande. Ça n'avait jamais vraiment mené à quelque chose, lui comme moi restant au final toujours sur nos positions respectives... Mais bon... Je n'avais jamais rechigné à ce genre de conversation.

Évidemment, s'il tenait plus ou moins le même discours, Moriarty n'avait pas vraiment le même style, ni le même but que Tyler. Le jeune homme qui fréquentait la même école que moi disait qu'il y avait moyen de vivre tous ensemble (il était un peu hippie sur les bord, aussi, ce qui n'était pas du tout mon cas). Axel, lui, si je suivais bien son raisonnement, agissait de la sorte uniquement parce que ça le faisait se sentir supérieur, parce que ça lui donnait un certain pouvoir...

Et le pire, c'était qu'il était convainquant. Voir les choses comme Moriarty était presque un compromis acceptable entre ma vision et celle de Tyler... Sauf que je n'avais pas ce qu'il fallait de contrôle pour y arriver. Et je le savais.

Mais ce que je savais aussi, c'était que, lui comme Tyler avaient facile, eux...

-On vient pas du même monde, Moriarty... Tu as toujours été dans une position supérieure.

Alors que moi, j'avais été élevé dans une trouille constante, dans une petite maison limite barricadée avec les moyens du bord. Ma mère avait vécu une déportation où les SS avaient pénétré de nuit dans la maison qu'elle occupait tranquillement avec ses sœurs et ses parents... Ils n'étaient pas des criminels, pas des fugitifs, ils avaient un petit commerce assez florissant, aucune raison de se planquer ou de transformer la baraque en bunker...

Et pourtant...

Je n'avais pas lâché ma bière des yeux... Et j'avais essayé de lui donner un exemple de ce qui venait de se passer avec ce camé et de ce qui m'avait énervé. Là encore, Moriarty avait des putains d'arguments... Un peu moins convainquant, cela dit, parce qu'encore une fois, lui voyait les choses sur le moment, sans anticiper, sans voir les conséquences à long terme. Je serrais les dents. Je ne m'énervais pas contre Moriarty... Ni contre personne... C'était ma colère et mon stress qui étaient toujours sous-jacente et je serrais les dents presque constamment.

-Je comprends ton point de vue, Axel. Mais c'est pas ce fait-là. N'oublie pas que tous ces gens sont des putains de moutons. Il en suffit d'un avec un peu de charisme et d'influence, et t'es parti pour la gloire... Bien sûr, l'insulte n'a aucun sens, bien sûr, on s'en fout de ce qu'un individu pense. J'ai pas besoin de leur reconnaissance, je me suffis très bien à moi-même. Ce qui m'emmerde, c'est les conséquences que ça pourrait avoir quand ces 99% de cons se mettent sur la même longueur d'onde.

Je m'allumai une clope, les mains encore limite tremblantes de colère... Comme s'il y avait quelque chose dans mes veines qui provoquait ça... Comme une peur génétique.

Bien que le raisonnement d'Axel était passé et que j'y avais réagit, il y avait quand même une idée qui me trottait en tête. Il disait que les gens le traitaient de connard et qu'il l'acceptait, parce qu'il en était un... Qu'il trouvait que c'était une qualité...

-Quant à être un connard, Moriarty, c'est toi qui a choisi de l'être. T'es pas né comme ça, t'as été élevé comme ça peut-être... C'est pas pareil. Y a des trucs qu'on choisi pas.

Pas que j'étais pas fier de ce que j'étais. Je l'étais, et puis c'est tout, c'était mon identité, c'était comme ça et pas autrement. J'avais pas à en être fier et encore moins de raison de ne pas l'être. Je considérais juste avoir le droit de vivre comme n'importe qui. Parce que ce n'était qu'une partie de moi, après tout. Je n'étais pas que juif, j'étais aussi plein d'autre choses : j'étais journaliste, j'étais Allemand, j'avais grandi aux USA, à Los Angeles,...

Tout comme Axel n'était pas qu'un connard... D'ailleurs, ça devait cacher quelque chose de bien plus complexe.

Cependant, c'était le genre de conversation qui me pompait énormément d'énergie. Alors, j'étais passé à l'article de Sørensen qui faisait énormément de bruit depuis sa parution. Après tout, plus personne n'avait entendu parlé de Sniper après quoi ? 1973 ? Personne ne savait ce qu'il était devenu...

Hormis Sørensen, apparemment, qui avait réussi à remuer le bon tas de merde.

J'avais demandé à Axel ce qu'il en pensait et si on pouvait, selon lui, accorder du crédit à cet article du Danois.

D'après le journaliste de G&P, c'était le cas...

-Ouais, c'est ce que je me suis dit aussi. La photo est belle, rien à voir avec ce qu'il nous sort d'habitude... et Ricci est clairement sa cible, ce coup-ci...

Moriarty pensait que le manager méritait ce qui lui arrivait aujourd'hui...

-Ouais, en considérant que ça le touche...

Je rigolai et le regardai enfin à nouveau.

-S'il est comme toi et qu'il s'en fout, il fera comme avec tous les autres articles de Sørensen, il les balayera du revers de la main et continuera sa carrière tranquillement...


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Jake


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Axel Moriarty


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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Mer 22 Juin - 16:56


Anger Issues

ft. Jacob Snyder


C’était dingue tout ce qu’on pouvait débattre rien qu’à cause d’une pauvre type camé. Snyder était vraiment quelqu’un d’impressionnant qui était probablement un rien trop perturbé. Comment pouvait-on autant apporter son attention sur des trucs inutiles à sa vie comme à la mienne ? Et si je croyais fermement en tout ce que je disais, Jake ne restait pas sans voix. S’il était vrai qu’on ne venait pas du même monde (cela ce voyais à plusieurs abords), il n’en était pas moins que ma positions supérieur perpétuelle n’était qu’une utopie. Il n’y avait que les gens qui venaient d’en bas pour penser que ceux qui étaient en haut étaient perpétuellement supérieurs. Je ris un petit peu.

-Toujours ? Cela dépend par rapport à qui.


Il y a toujours des requins plus gros que les autres. Si j’étais bien en position supérieure par rapport à une large partie de la population de par mon statut social hérité de ma famille, il n’en était pas moins que certaines personnes avaient une position encore plus supérieure à la mienne… Le tout n’était pas d’être en position supérieure sur le papier, le tout était de l’être dans les mots et les actes. Pour ça il n’y avait qu’un seul outil : l’intelligence. Il fallait être un stratège pour être supérieur. C’est pour ça que Snyder, avec son impulsivité, restera cloîtré à sa position qu’il définissait lui-même comme inférieur à la mienne. C’est lui qu’il l’a dit pas moi.

Je continuai de donner des exemples pour expliquer à Jake qu’il s’intéressait bien trop à ce que les gens pensaient de lui. Que ce qui comptait était son propre point de vue sur soi-même. Sa tension était toujours palpable alors même que le junkie était déjà bien loin du Crazy Ginger. Snyder avait une réponse à ça. Une réponse qui me fit hocher de la tête négativement. Jake me sortais le scénario catastrophe. Snyder avait peur d’être une cible de petits abrutis qui, ensemble, formerait une arme de destruction massive parce qu’une abruti plus charismatique les auraient rassemblé. Il me racontait le scénario de la Seconde Guerre Mondiale… En tant que fils de politicien, je savais qu’une telle chose aurait du mal d’arriver dans une Amérique hétéroclite. Du moins arriver sans qu’on le voie concrètement venir. Comment pouvait-il croire qu’une insulte, aussi dégradante soit-elle envers une partie de soi, puisse conduire à penser extermination ?

-Rassembler contre quoi précisément ? Et quand bien même ça arriverait, tu n’es pas con Snyder… Tu ne seras pas assez con pour être le mouton, ni assez débile pour être la victime. Or, tu crois déjà être la victime des cons… C’est triste… En tout cas, frapper dessus ne fera pas pousser leurs neurones… Leur donner ton énergie non plus. L’ignorance les conduira, par contre, à la mort.

A cette dernière phrase je souris sadiquement. L’homme, animal social, ne crevait que quand plus personne ne lui attribuait d’attention. Et souvent de sa propre main.

Il revint sur mon exemple expliquant que j’avais choisi d’être un connard. Je ris plus franchement à ça.

-Je n’ai pas choisi d’avoir la vie qui m’a conduit à être un connard. Le choix est là où on le veut bien, Jake. Je n’ai pas choisi de naitre dans une famille d’hypocrite. Ne pas être hypocrite dans une famille qui prône l’hypocrisie c’est ne pas vouloir survivre. Mon choix était donc la mort où être un connard. Tu parles d’un choix…

Ça n’aurait pas été une mort physique bien sûr mais j’aurais subi un rejet assuré. Or le rejet conduit à l’ignorance et l’ignorance à la mort. C’est toujours la même histoire. On n’est pas entièrement ce qu’on est par choix. Beaucoup de chose en nous nous conduise à être d’une certaine façon. Une manière d’être qu’on adopte et qu’on appelle personnalité. Voir même identité si on rassemble tout.

-La différence c’est que je ne considérerais jamais ce que je suis comme étant une faiblesse. Comme étant un alibi pour quelqu’un d’autre à ma propre extermination. Ce serait me dire que je suis qu’une pauvre victime quoi qu’il arrive à cause de chose dont je suis et dont je n’y peux rien…

Mon discours était aussi censé qu’hypocrite. Je faisais la morale à Snyder de se prendre pour une victime qui a peur d’une extermination alors que moi-même je cachais mes vices les plus profonds avec la peur constante que quelqu’un l’apprenne.

Là-dessus, on avait changé de sujet et on était passé à Ricci. Le pauvre était la victime d’Amon et je crois bien que cette fois-ci l’Italien devait l’avoir senti passé juste parce que tout ça sonnait véridique. Snyder était d’accord avec moi pour se dire qu’il y avait du vrai dans ce qu’avait dit le Danois. J’approuvai de la tête sirotant ma bière. Il n’était juste pas certain que ça allait réellement toucher Ricci.

-Il fera peut-être ça… Peut-être que ça ne le touchera pas, comme d’habitude… Après tout, Ricci est réputé pour rire des articles qui parlent de lui, il l’a souvent dit. Mais…

Un large sourire s’afficha sur mon visage.

-Les photos, les vieilles images et le texte… Ce n’est pas la même chose que d’habitude. On ne parle pas d’un scandale actuel ou d’une histoire de cul à deux balles. On ne parle même pas de la fin de The Army que tout le monde connait. Non, cet article parle d’un type qui a usé de son pouvoir de manager pour faire avancer un gars au bout du rouleau en utilisant sa gamine. Le cocktail parfait pour toucher les gens et pour écorché l’image du Ricci meilleur manager de tout le temps. La seule image qui compte pour lui. Ce n’est pas une histoire de réputation, c’est une histoire d’image. Ricci a toujours été considéré comme impitoyable avec ses rivaux, jamais avec ses groupes. Et les gens se diront que c’est sur ça qu’il a fondé sa réputation de The Best : sur l’exploitation de son premier groupe.

Je souris un peu plus sadiquement :

-Les fans de The Army ne lui pardonneront jamais. Si Ricci comptait ses ennemis dans les rangs de ses rivaux soit des gens au salaire plus grand que le tien et le mien réuni, il peut maintenant en compter dans ses anciens fans. La liste devient longue. Et il le sait sûrement, il n’est pas débile.

J’achevais ma bière d’une traite.  

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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Sam 25 Juin - 12:22


Anger Issues

ft. Axel Moriarty


-Mouais...

Axel insinuait, quant à sa position de supériorité acquise dès la naissance, qu'il y avait encore bien plus gros que lui... Je fis une moue. Pas une moue sceptique parce que je ne l'étais pas, je me rendais bien compte qu'Axel n'avait pas tort. On était toujours plus petit que quelqu'un, le monde était hiérarchisé et c'était comme ça, et heureusement, dans un sens sinon, on serait complètement paumés.

Je lui avais alors expliqué ce qui me faisait chier dans la monde... Pour ne pas dire carrément, ce qui me foutait le trouillomètre à zéro. Un con qui te demande un dollar et hurle dans un bar plein de toute sorte de personne que tu es juif n'est pas le problème. Le problème, c'est quand ils sont des milliers à en suivre un seul qui choisi une cible au hasard. Ça, c'est le danger. Parce qu'ils ne réfléchissent pas.

Il me répondit d'abord par une question, mais en enchaînant direct, sans me laisser le temps de répondre. Ce qui m'arrangeait parce que je pouvais lui donner un exemple facile... Mais ça aurait été me griller. Je relevai les yeux vers lui et fronçai les sourcils quand il me dit que je me croyais déjà la victime des cons. Je serrai les dents...

-Je me bats justement pour ne pas être leur victime. Je ne le serai jamais. Et je suis aussi prêt à aider ceux qui ne savent pas se battre...

J'avais toujours fait comme ça et j'étais pas prêt de changer.

Par contre, Axel avait encore raison : les coups de poings ne feraient pas pousser les neurones de ces imbéciles. Je soupirai, tirai sur ma clope, puis renchéris.

-Ouais... Je sais ça. C'est des causes perdues. Selon toi, ils ne valent même pas la peine de se battre parce qu'ils sont insignifiants. Ok. D'accord. Mais ils ont le nombre et ils sont partout, tous les jours.

Je haussai les épaules...

-Et on ne sait pas tous réagir comme toi.

L'ignorance, c'était bien beau. Mais je ne pense pas qu'Axel se soit déjà fait harceler, insulté, frappé, sans autre raison que parce qu'il faisait peur aux autres parce qu'il se suffit à lui-même ou parce qu'il est différent... Quant on a vécu ça, c'est impossible, par après, de pouvoir les nier. Au contraire... la vengeance prime...

Axel me parla alors un peu de lui. Ouais, comme je l'avais imaginé, sa vie et donc la réaction à cette vie, avait été différente. Mon moyen de survie n'était pas adapté à ses besoins à lui, et vis-versa.

Et ce qui me frappait chez lui depuis le début de notre conversation, c'était sa façon de parler. Il parlait bien et avait des putains de bons arguments. Ou, tout du moins, ceux-ci était extrêmement bien tournés, forgés pour lui donner raison.

Ce qui me donnait légèrement l'impression de frapper des deux poings sur un mur de béton armé...

Il disait qu'il ne considérerait pas ce qu'il était comme une faiblesse ni comme une raison pour quelqu'un de vouloir l'exterminer. Il se sentait donc fort et pas trop mal dans sa peau... En même temps, y avait pas vraiment de raison flagrante non plus de mon point de vue. Je ne voyais pas en quoi il pourrait être dans la même position que moi... A moins que quelqu'un ne décide de faire le génocide de tous les gosses de politiciens mais sinon, à moins que je ne sache pas tout... Mais bon, pour les besoin de la conversation, je faisais comme si...

-Ok, d'accord, mais tu penses ça parce que selon toi, c'est juste IMPOSSIBLE que ça arrive.

J'écrasai mon mégot dans le cendrier, repris une clope et tendis mon paquet à Axel, l'invitant à se servir.

-Alors que moi, je sais que c'est envisageable.

J'étais issu d'une tentative d'extermination, non ? J'avais déjà, rien que par ma naissance, empêché une fois que ça arrive.

On était passé à l'article de L.A.People. Impressionnant pour du Sørensen, dangereux pour un Ricci. J'écoutais attentivement ce qu'il disait. Il avait analysé l'article en profondeur, et je ne pouvais qu'approuver ses dires. Amon avait mis les bouchées doubles, ce coup-ci et comme me le faisait remarquer le journaliste de G&P, tout était recherché, sa manipulation allait jusqu'aux photos qu'il avait choisi de mettre dans son article...

Je ricanai...

-Ouais... Moi qui croyais que c'était toi le meilleur manipulateur dans ses articles... Fait gaffe que Sørensen ne te pique ta place...

Je bus une bonne gorgée de bière et fit signe au barman, poliment, de m'en remettre une autre. Puis, je regardai Axel dans les yeux dont je me rendais compte qu'ils étaient pratiquement noirs.

-Dis-moi, si c'est pas indiscret, pourquoi tu t'es pas lancé en politique ? Je dis ça parce que putain, essayer de te donner tort, c'est pas évident...


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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Lun 27 Juin - 22:31


Anger Issues

ft. Jacob Snyder


De la tension… Toujours de la tension. Alors que j’étais calme et posé, Snyder était, lui, sous tension. Il n’y avait pourtant plus aucune « menace » autour de nous. On ne faisait que parler, que débattre. Rien d’autre. Et pourtant, Snyder serrait les dents constatant qu’il ne VOULAIT pas être la victime des cons. Il se faisait aussi défenseur de la « justice » et… Et de qui ? Là encore je n’avais pas de réponse. Comment Snyder pouvait-il juger que quelqu’un ne « savait pas se battre » ?

-Très bien. Je l’espère pour toi… J’admire ton altruisme.

Cette dernière phrase étant faite sur le ton de l’ironie. Savait-il seulement qui il devait défendre ? Si un con emmerdait un autre con, que ferait Snyder ? Toute ses questions avaient une allure philosophique mais pouvait aussi très facilement dériver sur l’arbitraire. C’est-à-dire que Snyder choisissait qui il défendait d’après ses critères propres. Ce n’était qu’une supposition, bien sûr. Mais si c’était bien le cas, ce qui pourrait sembler être de l’altruisme n’était en fait qu’un choix presque égoïste d’un mec qui a peur et qui veut cacher cette peur en se faisant sauveur des « faibles ».

Rien de vertueux… Surtout quand on sait où mène ce genre de peur des « cons ».

J’en restais moi à des choses basique. C’est-à-dire qu’un coup de poing dans la gueule de ce pauvre camé n’allait en rien faire pousser ses misérables neurones. Mais de ce cas isolé, Jake voyait le nombre qu’ils étaient. Snyder était un véritable angoissé, ma parole. J’en souriais toujours d’un sourire coincé entre le cynisme et l’ironie.

-Ils ne sont nombreux que parce que tu le vois comme tels. Entre eux, ils ne se reconnaissent pas. Ils ne forment pas un bloc comme tu le crois. Si tu crois qu’ils sont faciles à rassembler, tu as raison. Mais si ce fait est exacte, il est tout aussi facile de les diviser, voire de les monter les uns contre les autres. Ils sont manipulable, Snyder. C’est ce qui les rend potentiellement dangereux, certes, mais ça peut aussi les rendre aussi insignifiant.

Là parlait de fils de politicien qui avait mainte fois entendu son père évoquer des théories pour « contrôler le bas peuple ». Et il n’y avait rien de plus influençable et de plus manipulable que le bas peuple. C’est ça ce dont avait peur Snyder. Mais ce battre contre les « cons » ce qu’il cherche vraisemblablement à faire c’est comme laver le sol quand il y a une fuite : ça ne sert à rien. C’est un combat sans fin. Un combat auquel je ne participerais pas car je ne veux ni me battre contre du vent, ni mourir de ce combat sans fin et sans but.

J’acceptai toutefois largement le compliment de Snyder qui considérait que tout le monde ne savait pas réagir comme je l’avais fait.

Je continuai mon argumentaire en parlant de moi. Ma personnalité n’était qu’une suite d’adaptation à une situation. Ce n’est pas ce que tout le monde faisait ? Je le concevais comme ça en tout cas.

Je ne me voyais pas être la cible d’une potentielle extermination car je ne donnais à personne les données pour ça. Snyder s’exclama donc que je pensais comme ça parce que je croyais qu’une extermination n’était pas envisageable. J’haussai les épaules en approuvant. Oui, je ne vois pas comment cela pourrait arriver dans un pays comme les Etats-Unis dont je connaissais tous les ressorts politiques.

-Et je ne vois pas pourquoi tu le penses.

Oui car c’était bien ça la question. Comment un type comme Snyder avec une position sociale acceptable puisse avoir tant peur des « cons » (tels qu’ils sont défini par sa propre personne) ? J’avais répondu ça en prenant une cigarette quand Jake m’avait tendu son paquet. Je l’allumai.

Tout ça nous amena à parler de l’article d’Amon. J’étais sûr que tout ce que disait Amon dedans était vrai parce que c’était franchement bien foutu comme article. Je devais rendre ça au Danois. Il avait les photos et il s’était appliqué pour sortir du lourd. J’exposai ma théorie comme quoi ça aura plus que probablement un gros impact sur Ricci. Plus gros que tous les autres petits articles de pacotilles qui sortent sur son compte et dont il doit bien rire. L’avenir nous dira si ma vision de la chose était juste ou non.

Le ricanement de Jake me fit sourire alors qu’il me disait de me méfier du Danois.

-Il a du potentiel, c’est vrai. Mais ma place ne craint rien, Amon n’est bon que pour la presse people.

Et moi, je ne faisais pas dans le people. Pas à proprement parler en tout cas. Même si certaine mauvaise langue et autre détracteur de bas étages se disent que mes articles sont limites.

Je fumais calmement quand Snyder me posa une question. Beaucoup de gens me demandait pourquoi je n’avais pas fait de politique.

-Pour faire chier mon sénateur de père. Il m’avait tout préparé : un mariage et une future carrière en politique. Je n’avais pas envie de finir vieux et idiot comme lui.

Un large sourire vint illuminer mon visage.

-Je préfère le journalisme de toute façon parce que ce sont eux qui ont le vrai pouvoir. La presse choisie qui vit et qui meurt. C’est un bien plus grand pouvoir que le simple fait d’avoir une place dans les hautes sphères de la politique. Et c’est bien plus amusant aussi. Si je le voulais, je pourrais avoir une place dans la presse politique et massacrer le président des Etats-Unis à ma guise. C’est un pouvoir que ne connaitra jamais mon père.

Je marquai une pose pour souffler la fumée.

-En plus, je préfère de loin ce que je fais maintenant plutôt que de causer à des gens aussi hypocrite que moi.

Mon regard restait braqué sur Snyder.

-Mais de moi, tu sais déjà pas mal de chose. Par contre, je ne sais absolument rien sur ton compte… Alors ? D’où vient toute cette colère envers le monde, Snyder ?

Une lueur de malice naquis dans mon regard brun.   

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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Lun 4 Juil - 15:47


Anger Issues

ft. Axel Moriarty


J'écoutais attentivement Axel qui était vraiment loin d'être con. Il décortiquait tout ce que je disait pour mieux démonter mon discours. Pire, il me donnait l'impression que j'avais tort et qu'il avait raison. Ce qui me forçait à l'écouter sans l'interrompre. J'avais essayé de lui exploser combien le nombre de gens potentiellement dangereux était grand et ce à quoi ça pouvait mener si jamais quelqu'un de mal intentionné arrivait à les rassembler.

Lui, il voyais alors les choses à l'envers, disant que c'était tout aussi simple de les rassembler que de les diviser. Ouais, très bien, très vrai aussi, Axel... Sauf que t'oublies un truc...

-Je ne suis pas un manipulateur... Je ne veux pas manipuler les gens... Je...

Je cherchais mes mots, en profitant pour boire une gorgée de bière.

-Je n'ai pas besoin d'eux et ils n'ont pas besoin de moi. Je veux juste avoir la paix.

Je haussai les épaules.

-Sauf que c'est pas possible, qu'il y en aura toujours un pour venir t'emmerder...

Alors que t'as rien demandé à personne. Après tout, la seule erreur que j'avais fait ce soir, c'était de me pointer dans un endroit où il y avait du monde et des personnes potentiellement désinhibées par l'alcool ou autre, ce qui menait toujours à des dérives.

-Mais je peux pas rester entre mes quatre murs, pas vrai ? Je le ferais, si je pouvais. Je me terrerais quelques part, dans une baraque au milieu des bois...

Ce serait le rêve, ça... Mais impossible à réaliser à notre époque, où tout le monde était enregistré. Il était pratiquement impossible de sortir du système.

Terminant ma bière, je fis signe au barman de m'en remettre une. Je ne me rendais pas compte que je buvais vite. C'était l'énervement qui faisait ça...

Quant à une éventuelle extermination, j'affirmai à Axel qu'il n'y pensais pas, parce qu'il ne croyait pas que c'était possible et il m'approuva. Je haussai les épaules et pris ma nouvelle bière quand il dit ne pas voir pourquoi moi, je pensais que c'était possible. Normal, je ne lui avais pas donné les données nécessaire pour qu'il puisse comprendre. Bien qu'avoir cette information aurait permis à Moriarty de comprendre, probablement, l'entièreté de mon fonctionnement.

-Ça s'est déjà vu, non ?

Fumant et buvant tous les deux, on avait dévié la conversation sur l'article de L.A. People et sur Sørensen. En rigolant à moitié, j'avais mis Moriarty en garde pour sa position. Si Amon se mettait à faire des articles comme celui-là régulièrement, il risquait de faire de l'ombre au petit brun. Mais le journaliste se rassurait en disant que le Danois n'était bon que pour la presse people.

-T'as pas tort... Encore une fois... N'empêche que, techniquement, celui-là était quand même vachement bien foutu. Mais bon, ce n'est pas comme si Amon allait faire en sorte que les vente de L.A.People soient plus conséquentes que celles de Guitar&Pen... C'est déjà le cas...

Une petite pique que c'était, d'accord. Mais ça nous ramenait au fait que la majorité des gens n'étaient que des rapaces assoiffés de sang. Même moi, en tant que journaliste, j'avais bien plus d'éthique que ça...

Je soupirai, me rappelant l'émission en tournée où Daniele Ricci s'était incrusté en studio.

-Une chose est sûre, c'est pas moi qui vais chialer pour l'Italien...

Quand j'avais demandé à Axel pourquoi, avec un tel bagout, il ne s'était jamais lancé en politique, j'eus l'impression, en l'écoutant répondre, qu'on devait lui avoir poser la question des milliers de fois.

Mais ce que j'aimais, c'était que sa réponse, malgré ça, sonnait très franc.

Et je n'avais jamais vu le journalisme de la façon dont Axel le voyait. Comme un pouvoir. Je le regardai, intrigué, souriant à moitié perplexe et à moitié amusé. Ce mec était prêt à aller très loin, en fait.

-Donc... Si je comprends bien... En devenant journaliste tu as acquis non seulement plus de pouvoir que ton père, mais en plus, comme c'est toi qui écris sur les célébrités qui pètent de travers, on te fout royalement la paix...

C'était pas éthique... Mais pas con non plus.

Quant à faire et défaire le monde, ce qu'insinuait Axel, Amon Sørensen venait de nous en donner un bel exemple avec son dernier article...

C'est là qu'Axel me pris de court, mettant fin à la conversation sur lui et ses choix pour rediriger le canon sur moi... Je baissai les yeux vers la bière... Et merde...

-Bah... Y a pas grand chose à savoir... Je suis né en Europe, ça peu de gens le savent... Mais j'ai grandis ici, à Los Angeles parce que mon père est Américain...

Mouais, je ne mentais pas, mais c'était limite... Je rigolai, mal à l'aise...

-J'ai mal vécu ma scolarité, ça doit être ça. Y a rien de pire que les gosses entre eux...

Lui donner un peu, pour qu'il foute la paix au fond du problème...



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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Mar 5 Juil - 16:47


Anger Issues

ft. Jacob Snyder


Les gens étaient donc manipulables. Les « cons » particulièrement. Si on partait de ce simple principe de manipulation facile, il n’y avait aucune raison d’avoir peur d’une masse de gens incapable de se rassembler par eux même. C’est pour ça que je ne comprenais pas la peur maladive dont souffrait Snyder.

Ce n’est que quand il m’éclaira plus que je compris. Cette peur venait de l’incompétence, reconnue par Snyder lui-même, qu’il avait de pouvoir manipuler autrui. Non, pas son incompétence, en fait… Sa non-volonté de le faire. Ce qui était donc naturel, voir inné chez moi, était une aberration pour le journaliste… J’étais un manipulateur, pas lui. Il avait peur des cons, pas moi. Pourquoi avait-il peur des cons ? Parce qu’il a peur que quelqu’un les rassemble pour en faire une arme. Un type qui pourrait les manipuler… Snyder avait donc peur de moi… Plutôt des gens comme moi. Les « cons » sont l’arme. Le type derrière est le véritable ennemi.

Et pourtant, c’est de l’arme qu’à peur Snyder. Et, donc, encore une fois, il lave la fuite et ne la colmate pas. Supprimer l’arme ne supprime pas le dingue derrière.

Et il conclut qu’il voulait juste la paix, qu’il n’avait pas besoin des « cons ». Ce mec voulait simplement vivre sans être emmerdé par son prochain.

J’arborai toujours un sourire. Pourquoi donc Snyder venait-il ici ? Serait-il masochiste ? Vraisemblablement oui. Un homme qui déteste autant les autres et en a autant peur ne peut que se faire du mal en venant dans un bar… Je pensais avoir une réponse, mais en réalité non. S’il pourrait vivre ailleurs, dans les bois, loin de cette civilisation qui le torturait tant, il le ferait.

-Qu’est-ce qui t’en empêche ? Tu ne serais pas le premier ermite que la terre ai connu. Quand on veut on peut!

Mais est-ce que Snyder le voulait réellement ? Aucune idée. Tout était possible quand on était réellement déterminé.

Une autre bière pour Snyder et nous étions reparti. L’extermination était un autre sujet abordé et je n’y croyais pas vraiment. Et je ne voyais pas bien pourquoi Jake y croyait donc je lui posai la question. Il me répondit par une autre question.

-Oui, ça c’est déjà vu en effet. Pour le pouvoir, le territoire ou par folie.

L’extermination la plus marquante est probablement celle de 40-45. Cette évènement qui porte le nom d’holocauste était le fait de la folie d’une seule personne qui a su manipuler son peuple agonisait sous la pression d’une économie mourante. Donne à un homme au pied du mur un responsable à sa condition et il tuera le bouc-émissaire. C’était simple, trop simple…

Mais ces évènements tragiques ne sont pas le seul moment où il y a eu une extermination. Il y en a toujours eu…

-Bien sûr. Ça c’est déjà vu. Et ça se verra peut-être encore qui sait. Peut-être suis-je trop optimiste… Mais ça ne hante pas mes pensées, loin de là. Je ne veux pas vivre en me disant que demain, peut-être, l’extermination me visera… Il faudrait que quelqu’un vise les connards pour ça… Ou les fils de sénateur… Il faudrait, donc, vraiment, que je n’ai pas de chance.

J’esquissai un sourire. Pourquoi est-ce qu’il y avait toujours des exterminations ? Parce que ça vise toujours les autres, voilà pourquoi. Et qu’après avoir pleuré deux minutes sur le sort de certaines personnes tuées, on passe à autre chose parce que ce n’est pas nous. Ça aurait pu être nous, mais, « grâce à Dieu », ça ne l’est pas. Alors on s’en fout. Ainsi va l’Humanité. Celle détesté par Snyder et pourtant, il est un parfait exemple d’être Humain.

Amon fut le sujet suivant. Je n’avais pas peur d’une concurrence du Danois et Snyder ne me donnait pas tort. Il m’envoya une pique qui m’arracha un sourire narquois.

-Il y a ceux qui nourrissent le bas peuple pour l’empêcher de voir ce qu’il doit voir. Et il y a ceux qui visent plus haut, comme moi. Les ventes de Guitar&Pen et celle de L.A.People te montre juste de quoi est formé le monde… Et puis, il faut se dire que le PQ c’est toujours mieux avec des motifs…

Petite pique pour L.A.People.

Une chose était sûr, lui comme moi n’allions pas pleurer les déboires du pauvre Daniele Ricci.

-Peu de gens le feront.

Ricci avait tout pour plaire et tout pour être haïs. Et c’est ceux qui le détestaient qui devaient se bousculer au portillon en ces jours sombres pour lui.

On en vint à moi et je lui expliquai pourquoi j’étais devenu journaliste et non politicien. Et Snyder résuma ce que je venais de lui dire. Je souris en buvant un coup de bière.

-Exact. La presse est le quatrième pouvoir mais c’est surtout un contre-pouvoir contre les trois précédents.

Donc, si j’étais un psy, je dirais sûrement que c’est pour confronter ouvertement mon père que j’ai choisi ce métier. Ce qui n’était pas loin de la vérité.

Assez parler de moi, en attendant. Je voulais en savoir un peu plus sur Jake Snyder, journaliste et angoissé notoire. Il baissa les yeux ce qui élargit mon sourire. Il était Européen mais avait un père américain ce qui expliquait qu’il avait grandi ici à Los Angeles. C’est, d’après lui, sa scolarité mal vécu qui avait fait ce qu’il était aujourd’hui. En tout cas, le fait d’en parler le rendait clairement mal à l’aise.

-J’approuve. La cour de récrée est comme un champ de bataille en plein Vietnam… Mais tu n’es plus un gosse, Jake. Et les gens autour non plus. Relax.

Tant d’angoisse venait donc d’une mauvaise expérience… Il ne fallait parfois que ça.

-T’es né où en Europe ?

L’Europe c’est vaste, il pouvait très bien être né en Suède ou tout autre pays du Nord. En Angleterre peut-être. Mais certainement pas en Espagne ou tous ses pays du Sud, il n’avait pas la tête d’un type du Sud… 

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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Ven 8 Juil - 11:37


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ft. Axel Moriarty


Quand le journaliste de Guitar&Pen me demanda pourquoi, alors, je ne me taillais pas pour habiter en ermite au milieu des bois plutôt que dans une ville comme L.A. qui grouillait tant la journée que la nuit, je haussai les épaules...

-J'en sais rien...

Je tirai une nouvelle fois sur ma clope, réfléchissant à ce qui me retenait, avant de reporter mon regard sur Axel.

-Parce que ce serait fuir?

Avec tout ça, et même si on avait du hausser la voix pour s'entendre, je crois qu'on n'avait ni l'un, ni l'autre, remarqué que le petit groupe pour lequel on était venu avait commencé à jouer. Alors, soit on était vraiment trop pris par notre conversation, soit ce groupe n'en valait pas autant la peine que je l'avais cru. Si ça avait réellement été une musique hors du commun, je pense qu'on aurait quand même levé la tête vers eux, non ?

Pas sûr... Parce que cette conversation me prenait quand même au tripes et ça, le groupe n'en pouvait rien.

Pour en revenir à l'extermination, Axel avoua qu'il était peut-être trop optimiste. C'était une petite victoire pour moi, même s'il affirmait que ça ne l'empêchait pas de dormir la nuit. Moi, je passais des nuits de merde, mais pas forcément parce que je pensais à ça. J'étais juste trop nerveux et ça engendrait des insomnies... Insomnies qui me laissaient tout le temps de penser à ça, ce qui me rendait encore plus nerveux. Foutu cercle vicieux...

J'aurais pu rigoler à la réflexion suivante du journaliste qui comparait les ventes de Guitar&Pen et celles de L.A.People. Surtout avec son histoire de PQ qui m'avait quand même fait sourire. La première fois de la soirée, je crois. Mais si les ventes de ces deux magazines montraient bien de quoi étaient formé le monde...

-Alors c'est bien ce que je disais... Nous sommes une minorité à avoir un sens critique.

En passant brièvement par l'étape Ricci dont on n'avait conclu que peu de gens allaient pleurer sur son sort, on parla de la presse de manière plus générale et en particulier, de la façon dont Axel voyait la presse. Je l'écoutais attentivement, admiratif et sidéré. Puis, je pris un coup de bière avant de poursuivre.

-J'avais jamais vu la presse sous cet angle-là... Pour moi, elle sert à transmettre les informations, les vraies informations. Pas à manipuler qui que ce soit ou à avoir un quelconque pouvoir... Je me fous du pouvoir. Je l'aurais...

J'allais dire que je ne saurais pas quoi faire avec... Mais c'était plutôt que j'avais peur de ce que je pourrais en faire...

Tout ça pour finir par bifurquer sur moi... Voilà pourquoi je m'arrangeais toujours, hors interviews (où c'était moi qui posait les questions), pour que les conversations que j'avais ne durent jamais assez longtemps pour en arriver-là. Mais j'avais été sous tension trop fort au départ, ce soir et essayer de la faire baisser à coup de bière n'avait rien arranger.

J'en avais déjà trop dit, Axel s'était engouffré dans la faille en bon journaliste qu'il était et je ne pouvais maintenant que lui répondre.

Il était d'accord pour ce qui était de l'expérience scolaire, la mienne ayant été subtilement désastreuse, sans que personne autour de moi ne s'en rende compte. Fallait dire que j'étais pas un gosse très causant, déjà à l'époque...

Évidemment, Axel n'allait pas se contenter « d'Europe » comme situation de mes origines... Je pris une gorgée de bière, serrai les dents et fuis son regard avant de lui répondre.

-Allemagne...

Tire ton plan avec ça...


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Jake


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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Dim 10 Juil - 15:20


Anger Issues

ft. Jacob Snyder


Ce qui le retenait était une histoire d’orgueil. Il ne voulait fuir, c’était la seule chose qui le retenait. Les gens comme Jake n’ont pas l’habitude de vivre très longtemps… Pourquoi se faire tant de mal pour une chose que seul lui peut voir. Si tu n’aimes pas vivre dans un endroit rempli de personnes que tu détestes, pourquoi continuer à y vivre ? La fuite est parfois plus une preuve d’intelligence que de lâcheté.

-La fuite est parfois la chose la plus judicieuse qui soit.

N’avais-je pas fuis Chicago, dans un sens ? Et pourtant, je ne prends pas ça pour de la lâcheté. Au contraire, ça a été le meilleur choix que j’ai fait depuis que je suis né. Je ne comprenais pas Jake. Avait-il quelque chose à prouver ? Si c’était le cas, je me demande bien à qui et comment…

Notre conversation se poursuivit et je la voyais comme un jeu d’échec pour lequel il était impossible pour Jake de gagner. Je si moi je le voyais comme ça, lui il le voyait comme un jeu de dame ; et c’est parce que je voyais les choses plus avant que je gagner à chaque coup. L’extermination et le journalisme était tant de sujet à débat et on avait chacun une vision bien trop différente lui et moi. C’était effrayant que je me trouve si peu de point commun avec Snyder qui était journaliste comme moi et beaucoup avec mon cousin River Moriarty qui était un véritable exemple de psychopathe. Je chassai cette idée me reconcentrant sur Snyder qui avait, enfin, souris.

C’était, toutefois, bien dans le journalisme et, surtout, la presse people que nos avis se rejoignaient. On était d’accord sur Amon et son magazine qui ne valaient pas plus que de la bouffe à bas peuple. De quoi encore désespérer Jake sur le monde.

-Heureusement ! Je ne serais pas né avec une cuillère en argent dans la bouche si tout le monde avait un sens critique !

Si tout le monde savait réfléchir et faire preuve de critique mon père n’aurait jamais atteint le pouvoir, c’était un fait. Le lait que je buvais quand j’étais bébé était payé par l’ignorance des gens que déteste Snyder, après tout.

On était passé très vite sur Ricci sans avoir ni l’un, ni l’autre le moindre remords pour l’Italien qui méritait sans doute ce qui lui arrivait. Et en allant plus loin dans notre conversation sur la presse, je me rendis compte d’une divergence, encore, entre nous. Il avait bon cœur, Snyder, il voulait que les gens sachent la vérité et c’est tout. Il n’acheva pas sa phrase ce qui m’arracha un sourire légèrement narquois. Il l’aurait, que ferait-il avec ? Cultiver le bas-peuple ? J’ai bien peur que cela ne soit pas du ressort du journalisme.

-Tu es un cas rare de bon journaliste, alors. Bravo !

Un bravo à la fois sincère et cynique. Encore une fois, Snyder, tu es hélas une exception. Et ce n’est pas l’exception qui dicte la règle à suivre, elle ne fait que la définir à son détriment. Définir des barrières entre toi et la masse informe et inculte. C’est pour ça que le monde tourne comme il tourne. A cause des « cons » et des hypocrite-manipulateur.

On avait parlé de moi, je m’étais étaler sur les raisons qui m’avaient poussées à partir. Fuir, si vous préférez. Sans détour, j’étais passé à lui, lui rendant la politesse (ou lui offrant un cadeau empoisonné). Il évoqua l’expérience scolaire qui l’avait rendu comme il était aujourd’hui. Sous tension. Une tension encore présente alors même qu’on ne faisait que discuter simplement.

A cause d’une question de ma part, il dû m’en dire plus sur ses origines. Notre cher Jake Snyder était né en Allemagne. Je ne m’avançais pas trop si je concluais que sa mère était Allemande. Après tout, il m’avait précisé que son père était Américain.

L’Allemagne… Je ne savais pas si cela m’étonnait ou si cela me surprenait. Les thèmes abordés par Jake pendant notre conversation m’avait souvent ramené à penser au triste passé Européen (et Allemand pour être plus précis). Cela ne devait pas être une coïncidence.

-L’Allemagne… Etonnant et en même temps logique… Alors, c’est ça. L’Allemagne et son terrible passé. Ça ne doit pas être évident tous les jours d’être né dans un endroit où le peuple à fait la pire erreur de son histoire.

Jake était sûrement trop jeune pour avoir vécu cette époque. Mais ses proches, peut-être pas… Ils doivent vivre avec ce que leur pays à fait. Est-ce pour ça que Snyder à tant peur des « cons » ? Parce qu’on lui a montré mainte fois les conséquences en images. La cause à effet est plus logique dans ce cas-ci.

-Heureusement, la grande Amérique est venue pour tout changer, encore une fois…

C’était hautement chauvin mais mon sourire ironique apaisait grandement la chose rendant ma phrase plus du ton de l’autodérision qu’autre chose.

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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Mer 13 Juil - 23:03


Anger Issues

ft. Axel Moriarty


Axel essayait de me cerner autant que j'essayais de le cerner. Et, contre toute attente, même si le journaliste mettait systématiquement ma façon de voir à mal, qui plus est avec un cynisme non dissimulé, ça ne me mettait pas hors de moi. Comme s'il avait trouvé la bonne façon de le faire. Et, même si ça ne durait qu'un bref instant à chaque fois, je me surprenais à considérer son point de vue. Alors que ce n'était pas vraiment dans mes habitude. J'avais ma ligne de conduite depuis longtemps et je la suivais, point.

Mais Axel avait l'art de me montrer que mes bases étaient branlantes si toutefois je voyais les choses comme lui. Et à un moment donné, juste après qu'on ait parlé journalisme et qu'avec son ton cynique si particulier, il avait dit que je devais être un cas rare de bon journaliste parce que je trouvais qu'il fallait donner les bonnes informations à nos lecteurs, auditeurs ou autres...

Puis il m'avait amené à lui dire d'où je venais. Ou plutôt où j'étais né... Il était bon, vraiment bon et devait être redoutable en interview... Et pourtant... Pourtant, j'avais lu son interview de Lighter et Izbel. Le chanteur s'était fait avoir, comme moi.

Pas le guitariste.

Et même si le journaliste de Guitar&Pen avait essayé de récupérer le coup en faisant craquer Billy à la fin, on ressentait quand même, dans son propre article qu'entre Axel et Cash, celui qui avait gagné la partie, c'était le métis.

Je me tournai vers lui, une main sur un de mes genoux, mon autre main faisant tourner mon verre de bière sur lui-même... je laissais le journaliste faire son développement, un léger sourire en coin aux lèvres. Mouais. Axel était bon comme journaliste, il aurait aussi pu faire un bon politicien... Et pourquoi est-ce qu'il pouvait faire les deux ? Parce qu'il était un excellent analyste. Parce qu'il restait légèrement flou dans son discours. Dans quel sens je devais prendre que ça ne devait pas être évident d'être né dans le pays où le peuple à fait la pire erreur de mon histoire...

J'allais dire quelque chose, mais refermai directement la bouche...

Il avait raison, encore une fois, alors que je croyais pouvoir le reprendre de volée.

Ce qu'il venait de dire était vrai pour les enfants de nazis.

Le enfants de gens ayant cru les nazis et les ayant porté jusqu'au pouvoir.

Les enfants de collaborateurs.

Les enfants comme moi.

Au même niveau. Alors que jusque-là, pour moi, nous n'avions jamais été dans le même camp.

Aucun de nous n'était responsable de ce qui avait précédé notre naissance, mais nous devions vivre avec.

J'interpellai le barman.

-Un whisky... Et pour lui aussi.

Je ne sus reprendre la parole que quand le journaliste avait fait preuve de chauvinisme...

-Un peu tard... Mais mon père a pas trop mal rattraper le coup...

Sauf que mon père était certes américain, mais partageait notre peur à ma mère et moi, dans un certains sens... Même s'il faisait partie des sauveurs, il avait vu de quoi une masse d'humains était capable. Et ça avait pas été beau à voir. Mais, pour faire court, on n'était quand même restés entre nous...

J'étais de plus en plus saoul et je faisais de moins en moins attention à ce que je disais et aux indices que je pouvais laisser en chemin... Mais une partie de moi avait envie de réellement se bourrer la gueule pour n'avoir plus que de vagues souvenirs de cette conversation éprouvante.

-Donc... En conclusion... Soit je m'adapte, j'accepte, je fais des concessions, j'arrête de me battre, je fuis et je vis... Soit...

Je marquai une pause alors que le barman posais les whiskys devant nous et en pris une grande gorgée, gardant ensuite le verre dans ma main et en regardant le fond...

-Soit je me crève en continuant à me battre...

Je fis une moue comme si je réfléchissais en regardant le liquide ambré dont je relevai le verre plus haut et comme je le suivais des yeux, je passai de tête basse à tête haute.

Puis, je levai mon verre pour porter un toast avec Axel.

Ma décision était prise depuis longtemps.


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MessageSujet: Re: Anger Issues [PV Axel][TERMINE]   Ven 15 Juil - 13:30


Anger Issues

ft. Jacob Snyder


La colère et la paranoïa de Snyder était-elle intimement lié à son lieu de naissance ? C’était une possibilité, tout comme ça pouvait être tout autre chose. Mais la coïncidence d’un passé national chaotique et le ton du discours du Snyder me faisait penser qu’il y avait un lien. Mais comme je n’en étais pas sûr, je ne fis que lancer l’idée sans catégoriser Jake. Ça me permettrait de ne pas me faire avoir par la suite dans cette joute qui était totalement à mon avantage.

Il ne répondit rien à ma suite préférant nous commander un whisky à tous les deux. Me saouler rendra mes capacités à répliquer bien moindre, c’est une bonne tactique. J’en souris d’ailleurs d’un petit sourire en coin.

Je fis preuve d’un peu de chauvinisme à l’égard de mon propre pays venu en sauveur délivrer l’Europe de la menace. Les Américains avaient pris le temps avant d’entrer dans cette guerre. Avant de se sentir concernés. Mais ils avaient fini par venir. Amer, Jake trouvait l’intervention tardive même si son père avait rattrapé le coup.

-Mieux vaut tard que jamais.


Je pouvais donc supposé que son père était un ancien soldat américain. Ça parait logique. Il devait être tombé amoureux de la mère de Snyder alors que ce dernier n’était qu’un bébé. De nombreuses histoires font part de cas similaires.

En fin de compte, Snyder émis une conclusion. Deux chemins différents qui, sorti comme ça de la bouche de Snyder, semblaient être deux uniques et chemins. Sans autres alternatives. La fin du combat pour vivre (ce qui sonnait plutôt comme survivre) ou se crever à se battre. Je le regardais. Moi, j’avais choisi de vivre, tout simplement. Je ne pensais pas combat, adaptation, fuite. Je pensais vivre comme je l’entendais. Car si j’avais une capacité d’adaptation très intéressant, j’attendais aussi du monde qu’il s’adapte à moi. Comme tout homme puissant pourrait le penser.

Je levai mon verre portant un toast.

-Peu importe le choix que tu fais. Tu survis, Jake. Tu ne vis pas. Penser combat éternel c’est penser survie, pas vie. Vivre c’est profiter, pas souffrir.

Parce que s’il s’adapte et fait des concessions, il souffre. S’il se crève au combat, il souffre. Donc il ne vit pas, il survit.

J’eus un sourire mauvais qui lui signifiait que j’avais définitivement gagné le début.

-Moi, je préfère m’amuser ! Parfois, il faut arrêter de réfléchir.

Pour accompagner les paroles, je bus tout mon whisky. Après cette petite conversation rafraichissante avec Snyder, je crois que je vais me refaire une ligne de coke.

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Anger Issues [PV Axel][TERMINE]

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