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 Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]

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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Ven 5 Aoû - 12:18


Fame, Fortune And Glory

   
ft. Daniele Ricci & Maria Watson


Ça faisait 48 heures à peu près que j'étais à l’hôpital sans me rappeler comment j'y étais arrivé. Quand je m'étais réveillé, on m'avait expliqué que j'avais fait un coma éthylique, qu'on allait me garder là quelques temps. Bref, je m'étais fait entubé dans tous les sens du terme, vu les tuyaux qui me ressortaient de partout...

J'étais à moitié dans les vapes quand les médecins et infirmières s'étaient succédé pour tous venir me dire la même chose. Ah ben ouais, tiens, tant qu'on y était autant utiliser ce prétexte pour venir voir si ce que L.A. People disait était vrai ! Si la photo était ressemblante ! Et ben ils devaient pas être déçus parce que je devais avoir l'air encore plus ravagé que quand Gaïana avait pris cette foutue photo.

11 ans, que j'avais vécu reclus, sans pour autant arriver à me faire oublier de la population de L.A. 11 ans caché, à laisser le temps couler à côté de moi car dans ma tête, j'étais mort avec The Army. Et le jour où j'ai le malheur de me secouer un peu pour aider une pauvre fille paumée en plein Eastside, je finis quelques semaines plus tard en Une de L.A. People... Si c'était pas déconner, ça !

J'aurais voulu, dès mon réveil, être assez fort pour cracher mon venin à quiconque passait la porte de ma chambre d’hôpital. Mais c'était loin d'être la cas... J'étais juste un zombie et si je comprenais plus ou moins convenablement ce qu'on me disait (j'étais mal et en plus, j'avais perdu un de mes appareils auditifs), niveau réplique, c'était zéro. Les tuyaux me faisaient mal, je m'étais certainement cogné le visage en tombant et j'étais nauséeux au possible au point que j'avais l'impression que si j'avais le malheur d'ouvrir la bouche, j'allais vomir.

On m'avait dit aussi que mon amie était là ? Quelle amie ? Espérant que c'était Babs, j'avais fait « oui » de la tête quand on m'avait demandé si elle pouvait entrer. Sauf que c'était pas Babs mais bien la jeune soviétique... Je comprenais mieux pourquoi ils étaient considérés comme les ennemis de l'Amérique et comme des espions hors pairs maintenant. Elle venait même me hanter jusqu'ici, alors que j'étais physiquement incapable de la virer de là.

Alors, j'avais juste fermé les yeux en espérant dormir. Je ne dormis pas, mais au moins, je ne la vis plus pendant un moment alors même que je sentais sa présence à mon chevet. Et ben ouais, elle avait tout intérêt à rester là parce que sinon, c'était retour à la rue pour elle... Sauf si elle m'avait menti là-dessus aussi.

Pendant les 24 heures qui avaient suivi, j'avais été capable de faire uniquement deux choses : dégueuler et dormir. J'étais mal au point que j'en étais limite reconnaissant à Gaïana d'être restée juste pour m'aider quand mon estomac se retournait. Pour finir, une fois tout l'alcool que j'avais ingurgité ressorti, j'avais continué à vomir de la bile... Bref, une journée géniale...

Ça avait quand même fini par se calmer, Dieu merci... Et quand je m'étais réveillé pour ma première journée sans gerber toutes les dix minutes, la première chose que j'avais ressenti, c'était un manque horrible et les tremblements n'avaient pas tardé à se manifester.

J'avais réveillé Gaïana en tendant le bras pour la secouer.

-Hey ! Hey !... Dégage. Va faire un tour.

Le manque ne me mettait pas forcément de bonne humeur. Le manque rendait méchant même si ça ne m'avait jamais rendu violent. Babs avait pu me trouver tous les défauts du monde, mais pas celui-là. Ça n'avait pas changé grand chose puisque j'avais quand même perdu totalement la garde de Jess de par le fait que j'étais soi-disant « alcoolique »...

Bref, j'avais viré Gaïana, mais je ne lui avait pas dit de ne pas revenir. « Va faire un tour », impliquait, d'une certaine façon, qu'elle revienne. Peut-être que j'avais envie qu'elle revienne parce qu'après tout, depuis que j'étais là, elle était la seule qui s'était un tout petit peu préoccupé de moi, traîtresse ou pas traîtresse...

J'avais ensuite passé la matinée à appeler frénétiquement les infirmières pour leur réclamer à boire. Mais j'avais beau m'enfiler des litres de leur putain d'eau, ça changeait rien à mon état. Il avait pas fallu longtemps avant que je ne me mette à suer comme un bœuf et à réclamer une bière comme un junkie aurait réclamé sa dose. Jusqu'à ce que ça finisse par clairement les emmerder et où plus personne n'était venu même si je continuais à appuyer sur ce putain de bouton !

Le vrai problème allait se poser quand j'aurais réellement besoin de pisser et où personne serait là pour m'aider. Mais j'en étais arrivé au point d’énervement où je me disais que j'en avais rien à foutre, que c'était quand même pas moi qui devrais changer les draps après et que ce serait bien fait pour eux !

Bon... Ben puisque personne ne venait, j'étais tranquille d'un autre côté. Je tendis le bras dangereusement, au risque de m'étaler à terre, de mon lit jusqu'au siège qui était devenu le territoire de Gaïana pour récupérer ma vieille veste en cuir qu'elle utilisait comme couverture. A force d'efforts et malgré les tremblements, j'étais arrivé à l'avoir et l'avait placée sur une de mes épaules pour en fouiller les poches. J'y trouvai ce qu'il me fallait. Un paquet de clopes, qui m'apparut comme le saint Graal et un putain de briquet. Regardant vers la porte de ma chambre, redoutant l'entrée fracassante d'une infirmière qui me rosserait, je plantai la cigarette dans ma bouche et l'allumai. J'expirai la première bouffée avec un soulagement qui n'atténuait quand même pas mon Parkinson... Puis, replongeai ma main dans la poche de ma veste parce que j'y avais senti une feuille de papier...

Je sortis celle-ci, qui était toute chiffonnée et la dépliai, l'aplatissant sur ma cuisse par dessus ma couverture. Ah ouais, je me rappelais... C'était la chanson que j'écrivais quand Duncan était arrivé pour me montrer ce putain d'article à la con... Dès les premiers mots, je tombai dans un état second, fumant distraitement avant de commencer à chanter doucement, d'une voix éraillée, comme le fantôme de The Army que j'étais.



Button your lip don't let the shield slip
Take a fresh grip on your bullet proof mask
And if they try to break down your disguise with their questions...


Je frottai mes yeux d'une main, tenant la feuille qui tremblait à mort de l'autre. Dans ma tête, je pouvais entendre la musique alors que théoriquement, je ne pouvais pas entendre grand chose... J'avais enlevé le seul appareil auditif qui me restait à partir du moment où les infirmières avaient commencé à m'engueuler et à me dire que, non, elles ne m'apporteraient pas de bière.

Et ça m'évitait aussi d'entendre ma propre voix actuellement. Ce qui faisait que je ne devais pas chanter très juste...

You can hide hide hide
Behind paranoid eyes


C'était ce que j'avais fait depuis 1972, depuis que Daniele était arrivé dans ce qui était à l'époque ma villa pour me faire signer ce putain de papier qui disait qu'il ne serait plus notre manager...

You put on your brave face and slip over the road for a jar
Fixing your grin as you casually lean on the bar
Laughing too loud at the rest of the world
With the boys in the crowd


Par réflexe, ma main qui tenait maintenant ma clope allait de temps en temps gratter mon oreille parce que ne pas m'entendre était vraiment bizarre. Et je me grattais aussi derrière l'oreille parce que ces putains d'appareils auditifs que je n'avais jamais ni changés, ni adaptés m'avaient fait attraper des putains de plaques d’eczéma...

You hide hide hide
Behind petrified eyes


Sans mes appareils, je n'entendis évidemment pas la porte de ma chambre s'ouvrir et comme mes yeux étaient fixés sur ma pauvre feuille toute chiffonnée, je ne vis pas non plus que pour la première fois depuis que j'étais là, j'avais de la visite. Mon père était bien passé me voir, mais j'étais encore bien trop dans les vapes pour m'en rendre compte, à ce moment-là.

Et donc, je continuai, chantant encore un peu plus fort et deux grosses larmes tombant sur la feuille. C'était la partie de la chanson qui avait le plus de sens pour moi, celle qui me rendait le plus triste. Et c'était la fin aussi...

You believed in their stories of fame, fortune and glory
Now you're lost in a haze of alchohol soft middle age
The pie in the sky turned out to be miles too high
And you hide hide hide
Behind brown and mild eyes


Je me balançais doucement et toujours tremblant, d'avant en arrière, la vision complètement brouillée par les larmes qui restaient coincées en équilibre instable aux coins de mes yeux...

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Sam 6 Aoû - 14:46


Fame, Fortune And Glory

     
ft. Evan "Sniper" Kurtz & Maria Watson


Je ne pouvais plus passer à côté… Aujourd’hui, on devait aller voir Evan Kurtz pour régler les choses. Je n’avais plus le choix, j’étais au pied du mur. D’autant plus au pied du mur depuis que j’avais vu à la télévision quand l’ancien chanteur de The Army était désormais à l’hôpital suite à un coma éthylique – oui, j’avais rallumé la télévision quand Erik m’avait dit que ça me ferait du bien. Tu parles… Quand j’ai vu ça, je m’en voulais encore plus. Evan était peut-être en train de crever dans un hôpital alors que moi, je me remettais tout doucement de l’article grâce à Maria et à mon majordome. Des années que ce mec devait boire de l’alcool à excès et ce n’était que maintenant qu’il avait dépassé la limite. La cause à effet avec l’article était évidente – de mon petit monde renfermé sur ma personne ça l’était. Comme si Evan Kurtz et son destin n’était que de mon fait – le mauvais côté de l’égocentrisme, croire que même le malheur d’un type comme Kurtz n’était qu’à cause des choses qui avait un rapport avec moi et donc avec l’article.

Dès que j’ai vu la nouvelle à l’écran, j’avais téléphoné à Maria.

-Maria… Il faut aller voir Sniper… Il est à l’hôpital… Viens jusqu’ici on partira ensemble, dis-je avec une voix des mauvaises jours.

Pourquoi tant de précipitation ? Je devais le voir, régler ce putain de problème avant qu’il ne crève. Parce que s’il crevait avant que je le vois… Je n’osais même pas imaginer ce qu’il allait se passer…

Maria était arrivée un peu plus tard et on était parti avec ma voiture. Je roulais très vite comme si j’avais peur qu’il ne meurt avant que j’arrive.

-Il a fait un coma éthylique, dis-je pour la sixième ou septième fois à Maria depuis qu’elle était là.

Je m’étais habillé à moitié et pas coiffé du tout. Je devais ressembler à une véritable épave à cause des excès que je faisais depuis l’article – excès que je diminuais chaque jour, retrouvant petit à petit des couleurs.

On était arrivé à l’hôpital en un temps record. J’étais presque certain  de m’être fait flasher plus d’une fois sur le trajet – pas grave…

J’étais sorti de la voiture sans un mot suivi de Maria. On était entré dans le bâtiment et j’avais laissé Maria parler à la réceptionniste pour qu’elle nous indique la chambre de Sniper. Quand elle avait obtenu toutes les informations, j’avais suivis ma secrétaire jusqu’à la chambre du chanteur. Avant d’entrer, je m’arrêtai devant la porte. J’avais l’impression d’entendre quelqu’un parler à l’intérieur mais je n’en étais pas sûr. La télé, peut—être. J’avais regardé Maria, hésitant à entrer.

-Putain, et s’il est trop mal ? On devrait peut-être revenir un autre jour, dis-je plus aussi sûr tout d’un coup.

Sauf qu’il fallait le faire. Je savais que je n’avais plus le choix. Aider de Maria, j’avais fini par prendre mon courage à deux mains et on était entré dans la chambre.

Là, le spectacle était pire que je ne l’aurais imaginé. Même dans mes pires cauchemars, je n’aurais pas imaginé ça. Evan était sur son lit – des tuyaux lui ressortant de partout, les cheveux courts, le visage pale… méconnaissable. Sa voix, cassée par les années et aux notes parfois fausses n’enlevait rien aux paroles qu’il était en train de chanter les larmes aux yeux. Putain… Il avait raison. Je lui avais tout promis et il en était là. Evan était ravagé de l’extérieur mais rien n’avait touché son talent de parolier. J’étais pétrifié sur place, Maria à mes côtés.

-Il a raison… Je lui avais tout promis…, dis-je la voix tremblante plus pour moi et Maria que pour le chanteur qui ne semblait pas nous avoir entendu entrer.

J’avais avancé dans la pièce d’un pas hésitant. Putain, mais qu’est-ce que je pouvais bien lui dire.

-Je suis désolé…, dis-je mon regard croisant enfin celui de Sniper – le mien exprimant des regrets… Ouais des putain de regrets.

Je n’avais pas sur tenir son regard très longtemps regardant, maintenant, le sol. Le regard d’Evan était le seul qui me montrait mes échecs… Sans le savoir, j’avais pris la main de Maria –seul soutien que j’avais dans cette chambre d’hôpital aseptisée.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Lun 8 Aoû - 11:50


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C'était une mauvaise idée. C'était tout ce qui me passait pas la tête quand Daniele m'avait demandé d'aller à l'hopital avec lui pour voir Evan. C'est drôle comment un évènement pouvait faire basculer tout le reste d'une vie. Depuis l'article de l.a People, tout allait mal.  C'est vrai, Daniele n'aurait pas été mal, je n'aurais pas eu besoin de rester chez lui quelques jours, je n'aurais pas eu ce message d'Howard et cette demande d'habiter avec lui, je n'aurais pas eu l'idée de fêter nos dix ans de collaboration avec Daniele, nous ne serions pas partit en Italie, Howard n'aurait pas fait ce qu'il à fait pendant mon absence et je ne serais pas de mauvaise humeur en ce moment.

Mais il fallait faire profile bas, continuer d'avanver pour Daniele, pour mon patron. C'est moi qu'avais eu l'idée de faire une rencontre Evan/Daniele mais jamais j'aurais pensée la faire à l'hopital. C'était indescent et pourtant, pourtant, nous étions sur la route avec l'italien pour aller voir Kurtz. Sans cesse dans la voiture pour aller jusqu'à sa villa, je me répétais sans cesse que j'avais eu une mauvaise idée. Courageuse mais pas téméraire ma pauvre Maria. En quelque minutes, j'étais chez Ricci et nous étions partis. Et voilà où j'en étais. Silencieuse parce que j'avais la frousse. Parce que j'étais pas bien intérieurement mais qu'il fallait avancer parce que c'était mon job qui passait avant tout le reste.

Daniele avait répété, genre, six fois -j'avais arrêter de compter au bout de cette fois-ci- qu'Evan avait fait un coma ethylique. Et moi, je ne répondais pas, ruminant dans mon coin, silencieuse, la tête contre le carreau. Daniele allait bien voir à un moment ou à un autre que je n'étais pas dans mon assiette, mais peu importe, je ferais comme si de rien n'était parce qu'une fois encore, il passait avant moi-même.

J'avais donc pris mon rôle de secrétaire et l'avait jouer à la perfection, nous étions entrer dans l'hopital et, aimablement, j'avais demander la chambre du chanteur. Troisième étage, chambre deux cent six, porte de droite. Nous étions donc monté jusqu'à la dites porte puis Daniele s'est arrêter. Nous allions vivre un grand moment, j'en étais certaine. Mon patron fut inquiet, il avait raison, je n'allais pas dire le contraire. Me mettant face à lui, le recoiffant légèrement de mes mains et en le rendant un peu plus présentable, je l'avais avertit. "Il n'est pas question de faire demi-tour, durant tout le trajet je me suis dit que c'était une mauvaise idée, mais maintenant, on ne peut plus reculer alors vous allez toquer à cette porte et vous allez voir Evan!"

Le vouvoiement était revenu instinctivement mais là n'était pas la question, nous étions donc entré et le spectacle n'était pas si magique que cela. Nous avions en face de nous une épave lançant un chant larmoyant. L'atmosphère était étrange, et je savais que Daniele n'était pas bien, serrant son bras je ne pouvais détacher mon regard du chanteur assis dans son lit. Peut-être inconsciement, mon patron avait prit ma main, peut-être pour se donner du courage. Les mots de Daniele raisonnaient avec ceux d'Evan, je crois qu'ils étaient tous les deux plein de regrets, le moment allait être difficile et à cette instant, je me rendit compte que j'aurais dû boire plus de café parce que nous allions rester un moment ici.









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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Mar 9 Aoû - 19:13


Fame, Fortune And Glory

   
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Ma cigarette se consumait, pendue et tremblotante à ma bouche, pendant que j'étais en train de chanter la chanson que j'avais écrite sur ce pauvre bout de papier. La cendre devenait de plus en plus importante et n'allait pas tarder, sous mes tremblements, à menacer de tomber sur les draps de mon lit. Si ça arrivait et que ça prenait feu, ce serait le deuxième incendie que je provoquerais. Est-ce que ça ferait de moi un pyromane récidiviste ? Probablement pas. Le premier incendie, au centre de désintox' avait été déclaré comme étant un accident (malgré notre évasion) et celui-ci en serait réellement un parce que je ne me rendais même pas compte du danger éventuel que ça pouvait être de fumer dans mon lit d’hôpital.

Tout comme je ne m'étais pas rendu compte que j'avais de la visite... Ce n'est qu'une fois la chanson terminée que j'avais relevé les yeux et que j'étais tombé pile dans celui de Daniele. Je secouai la tête. Ça devait être un delirium tremens. Heureusement, plutôt que de rester bouche bée devant cette apparition (ce qui aurait fait tomber ma clope dans le lit), je me raidis. Puis, après cette seconde de surprise, je me remis à appuyer sur le putain de bouton des infirmières ! J'avais changé d'avis ! Ok, ok, c'est bon ! J'étais malade comme les docteurs n'avaient pas arrêté de me le dire depuis que j'étais ici. Mais c'était pas de l'alcoolisme, c'était de la schizophrénie, de la démence ou je savais pas quoi ! Mais je voulais bien qu'on me soigne maintenant.

Cependant, comme je leur avais déjà bien bourré le cul aujourd'hui et qu'en plus, vu comme j'appuyais sur le bouton, je devais avoir l'air plus en forme qu'autre chose vu de leur local, et bien personne ne vint.

Et ma vision de Daniele ne bougeait pas.

Ce n'est que quand je me retournai vers le fantôme du manager que je remarquai qu'il y avait une dame avec lui, qui le tenait par la main. Jeune, magnifique, blonde... Et heureusement, elle n'avait pas l'apparence de Barbara. Mon cerveau aurait explosé si ça avait été le cas.

De grosses larmes roulèrent de plus belle sur mes joues alors que je ne pouvais plus quitter de mes yeux si particuliers les traits de l'Italien. Il avait vieilli un peu, certes, mais il n'avait pas tant changé, c'était toujours le même visage ! Il ne souriait pas, mais s'il avait souri, j'étais sûr qu'il aurait rajeuni de 11 ans.

Avec tout ça, je n'avais évidemment pas entendu les paroles de Ricci... Je ne l'avais même pas regardé assez attentivement pour pouvoir lire sur ses lèvres...

Une tristesse infinie pouvait se voir sur mon visage. Aucune colère, aucune rage du type de celle que Gaïana avait pu entendre à travers la porte d'entrée de l'appartement. Non. Que des regrets, parce que je m'en voulais, parce que c'était de ma faute.

J'étais sûr et certain d'être en plein délire.... Ou pire...

Je m'adressai à Daniele d'une voix rauque et pleine de sanglots, persuadé d'avoir tué le dernier membre restant de The Army en dehors de moi-même.

-Dany... Dany tu peux pas mourir ! T'es le meilleur, hein ? Tu te rappelles ?

Mon regard pivota vers la jeune femme qui l'accompagnait et je serrai mes mains l'une contre l'autre, en prière, persuadé qu'il s'agissait d'un ange. Pour moi, c'était l'explication la plus logique à la présence de Daniele dans cette chambre d’hôpital, plus encore que les hallucinations. Il était mort. C'était son fantôme que je voyais. Je m'adressai à la dame.

-S'il vous plaît, ne l'emmenez pas avec vous, ok ? J'irai à sa place... Je veux aller à sa place.

Qu'il soit prévu qu'il aille au paradis ou en enfer, je voulais aller à sa place...

Et peut-être que j'aurais ni à attendre, ni à supplier tant que ça parce que vu l'angle dangereux que faisait maintenant la cendre qui pendait de ma clope, j'allais pas tarder à griller dans mon lit...  

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Mer 10 Aoû - 17:53


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Maria avait été silencieuse pendant tout le trajet. Je n’arrivais pas à en déterminer la cause – la seule chose qui comptait pour moi c’était qu’elle soit à mes côtés, mais la voir ainsi ne me disait rien de bon. J’étais de toute façon trop pris par la nouvelle que j’avais eu sur l’ancien chanteur de The Army que je n’avais pas osé poser la question à ma secrétaire. La réponse m’était venue d’elle-même – comme par magie – quand j’avais essayé de me défiler devant la porte de la chambre d’Evan. Ma secrétaire – autrefois emballée par l’idée des retrouvailles entre moi et Evan – trouvait que c’était une mauvaise idée – mais que c’était bien trop tard pour rebrousser chemin.

-Bien, chef… Vous m’avez recoiffé, je n’ai plus le choix, dis-je avec un maigre sourire avant d’entrer.

Ce n’était pas une bonne idée… Elle avait raison. Je le sentais aussi – mais le fait est qu’il fallait le faire.

Je l’avais fait. J’étais entré dans la chambre de Sniper – une chambre aseptisée qui puait l’hôpital. Je détestais ce genre de lui depuis mon enfance. Le dernier – et seul et unique – souvenir que j’avais de ma mère avait lieu dans un hôpital. L’endroit où elle est morte.

Même si le pire n’était pas tant l’endroit mais la chanson que chantait Evan. Quelque chose de très pure qui me rappelait pourquoi j’avais fait signer The Army il y a des lustres. L’émotion, c’est toujours ça qui avait fait le succès du groupe. Égocentrique, j’avais le sentiment que les paroles m’étaient personnellement adressées. Je m’étais senti mal et j’avais bafouillée des excuses me plaçant devant Evan.

L’instant où nos regards s’étaient croisés, j’avais cru que mon cœur allait définitivement lâcher. J’avais serré la main de Maria – mon unique soutien et le meilleur que je pouvais avoir. Putain… J’avais pris un grand inspiration regardant le pauvre Evan appuyer frénétiquement sur le bouton d’urgence… Personne n’était venu pour l’aider – à l’instar de moi ses dix dernières années. Il était la matérialisation de mes regrets et de mes échecs. Ses larmes avaient coulé encore et j’avais serré plus fort la main de ma secrétaire.

-Je suis désolé de t’imposer ça, marmonnais-je à cette dernière d’une voix tremblante.

J’étais désolé aussi de me l’infliger à moi-même. Evan avait changé du tout au tout. Son visage autrefois jovial et insouciant – un peu comme Eddy Cort… - était amoché par la tristesse.

-Il vaut mieux qu’on parte…, marmonnais-je à nouveau à ma secrétaire – beaucoup moins sûr de moi.

Je n’avais pas eu le temps de mettre ma parole à exécution. Evan avait ouvert la bouche – sa voix était rauque et cassée très loin de ce que j’avais connu de lui. Ses mots m’avaient fait comme un coup de poignard en plein cœur.

Il n’y avait pas de haine dans la voix d’Evan. Il n’y avait pas d’envie de vengeance. Il avait juste peur que je sois mort. Il avait peur pour moi. Après tout ce qu’il avait traversé en partie par ma faute, il avait encore cette putain d’affection pour moi – et ça faisait bien plus mal que la haine. Son groupe m’avait fait gagner la gloire, la puissance et tout ce qui s’en suit et en échange une bonne partie d’entre eux étaient mort et tout ce que Sniper avait peur c’était que je le sois aussi.

Aucun son n’arrivait à sortir de ma bouche et le chanteur s’était adressé à Maria. Il était prêt à mourir à ma place. C’était trop.

-Je ne suis pas mort Evan, dis-je avec un trémolo dans la voix – celui qui annonçait que j’allais chialer si ça continuait. Et je ne veux pas que tu crèves à ma place, putain…

J’avais retenu mes larmes et j’étais bien trop pris par mes propres émotions que pour voir qu’on allait peut-être tous finir cramer par la cigarette d’Evan – répétant ainsi l’épisode de 1967 au centre de désintox’.

-Je suis désolé… J’ai foiré..., dis-je sur le même ton.

Première fois que le grand Ricci The Best avouait un échec. Putain, tout aurait été plus facile s’il m’en avait voulu.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Jeu 11 Aoû - 10:03


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C'était un spectacle assez fort que nous avions en face de nous, Daniele était à deux doigts de chialer et fallait que je me l'avoue, moi aussi, mais il fallait qu'un de nous deux soit fort et j'avais décidé que cela serait moi car après tout, je n'avais rien à voir avec cette histoire. J'étais simplement le soutien de Daniele. La voix d'Evan, quoi que devenue un peu rauque depuis les années 70, était toujours aussi belle, mais elle avait une pointe de mélancolie, quelque chose de triste et c'est ce qui rendait la chose très difficile.

Difficile avais-je dis? Les larmes montaient de plus en plus quand Daniele serra encore plus ma main, me marmonant des excuses. "Je devais être là" avais-je réussis à prononcer en chuchotant. Je ne sais toujours pas comment ses paroles ont réussis à sortir de ma bouche tant l'atmosphère de la pièce me laissais sans voix.

J'avais fais plusieur scénarios dans ma tête, le coussin qui vole dans la tête de Daniele avec un Evan qui l'insulte de tous les noms lui disant qu'il ne voulait plus le voir, une explosion d'injures entre les deux hommes ou encore un combat...Mais jamais, oh grand jamais, j'aurais pensée que cela se passe ainsi. C'était calme, remplit d'émotion. Le respect était toujours là et, bizarrement, l'amour que les deux hommes se portaient l'un à l'autre, une amitié si forte qui, malgré toutes ses années, malgré toutes les merdes qui leurs étaient arrivés. C'était tristement beau de les voir là, comme ça et pourtant je me disais que les conditions étaient alors très bonnes pour qu'ils parlent.

Et pourtant Daniele voulait partir, sans rien dire, je lâchai sa main et posa ma main en bas de son dos, comme pour le forcer à rester ici. Il ne pouvait plus se dégonflé à présent.

Evan pensait d'abord qu'il était mort, s'adressant alors à moi, pour je ne sais quelles raisons au début, je n'arrivais pas à aligné deux mots. C'est quand Daniele parla que je compris qu'il me prenait pour un ange. Ironie de la chose, j'étais loin d'être un ange, j'étais loin d'être pure et répandre le bien autour de moi n'était pas vraiment ce que je faisais selon moi.

La voix de Daniele était remplit de trémolos ce qui rendait la chose presque insoutenable pour moi. Toutes ces années à ne rien dire avait fait qu'aujourd'hui, il était fragile, aussi fragile qu'Evan. Je n'osais rien dire, voulant simplement définir ce que Daniele ressentait quand il ne pouvait pas parler. J'étais son traducteur de pensées.



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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Sam 13 Aoû - 17:08


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Je ne pouvais pas entendre Daniele. Je le remarquai quand ses lèvres bougèrent, mais je pus lire sur celles-ci, cette fois. C'était un réflexe qui était venu avec le temps, à force de ne pas entendre et encore plus depuis que je n'avais plus qu'un seul appareil auditif fonctionnel. Mon manager, mon ancien manager, m'annonçait qu'il n'était pas mort. Alors je tendis brusquement la main vers la table de nuit où gisait mon appareil auditif que je remis en place, dans un son grésillant, j'entendis Daniele dire qu'il ne voulait pas que je crèves à sa place.

J'avais du mal à y croire. Il n'était pas mort et ce fut un soulagement instantané. Le trémolo dans sa voix, je ne le captai pas. Mon aide à l'audition ne marchait plus assez bien et je pouvais prendre ça pour une défaillance du système.

Par contre, j'avais toujours d'aussi bons yeux qu'au premier jour et je ne pus pas rater les larmes qui se formaient au bord des yeux de l'Italien. J'avais laissé retomber mes mains sur ma couverture, mouvement qui fit aussi tomber la cendre de ma cigarette sur celles-ci, me brûlant au passage. J'eus un mouvement réflexe, envoyant le tout par terre, évitant sans le savoir un incendie, la cendre s'éteignant lentement sur le linoléum au sol. J'inspirai un grand coup avant de soupirer, ne quittant pas Daniele des yeux. Il était vivant, bien vivant !

Mais fallait que j'en sois sûr.

Je retirai ce qui restait de ma clope de ma bouche et l'écrasai sur la table de nuit, déglutissant difficilement en essayant de calmer mes sanglots. Ok, Daniele n'est pas mort... Mais qu'est-ce qu'il faisait là alors ?

Je lui fis signe d'approcher, fallait que je le touche pour être sûr que ce n'était pas une hallucination. J'en avais parfois à cause du delirium tremens, et je voyais Daniele aussi. Sauf que dans mes hallucinations, il avait toujours une vingtaine d'années, comme la dernière fois que je l'avais vu. Il portait toujours les mêmes vêtements aussi. Mais ce Daniele-là, celui qui se tenait juste devant moi, n'était pas le même.

Je lui fis signe d'approcher et quand il le fit, j'attrapai son t-shirt d'une main tremblante... Le vêtement était tangible. Je tirai doucement dessus pour le faire asseoir sur mon lit, ce qui me permettrait d'atteindre son visage. Je ne l'avais jamais vu habillé aussi simplement, sauf peut-être quelques fois en pleine nuit en tournée où on était tellement bourré qu'on faisait n'importe quoi dans les couloirs des hôtels où on séjournait... Sinon, Daniele avait l'habitude de faire attention à son style...

J'eus un pauvre sourire, remarquant, quand je pus toucher son visage du bout des doigts, qu'il était bel et bien réel.

-T'as oublié de te coiffer, putain, Dany...

Je passai ma main tremblante de manque dans mes propres cheveux, m'attendant presque à ce qu'ils aient retrouvé la longueur qu'ils avaient du temps où on tournait avec The Army.

J'eus un rire jaune en remarquant que ce n'était pas le cas. On n'était pas retourné en arrière simplement parce que Daniele s'était pointé. On était toujours sur la même ligne du temps merdique. Les autres n'avaient pas ressuscité.

-Je parie que c'est quand même moi qui ait la plus sale gueule des deux...

Mais Daniele était vivant. Et il était venu me voir. Onze ans que je l'attendais. Mais finalement, il respectait sa promesse et il venait me voir, comme l'ami qu'il était.

-Mieux vaut tard que jamais...

J'avais dit ça comme si tout le monde pouvait entendre mes pensées.

Mon regard se tourna alors vers là où se tenait l'ange un peu plus tôt. Je m'attendais à ce qu'elle ait disparu, à ce qu'elle ait été complètement issue de mon imagination. Mais non, elle se tenait toujours là, elle n'avait pas bougé. Puis, mon attention se reporta, interrogatrice, sur Daniele.

-Et elle, c'est qui ? Ton épouse ?

Qu'est-ce qui avait bien pu se passer en onze ans pour le manager ? Il était peut-être marié, il avait peut-être des enfants, qui sait ? J'avais bien une fille, moi... Mais j'étais content qu'elle ne vienne pas ici. Je ne voulais pas que Jess me voit comme ça.

Je regardai à nouveau la magnifique dame blonde...

-Je suis désolé, vous pouvez approcher... J'ai une tronche à faire peur, mais je mords pas...

J'essuyai ensuite mes larmes puis grattai l'arrière de mon oreille d'une main, là où la peau était bouffée par l’eczéma...   

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Dim 14 Aoû - 13:33


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Maria était mon seul soutien mais je m’en voulais tout de même de l’avoir amené ici – j’avais été égoïste de croire que cette réunion ne toucherait que moi. J’étais mal à l’aise et au bord des larmes mais ma secrétaire – elle – était forte et avait dit qu’elle devait être là. Sans elle, je ne serais jamais venu faire face aux fantômes du passé.

La charge émotionnelle que contenait cette pièce était trop grande pour un type qui était réputé impitoyable et égocentrique comme moi. C’était tout ce flux de regret que j’avais toujours voulu éviter dans ma vie. Tout était trop fort et j’avais marmonné que je voulais partir – me dégonflant comme je ne l’avais jamais fait dans ma carrière. La main de Maria dans mon dos m’avait empêché de prendre la fuite – elle, elle ne fuyait pas.

Quand Evan avait ouvert la bouche, mon putain de mon s’était écroulé. Car il ne m’en voulait pas – pire, il avait peur pour moi, peur que je sois mort et pas lui. Evan était pris dans un sorte de malédiction où tous ses amis mourraient et lui survivait vaguement dans un monde qui n’avait sans doute plus rien à lui donner – et il me considérait comme un ami, il l’avait toujours fait. J’avais calmé ne pas être mort sans l’assurance qui m’avait toujours caractérisé. J’avais essayé d’expier mes fautes en disant que j’avais foiré. J’avais l’espoir que ça serait suffisant.

Evan - je m’en rendais compte que maintenant – avait bien failli provoquer un incendie mais il se débarrassa des cendres à temps. J’avais eus une pensée pour notre désintox’ de 67 – probablement le moment de notre vie où j’ai été le plus proche d’Evan. Ce qui pouvait avoir paru comme une mésaventure était maintenant un bon souvenir coincer dans un passé lointain - révolu et dont personne n’était plus le même qu’à l’époque.

Evan avait voulu que je m’approche. J’étais hésitant au départ jetant un regard à Maria pour essayer de décrypter chez elle ce que je devais faire. J’avais approché l’ancien chanteur – persuadé à 600% que j’allais me prendre un jeton pour avoir participer à la mort de ses trois amis. J’avais approché et j’avais fermé les yeux quand il avait attrapé mon tee-shirt. Il avait touché mon visage qui devait être légèrement différent qu’à l’époque et j’avais rouvert les yeux – quand j’avais jugé qu’Evan n’allait pas me foutre une branlée. Il m’avait fait assoir – je détestais les lits d’hôpitaux. Une simple réflexion d’Evan et son sourire – que je voyais pour la première fois depuis 1971 – avait un peu adoucis l’atmosphère.

-Je sais, dis-je en mimant son sourire.

Le style Daniele… Le style… C’est ce que je disais souvent à Evan autrefois – et à d’autres. Aujourd’hui, c’était moi qui faisais pâle figure – même si Evan, toujours avec un peu d’humour, pensait le contraire.

-Comme toujours, dis-je toujours avec le même sourire. On ne change pas sa tête…

Je cherchais l’humour parce que c’était la seule échappatoire face aux émotions qui fluctuaient dans la pièce. J’étais venu, Evan était en vie, fin de l’histoire. Sauf que je n’allais pas m’en tirer à si bon compte. Evan n’avait toujours pas de haine et se contentait de penser qu’il valait mieux tard que jamais. Putain, 10 ans, Evan ! 10 putains d’années. C’est pas tard… C’est trop tard. J’avais baissé les yeux me mordant la lèvre. S’il n’y avait pas eu l’article, je ne serais jamais venu – c’était une fatalité.

Evan avait regardé Maria. Il ne la connaissait pas car Maria avait été engagée après la cassation du contrat avec The Army. Evan avait posé la question croyant qu’il s’agissait de mon épouse – j’étais plus le même qu’en 1972 mais pas à ce point-là.

-Non, dis-je avec un petit rire. C’est ma secrétaire.

J’avais envoyé un regard à Maria – où on voyait un peu plus d’assurance qu’au départ. Evan s’était adressé à elle.

-Il y a pire comme sale tronche, Evan, dis-je pour le rassurer.

Il était quand même salement amoché – par l’alcool et par je ne sais pas quoi d’autre.

-Maria est ma secrétaire depuis 10 ans… C’est la meilleure qui soit, dis-je pour parler d’autre chose que de lui et moi.

J’avais continué de regarder Maria et uniquement elle.

-N’est-ce pas, Maria ?
, dis-je en souriant.

Je ne savais pas quoi dire à Evan. Je m’étais excusé. Qu’est-ce que je pouvais faire de plus ?

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Mer 17 Aoû - 17:35


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J'avais concience de ma position, je devais être le pilier, la personne sans sentiment, sans que ce moment de retrouvaille me touche, je devais être la plus forte de la pièce. Mais c'était tellement dur...Voir Evan aussi mal en point...Et Daniele... Je n'avais aucun mots pour le décrire. Je ne l'avais jamais vu comme cela. Chaque hommes à ses faiblesses et je dévourais de plus en plus quelles étaient les siennes. Je ne pouvais m'empêcher de penser que tout était arrivé une année avant mon arrivé chez Ricci...Si j'avais été là avant, j'aurais pu faire quelque chose, tout aurait été, sans doute, différent...

Evan avait remit son appareil auditif, au moins, j'étais certaine que mon idée de le remettre debout pouvait se faire, mais ce n'était peut-être pas le bon moment de le dire. Non, en fait il fallait sans doute que j'oublie cette idée pour le moment. Evan était mal en point mais je savais que tous mes espoirs étaient fondés et pouvaient se réalisés. Je voulais qu'Evan se retrouve et revienne, pas forcément pour redevir chanteur, mais tous simplement pour se sentir existé à nouveau et je suis sûre, à présent, que Daniele serait du même avis que moi.

Au moins, nous ne serions sans doute pas là, ma main dans le bas du dos de Daniele, qui voulait fuir. Mais non, je ne le permettrait pas. Il allait dénoué cette situation et tout irait pour le mieux. Tout sera réglé quand nous sortirons de cette chambre. Quitte à y rester la nuit.

Daniele était confronté à son passé de mauvais gosse. Devant une idée qu'il s'était forgé au fil des années et qui; d'un coup, se casse en mille morceaux. Evan ne lui en voulait pas, il était même sacrément ému de le voir. Moi qui pensait que cette rencontre allait être remplit d'injure s'avérait être un évènement tristement beau et émouvant. Pendant des années, Daniele avait cru qu'il le detestait et pourtant, c'était faux. Evan était son ami. C'était ce genre de chose qui donnait la définition de l'amitié. Daniele lui avait fait des crasses et il ne lui en voulait pas...

J'avais mis un moment à me rendre compte qu'Evan allait mettre le feu à la chambre, fort heureusement, ce ne fut pas le cas et l'incendit fut évité. Daniele me regarda, comme si j'étais la personne qui le manipulait tel un pantain, pour me demander si la requête d'Evan de s'approcher était bonne, j'hochai un peu la tête et il s'installa à ses côtés. Je crois que ce moment où les mains du chanteur se posèrent sur mon patron, restera à jamais graver dans ma mémoire. C'était si émouvant et pourtant, je devais rester neutre. Il avait fallut dix ans pour ces retrouvailles, mais je pense que cela en valait la peine. L'ancien chanteur annonça alors à l'italien qu'il n'était pas coiffé, un sourire s'étira de mes lèvres, c'est vrai qu'un coup de peigne, au lieu de mes doigts, n'aurait pas été de refus, mais peu importe.

Je voyais l'émotion de Daniele, et je sentais à sa voix et son attitude qu'il cherchait à garder le style. Puis, Evan m'avait regarder. Bon sang, à l'époque j'aurais crier comme une groupie rien qu'à ce regard. Il cru d'abord que j'étais mariée à Daniele. Mes joues rougirent en un instant et, avec un doux sourire, je fis un non de la tête. "Daniele vient de vous répondre...Je m'appelle Maria."

Daniele avait ensuite annoncé que j'étais la meilleure, il osait me regarder dans les yeux, ces mêmes yeux dans lesquels je m'étais perdu à Rome. Je lui fis un petit sourire. "Bien sûre, je pense que personne au monde aurait pu vous faire venir ici à part moi et Erik peut-être." C'est à cette instant que je pris mon courage à deux mains et m'approcha doucement des deux hommes. En fait, je me sentais un peu de trop, je n'avais aucunement vécut ce qu'il c'était passé et pourtant, j'avais l'impression que mon devoir était d'être ici avec eux. "Avec un coup de peigne, monsieur Kurtz, vous serez le plus beau des hommes dans cette pièce" Lui dis-je pour taquiner les deux hommes, lançant un clin d'oeil à l'ancien chanteur.


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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Ven 19 Aoû - 16:44


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Mes larmes avaient diminué et celles qui coulaient encore étaient des larmes à la fois de joie et de soulagement. Daniele n'était pas mort, ce n'était pas son fantôme que j'avais devant moi, comme me l'indiqua très vite le contact de la peau chaude de son visage au bout de mes doigts tremblants. Je voyais bien dans ses yeux tous ses regrets, et ça me suffisait. Pourquoi je l'engueulerais, pourquoi j'envenimerais les choses, quand un moment que j'attendais depuis une décennie se produisait enfin ?

L.A. People pouvait bien raconter n'importe quoi, ce n'était pas Daniele qui m'avait éclaté les tympans : j'avais toujours souffert d'otites chroniques et je ne m'étais jamais soigné convenablement. Ce n'était pas Daniele qui avait provoqué l'overdose de Nuts : c'était un junkie depuis l'adolescence. Ce n'était pas Daniele qui avait tiré une balle dans la tête de Captain : c'était sa dépression suite à la mort de son père qui avait gagné. Et enfin, ce n'était pas non plus Daniele qui avait fait quitter la route à la voiture de Sherman : c'était simplement pas de bol, et peut-être le trop plein d'alcool aussi.

Daniele n'y pouvait rien, si j'étais maudit.

Et Daniele était le seul qui restait. Alors je comptais bien le protéger de cette malédiction comme je pouvais.

Je lui avais fait une remarque sur ses cheveux, mais j'avais aussi précisé que j'étais loin d'être mieux... Ce que Daniele s'était empressé de confirmer avec une pointe d'humour.

J'avais alors fait plus attention à la femme qui était dans la pièce puisqu'elle était réelle, elle aussi. Je l'avais prise pour l'épouse de Daniele. Elle était magnifique et je ne doutais pas qu'elle soit au goût de mon ancien manager, mais en plus, ils avaient eu l'air tellement proche, main dans la main, quand ils étaient arrivés.

Daniele me répondit qu'elle n'était pas son épouse mais sa secrétaire... Il n'avait jamais eu de secrétaire, autant que je me souvienne, du temps de The Army. Il n'y avait jamais eu que nous cinq...  J'avais alors regardé l'Italien et rigolé...

-Ah ah... Tu te prends pour Jimmy Reed?

Lui et le pseudo boss de BSC avaient été (et étaient peut-être toujours) amis. Et cet enfoiré de blondinet avait toujours été entouré de très jolies femmes avec lesquelles il paradait. J'espérais toutefois que Daniele traite sa propre secrétaire un peu mieux que ne le faisait Reed. Parce que même si mes souvenirs de ce gars étaient plus que brumeux, ça, ça ne m'avait pas échappé.

J'eus la réponse directement puisque Daniele affirma qu'elle était la meilleure. Et ça me rassura. L'Italien avait eu beau être très proche de Reed, il n'était jamais devenu comme lui. Il y avait de l'humanité en Daniele Ricci, même s'il avait toujours essayé de prétendre le contraire.

La secrétaire avait alors parlé mais elle était toujours un peu loin du lit et je n'avais qu'un seul de ces putains d'appareils auditifs qui, en plus, commençait à me lâcher. Je regardai attentivement ses lèvres en fronçant les sourcils pour essayer de comprendre ce qu'elle disait avec les bribes que j'entendais plus le mouvement de ses jolies lèvres. En plus, elle avait un sourire très doux et un regard intelligent, rien à voir avec les potiches de Reed.

-Heu... Maria, c'est ça ?

Je lui refis signe d'approcher de ma main qui avaient toujours ces putains de spasmes...

-Approchez-vous, s'il vous plaît... Je ne vous entends pas, de là...

C'était peut-être la première fois que j'avouais ne pas entendre. D'habitude, je préférais faire semblant de comprendre et d'entendre... Mais là, j'étais un peu crevé pour faire des efforts et puis... Et puis j'étais avec Daniele et sa présence me rassurait. C'était le seul qui restait à avoir été vraiment proche de moi hormis mon propre père... Je ne pouvais même pas dire ça de ma petite Jess... Putain.

Je crus encore comprendre que la jeune femme parlait d'Erik, mais sans certitude... Erik... Lui aussi avait fait partie de mon monde, ce monde dont j'avais l'impression qu'il était tout doucement en train de se reconstruire brique par brique alors que je l'avais cru détruit à jamais.

Elle avait fini par s'approcher, ce qui me détendit un peu. J'allais pouvoir entendre un peu mieux sa voix, voir si elle était aussi douce que son visage. Je tapai un coup sur mon lit pour l'inviter à s'y asseoir. Comme ça, j'avais Daniele assis d'un côté et la secrétaire de l'autre. Et je me sentais d'un coup un peu moins seul que durant ces 10 dernières années.

J'eus un pauvre sourire quand elle affirma, maintenant que je l'entendais, qu'un coup de peigne et j'aurais bien meilleure mine, jusqu'à être même plus beau que Daniele.

-Vous êtes gentille... Vous pouvez m'appeler Evan... Monsieur Kurtz, c'est mon père...

Je lui souris puis, je baissai mes yeux sur mes deux mains posées sur le lit et qui tremblaient tout comme le reste de mon corps d'ailleurs, de même que je suais à mort. J'avais envie de boire un coup, j'en avais besoin, mais je n'associais pas du tout les tremblements au manque d'alcool, vu que je ne m'étais jamais considéré comme alcoolique malgré le nombre de fois où Babs m'avait dit que je l'étais, soit en criant, soit en pleurant.

Je soupirai, à moitié fatigué, à moitié inquiet par ce symptôme qui n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter puis regardai Daniele avec dans les yeux toutes la détresse du monde...

-Je veux que ça s'arrête. Il faut que ça s'arrête...

Je pris un coin du drap blanc qui me couvrait et essuyai la transpiration qui me dégoulinait du front.

-Un de vous aurait une foutue clope ? S'il vous plaît? 

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Sam 20 Aoû - 15:24


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10 ans… 10 ans qu’on n’avait pas été aussi proche lui et moi. C’est une éternité. Quand Evan avait ouvert la bouche, je m’étais rendu compte que j’avais oublié son ton de voix. En le regardant de plus près, j’avais aussi remarqué qu’il n’avait pas tant changé que ça. Il avait vieilli et son visage était marqué par les excès mais c’était toujours Sniper.

Il se demandait qui était la femme qui m’accompagnait – Maria n’étant pas encore entrée en fonction à la fin de The Army. J’avais précisé qu’il s’agissait de ma secrétaire. Ça avait fit rire Evan – putain, le voir rire malgré tout ce qu’il avait traversé c’était un miracle – qui avait fait le parallèle avec mon ami Jimmy.

-Je suis meilleure que Jimmy, dis-je avec un sourire en coin.

J’avais toujours pris Jimmy Reed en exemple quand je suis arrivé à L.A. Tout ce qu’il avait, je le voulais en plus grand. Jimmy avait une grand villa à Malibu, j’avais eu une grand villa à Berverly Hills ; Jimmy avait un secrétaire, j’en avais une mais bien meilleure que la sienne ; Jimmy faisait des fêtes, je faisais des meilleures que lui – c’est du moins comme ça que je le percevais. Il ne me manquait plus qu’à dépasser sa fortune mais pour ça, je devais encore attendre l’héritage – et quand j’hériterais nulle besoin de préciser que l’empire de mon père vaut le triple en argent que celui du défunt père de Reed.

Maria s’était elle-même présentée et j’avais précisé qu’elle était la meilleure – je le pensais et je ne cessais de le lui dire. Je voyais qu’Evan essayait de se concentrer pour entendre Maria. Il lui avait demandé d’approcher… Mon sourire s’était fait triste. J’avoue avoir espéré - pendant mes nuits alcoolisées où j’essayais de savoir où j’avais merdé pendant la période The Army – qu’il serait possible de remettre Evan sur scène. Déjà, je voyais cet espoir anéanti. Maria avait parlé d’elle et Erik.

-C’est vrai, vous avez raison… Sans vous et Erik, je n’aurais pas eu la force de venir ici, dis-je en toute sincérité.

Maria s’était approchée de nous. J’avais souri à ma secrétaire. Sans elle, tout aurait été plus difficile. Je ne crois pas pouvoir m’en séparer un jour… Elle avait fait un compliment à Evan – je la savais très fan de mon ancien groupe et ça devait être émouvant pour elle aussi. Evan l’avait remercié. Putain, la gentillesse de ce mec m’avait toujours dépassé. Il était le plus gentil et c’était lui qui gisait ici avec les mains qui tremblaient de manque. Ça le fatiguait et il voulait que ça s’arrête. J’avais baissé un peu les yeux. Je ne pouvais pas l’aider pour ça… Je ne pouvais pas l’aider pour grand-chose – et je détestais cette sensation d’échec.

La clope, ça je pouvais faire. J’avais sorti mon paquet de cigarette et en avait donné un à Evan.

-Tiens
, dis-je en souriant.

Je lui avais allumé.

-Pour les tremblements, j’ai bien peur que la seule solution soit d’attendre
, dis-je en soupirant. Tu as de la chance, t’es à l’hosto, ça sera plus simple.

Les infirmières pourraient l’y aider. C’était toujours mieux que de se taper ça tout seul dans son coin.

Pour l’aider à oublier, je préférer faire la conversation.

-Comment va ta fille ?, dis-je tout d’un coup.

C’était la première chose qui m’était passé par la tête. Je savais qu’Evan adorait sa fille.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Lun 22 Aoû - 16:46


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Evan avait rit, c'était un rire rauque qui définissait son état alarmant mais c'était tellement bon de l'entendre rire, c'était beau. Il fit la comparaison entre Daniele et Jimmy.  Ce n'est pas vraiment les mêmes personnes, même s'il se ressemblaient tous les deux cependant, sur certain point, Jimmy était loin d'être comme Daniele. J'eu un petit sourire quand mon patron annonça ne pas être comme lui. "Daniele est loin d'être comme Jimmy, sinon cela ne ferait pas dix ans que je travail pour lui." avais-je dis une fois près d'eux.

En me présentant, loin des deux garçons, je n'avais pas remarqué la concentration d'Evan, c'est seulement quand il me demanda de m'avancer qu'honteuse, je m'approchai. "Désolé." Avais-je bredouiller avant de venir vers eux. J'avais vu le sourire triste de mon patron, pour simple motivation, je l'avais regarder avec un doux sourire. Rien n'était perdu, nous avions tous les deux envie de le revoir sur scène mais ce n'était pas de suite qu'il fallait en parler. Aujourd'hui, le simple fait d'être avec lui et de voir parler Daniele et lui était une bataille gagné.  En m'approchant, j'avais sortie un mouchoir de mon sac pour le donner à Evan pour qu'il puisse enlevé les larmes qui coulaient sur ses joues alors qu'il me demanda de l'appeler Evan, j'eu un petit sourire. "Ce sera le cas..Evan."

Il nous avait demander une cigarette. Ne fumant que très peu, je n'en avait pas sur moi mais j'aurais été capable de lui acheté un paquet juste pour lui faire plaisir. Heureusement, Daniele en avait et lui en donna une. Moi, j'observait, tout simplement. Ses tremblements allaient sans doute s'arrêter un moment ou à un autre, c'était dû au manque de l'alcool sans doute et j'étais certaine qu'on allait réussir à le faire sortir de cette addiction.

Puis, Daniele changaz de sujet, parlant de la fille d'Evan. Ce n'était peut-être pas une bonne idée mais bon, il faisait ce qu'il pouvait.


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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Jeu 25 Aoû - 15:42


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Daniele affirma être meilleur que Reed, ce qui n'avait rien d'étonnant puisque Daniele avait toujours dit être LE meilleur. D'ailleurs, il adorait ce surnom qu'il s'était donné, « Ricci The Best ». Quant à Maria, elle le disait carrément différent. Je hochai la tête, d'accord avec elle. D'autant plus d'accord qu'elle disait qu'elle ne serait pas restée employée dix ans pour mon ancien manager si ça avait été le cas.

Ça remontait à loin, me je pensais bien me rappeler que beaucoup de filles couraient après Jimmy Reed à l'époque. Il était riche, distingué et n'avait rien, physiquement, d'un monstre avec ses cheveux blonds et ses yeux clairs... Mais vu de l'intérieur, c'était pourtant le cas... Si Daniele était un coureur de jupons, je ne savais pas vraiment comment on pouvait qualifier Reed si ce n'était par les mots de Nuts : « un connard de macho fini ». Ce souvenir me fit sourire, nostalgique, mais les larmes ne se remirent pas à couler pour autant. J'avais peut-être atteint mon quota pour la journée, à ce niveau-là.

Maria allait m'appeler Evan, comme je lui avais gentiment demandé de le faire. Je n'étais plus que Evan, désormais. Pas Monsieur Kurtz, ce que je n'avais jamais été, mais plus Sniper non plus.

J'avais réclamé un clope et Daniele m'en avait donné une et l'avait allumée, ce qui me fit me détendre encore un peu plus bien que les tremblements ne s'arrêtèrent pas pour autant. Je soufflai la première bouffée avec un regard reconnaissant pour l'Italien.

-Marlboro... Y a des trucs qui changent pas.

Et c'était rassurant. J'avais passé 10 ans enfermé chez moi et avoir quelques repères maintenant que j'étais, par la force des choses, sorti de mes quatre murs, c'était bon d'avoir quelques repères, même si ça ne tenait qu'au choix des clopes de mon manager.

Daniele me demanda comment allait Jess et mes mains tremblèrent de plus belle. J'attrapai en grognant celle qui tenait ma clope avec l'autre pour essayer de la maintenir en place, ce qui n'était pas vraiment fructueux. Je ne me remis pas à pleurer, cela dit. Je m'étais fait une raison : Jess était bien mieux avec sa mère qu'avec moi. Et je préférais aussi qu'elle ne vienne pas me voir ici. Je n'avais prévenu personne. Peut-être que l’hôpital l'avait fait, j'en savais rien. Mais ça devait se savoir à l'extérieur, puisque Daniele était ici. Et puis mon père, vu qu'il était passé, avait peut-être prévenu Babs, mais comme j'ignorais qu'il était passé, ça ne m'avançait pas beaucoup.

-Heu...

Je m'éclaircis la gorge...

-J'en sais rien... Je sais pas...

Je baissai les yeux et tirai sur ma clope avant de reprendre.

-Elle vient de temps en temps me voir à l'appartement, maintenant qu'elle fait les trajets toute seule pour aller à l'école. Mais...

Je relevai des yeux effrayés vers Daniele, puis Maria...

-Je ne sais pas quand c'était la dernière fois. Je ne sais même pas quel jour, quel mois on est...

J'étais complètement paumé.

-J'espère qu'elle va bien...

Un pauvre sourire se dessina sur mes lèvres et je regardai Maria.

-Ma petite s'appelle Jess... Elle appelait Daniele « Lele »...

Que de bons souvenirs, ça, même si à l'époque, j'étais déjà séparé de Babs. Au moins, je passais encore officiellement quelques moments avec ma fille avant que sa garde ne me soit intégralement retirée.

Je m'adressai ensuite tant à Maria qu'à Daniele.

-Comment vous avez su que j'étais ici ? Je n'ai téléphoné à personne...

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Jeu 25 Aoû - 20:54


Fame, Fortune And Glory

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Jimmy était l’un de mes meilleurs amis – bon, je dis ça, mais la notion d’amitié a toujours été quelque chose d’abstrait pour moi – mais j’étais différent de lui surtout en ce qui concernait les femmes. On aimait bien s’en taper tous les deux mais j’avais du respect pour chaque femme que je touchais. Lui, il les méprisait – mais ça ne me regardait pas, Jimmy faisait ce qu’il voulait. Maria avait confirmé – en s’approchant de nous – que si j’avais été comme le blond elle ne serait pas restée 10 ans avec moi.

-Ça c’est une évidence..., dis-je en souriant à ma secrétaire.

Je savais qu’elle détestait Jimmy mais essayait toujours de mordre sur sa chique quand il était dans le coin pour les convenances.

Maria s’était excusée à Evan avant que tout deux ne se présente comme il le faut. Ça faisait drôle de voir ces deux-là parler. C’était comme si deux parties bien distinctes de ma vie s’étaient enfin connectées – ce qui était un peu le cas quelque part.

Evan souffrait de tremblement et j’avais accédé à sa demande en lui donnant une cigarette. Une marque qui lui était familière – et ça semblait lui faire du bien.

-Il faut bien des choses qui restent… Sinon, on serait perdu, dis-je en souriant.

Je n’avais jamais changé de marque de cigarette. Je n’étais pas nostalgique mais j’avais mes petites habitudes – et elles étaient tenaces.

Je n’étais pas un homme qui aimait les blancs – je détestais même ça – et j’avais donc parlé de la fille d’Evan. Juste après avoir parlé de ça, je me suis dit ce que n’était peut-être pas une bonne idée – et, en effet, Evan s’était remis à trembler de plus belle. J’avais eu un sourire triste en le voyant essayer d’arrêter ça en se prenant les mains. J’avais lancé un regard à Maria qui lui montrait que je n’aimais pas le voir comme ça. Je n’avais regardé – de nouveau – Evan que quand il avait ouvert la bouche pour me dire qu’il ne savait pas ce que devenait sa fille. Il la voyait peu… Pourtant c’était un père attentif – à l’époque – pour ce que j’en savais…

-On est en avril, dis-je sans sourire devant le regard effrayé d’Evan.

Il ne voulait qu’une chose, que sa fille aille bien. Il avait porté son regard sur Maria pour lui donner le nom de sa fille – et révélé le surnom qu’elle me donnait. Je m’étais mordu la lèvre inférieure. J’avais toujours refusé qu’Eddy m’appelle comme ça. Pourquoi ? La réponse était là. Je ne voulais pas me rappeler le passé.

- Tu devrais aller la voir… Ou lui téléphoner. Un gosse a besoin de ses deux parents…, dis-je avant de soupirer.

Je n’en savais rien, je n’avais jamais eu deux parents. C’est à peine si j’en avais eu un. Ce que je savais par contre c’est l’effet que ça faisait de ne pas voir son père se pointer à son anniversaire.

S’en était suivi une question d’Evan sur le comment on avait été au courant de sa présence ici.

-L.A. People, sifflait-je entre mes dents. Ils ont sauté sur l’occasion comme toujours…

Je crois que mon problème était peut-être simplement Amon Sørensen.

-Tu as dû avoir de la visite, tout le monde sait que tu es ici, dis-je en souriant.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Sam 27 Aoû - 10:30


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Jimmy Reed, je détestais ce mec, il méprisait les femmes au pus haut point et, pour une personne comme moi qui voulait l'égale des hommes et faire un métier excluivement masculin, c'était encore pire. Selon le patron de BSC, la seule façon d'accèder au rang de manager serait de coucher avec lui hors, ce n'est pas réellement ce que je comptais faire. J'eu un petit sourire quand Daniele affirma mes dires. Ouais, je plaignais ses secrétaires.

La marque de cigarette était anofine, pourtant, elle rapprochait encore plus les deux hommes. J'aurais voulu m'asseoir sur le lit du chanteur et qu'ils me racontent toutes les conneries qu'ils avaient pu faire tous les deux quand ils étaient jeunes. Des choses changeaient, d'autre non et c'était ces légers détails qui rendait le sourir à Sniper, lui prouvant qu'il n'était pas totalement perdu.

Il y avait dans le regard d'Evan une infini détresse. Il avait besoin qu'on l'aide et j'étais prête à tout pour le faire, j'étais venu pour le remettre sur le rail du showbiz et en fait, je voulais tout simplement le remettre sur le chemin de la vie. Daniele était la clé de son retour parmis nous -citoyens de L.A-. Il y aurait un grand chemin à parcourir mais j'étais motivé à tracé le chemin jusqu'au lieu final qui était le bonheur d'Evan car j'étais sûre q'un jour ou l'autre, il redeviendrait Sniper.

Daniele avait demander des nouvelles de Jess, la fille du chanteur de The army et si j'avais trouver la question un peu osé dans ce moment difficile, le principal concerné lui avait tout de même répondu, indiquant alors qu'il avait perdu ses repères temporel.   Mon patron avait éviter de regarder les tremblements de son ami, son regard sur moi, j'essayais tant bien que mal de le rassurer. Les tremblement allaient s'arrêter à un moment où à un autre mais il fallait du temps et de l'envie. Il fallait redonner de l'espoir à Evan pour qu'il s'en sorte.

Daniele avait répondu du tac au tac à la question d'Evan, puis, il m'indiqua le nom de sa fille ainsi que le surnom qu'elle donnait à Daniele, tout s'expliquait. Je regardais alors Daniele la bouche entreouverte que je fermais alors vite. La prochaine fois que je voyais Eddy, j'allais lui dire de stopper ce surnom sans pour autant lui dire la raison. "Même si vous ne voyais que peu votre fille, je suis sûr qu'elle pense à vous. Comme le dit Danile, on a besoin de ses deux parents, de plus, une fille est toujours plus proche de son père que de sa mère, je suis certaine que si vous reprenez plus de contact avec elle, cela vous fera du bien à vous comme à elle. " J'avais une pensée pour mon père, loin de moi en ce moment. "On n'a pas tous la chance d'avoir ses deux parents..." J'avais besoin de ma mère maintenant...

Suite à ce moment qui me retournais le coeur, Evan nous avait demander comment nous avions sû qu'il était là, Daniele avait répondu que c'était grace (?) à LA People. "Et puis nous comptions venir vous voir, L.A People nous a simplement donner l'adresse de où vous trouver."




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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Mar 30 Aoû - 13:40


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Discuter simplement, comme ça, avec Daniele ressemblait à un rêve. Un rêve que j'avais fait un tas de fois quand l'alcool finissait par me mettre dans les vapes. Je m'étais fait un tas de versions de ces retrouvailles mais aucune ne valait, au final, celle que j'étais en train de vive, même si ça se passait dans un hôpital et que j'avais des tuyaux qui me sortaient du nez et du bras. De plus, Daniele, en réapparaissant, avait amené avec lui quelques repères.

Daniele m'avait notamment filé une clope, de la marque qu'il avait toujours fumée depuis les années 60. C'était de ce genre de repères que j'avais besoin, j'avais besoin de voir que tout n'avait pas changé, que tout mon monde ne s'était pas écroulé, même si ça ne tenait qu'à des détails.

Daniele m'annonça qu'on était en avril. Je me grattai mes plaques d'eczéma derrière mon oreille... Je me rendais compte qu'en fait, qu'on soit en avril ou en décembre...

-Ça change pas grand chose en fait...

Vu que ma vie, je la vivais seul et que je ne faisais plus ou moins que respirer. Je tirai sur la clope que m'avait donné mon manager.

Ce dernier, comme sa secrétaire, disait que je devrais aller voir Jess, qu'elle avait besoin de moi autant que de sa mère. J'eus un pauvre sourire en soufflant la fumée.

-C'est plutôt moi qui ait besoin d'elle. Elle me manque.

Babs aussi, me manquait... Je n'avais jamais cessé d'aimer mon ex-épouse...

Je soupirai, tremblant toujours, mais restant légèrement souriant malgré que ce que je disais me rendais triste à crevé.

-Mais je crois que je me perdrais si je sortais dans L.A. pour aller la voir. Elle habite à Beverly Hills, je crois ? Je suis même pas sûr... Je pense qu'elle me l'a dit, Jess, mais j'ai oublié.

Je regardai Daniele, puis Maria... Ce que je venais de dire était une sorte de demande détournée. Un appel à l'aide. Si je sortais, j'allais me perdre, si je revenais à l'appartement, j'allais de nouveau être tout seul... Je n'étais pas sûr de vouloir encore être tout seul...

Je soupirai encore.

-Je sais pas si Babs me laissera la voir...

Puis, j'avais demandé comment, eux, ils avaient su que j'étais là. L.A.People, encore. Et pourtant, je ne savais pas si je devais en vouloir au magazine ou pas. En y réfléchissant bien, non, je devais plutôt les remercier. Sans ce magazine, Daniele ne serait pas là.

Je haussai les épaules et souris à Daniele.

-Tu dis ça comme si c'était mauvais qu'ils aient sauté sur l'occasion.

Je passai ma langue sur mes lèvres sèches...

-Moi je trouve pas.

Ok, le premier article m'avait propulsé ici. Parce que je ne voulais pas qu'on voit ma tronche actuelle, parce que j'avais peur pour Daniele et sa carrière. Je ne voulais pas qu'il tombe à cause de moi. Mais finalement, Daniele était toujours vivant et semblait vouloir le rester. Et puis L.A. People avait ensuite amené le manager à venir jusqu'ici...

-On est gagnants, non ?

Je regardai Maria, l'interrogeant du regard. Et puis Daniele affirma que je devais avoir eu de la visite du coup, vu que c'était dans L.A.People... Je frottai mes yeux. J'étais crevé.

-Heu... Depuis que je suis réveillé, je n'ai vu que Gaïana... C'est une fille... Un peu paumée, comme moi.

Celle qui avait pris cette foutue photo. Mais je lui en voulais beaucoup moins maintenant que Daniele était là. Est-ce qu'il serait venu, si l'article n'avait pas été aussi choquant ? J'en savais rien, seul le résultat comptait.

-Putain, j'ai soif!

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Jeu 1 Sep - 20:13


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Maria était du même avis que moi sur la fille d’Evan. Il avait besoin de la voir et elle avait besoin de lui. Je n’étais que trop bien placé pour savoir qu’il valait mieux avoir deux parents qu’un seul – Maria étant d’accord. J’avais regardé ma secrétaire quand elle avait dit qu’on n’avait pas tous la chance d’avoir nos deux parents. Elle, comme moi, on n’avait quasi pas connu notre mère. J’avais hoché la tête avant de – de nouveau – regarder Evan. Jess lui manquait mais il avait des doutes de l’endroit où elle habitait.

-Ouais… Beverly Hills. Pas loin de chez moi,
dis-je avec un maigre sourire.

Je savais précisément où habitait Barbara. Je n’avais juste jamais mis les pieds dans les penthouse des Sherman – pour des raisons évidentes. Je n’avais simplement plus vu Barbara depuis notre rupture en 1969 – malgré qu’on habitait le même quartier.

Il n’y avait pas que le problème de ne pas savoir où sa fille habitait, il n’y avait aussi le problème Barbara. Savoir si, elle, voudrait bien qu’il voit Jess.

-Elle n’a pas le droit d’empêcher ta fille de te voir, dis-je avec certitude.

Je n’en savais rien. Je ne connaissais pas du tout la loi sur la garde d’enfant – j’en avais jamais eu et je n’avais pas subi de divorce étant enfant.

C’était L.A.People qui avait entrainé cette réunion. J’en voulais toujours au magazine pour l’article qu’il avait fait sur moi et The Army – et ça se sentait. Maria avait précisé qu’on comptait quand même venir – même sans L.A.People – et que le magazine n’avait fait que nous donner une adresse – si on pouvait appeler ça une adresse.

-Maria à raison… On comptait venir
, dis-je avec un petit sourire.

Evan ne semblait pas comprendre pourquoi j’en voulais au magazine. J’avais froncé les sourcils d’incompréhension. Ouais, je trouvais ça mauvais qu’ils se fassent des thunes sur une histoire vieille de 11 ans – et qu’ils en profitent pour parler des malheur de mon ancien poulain. Je leur en voulais parce que – pour la première fois – ça touchait à une corde sensible. Je leur en voulais parce qu’ils avaient touchés le grand Daniele Ricci. Mon ego leur en voulait de m’avoir fait vulnérable. Evan, lui, voyait du positif dans l’histoire.

-Ils se font des thunes sur ton malheur, Evan. C’est des connards, dis-je sûr de moi et en regardant Maria comme pour avoir son approbation sur mes propres dires.

Ils espéraient, surtout, que ça ferait le mien de malheur. Evan n’en démordait pas. Il demandait si on était gagnant sur un ton qui me faisait dire qu’il pensait bien qu’on l’état. Je le regardais, lui et ses tremblements, et si on combinait ça à mes états des derniers jours, non, je ne trouvais pas qu’on était gagnant. Alors qu’il interrogeait ma secrétaire du regard j’avais haussé les épaules.

-Je ne suis pas sûr, marmonnais-je à demi voix.

Ça faisait beaucoup de dégâts pour simplement se revoir…

Tout le monde – tous les lecteurs de L.A.People et ils sont beaucoup – savent qu’Evan était ici. Pourtant, il n’avait vu que Gaïana.

-Je la connais
, dis-je à la suite d’Evan qui réclamait à boire.

J’avais soif aussi – mais je ne voulais pas forcément de l’eau, là maintenant tout de suite. Je n’avais pas bougé – j’avais l’habitude de me faire servir…

-Gaïana est venue chez moi le lendemain de l’article. C’est pas elle qui a fait la photo, dis-je sur un ton neutre. Je crois qu’elle voulait que je t’aide… Je sais plus vraiment, j’étais paumé, finis-je par dire en soupirant.

J’étais presque sûr que Gaïana n’avait pas menti.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Dim 4 Sep - 10:41


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Le sujet je la fille d'Evan était dangereux, tout comme difficile, Evan voulait voir sa fille et il n'était même pas sûre d'être autoriser à la voir. Barbara était la fille et quand Daniele annonça qu'elle n'était pas si loin de lui, j'eu un petit pincement au coeur. La femme de sa vie était près de chez lui... Et ça me faisait étrangement mal de savoir ça.

Quoi qu'il en soit, j'avais regarder Evan. "Au vu des évènements je pense qu'elle vous laissera la voir, elle ne doit pas être un monstre.."
A moins que si...Mais si Daniele en était tombé amoureux, c'était qu'elle devait être très bien. "Et puis si au nom de la loi, vous êtes son père, elle doit vous voir. Sauf si elle est majeure, dans ce cas, c'est elle qui choisis..." Je laissai un silence, le souffle d'Evan remplissait la pièce. "Comme vous dites, vous avez autant besoin d'elle comme elle a autant besoin de vous."

Evan annonça ensuite qu'il se perdrait dans L.A seul, c'était sûr, s'il restait dans son appartement. "On vous y emmènera si vous le voulez." Avais-je lâcher puis regarda Daniele pour qu'il accepte parce qu'on fond, ils avaient besoin tous les deux d'être là l'un pour l'autre."On sera là pour vous à présent, on ne vous quittera plus."

Daniele avait ensuite dit la raison de sa haine envers l'article qui avait parler de cette histoire, il m'avait ensuite regarder comme pour continuer. "En effet, vous savez Evan, Daniele a été très touché par ce papier et c'est bien la première fois que je le vois ainsi en dix ans. LA People rapporte très souvent de fausses choses mais la seule fois où ils disent la vérité, ils sortent quelque chose qui fait mal."

Tous le monde avait soif, j'avais regarder Daniele. "Je vais chercher de quoi nous rafraîchir." Pas d'alcool, c'était sûr, mais du sucre, ça pouvait comblé le manque d'alcool dans le sang des deux hommes non? Je partis alors à la cafétaria, laissant les deux hommes seuls, je savais qu'il n'allais pas se passer une troisème guerr mondiale au vu de ses retrouvailles. Il y avait pas mal de monde à la cafétariat, du coup, j'étais partis à un distributeur, prit deux canettes de coca et remonta, j'avais retoquer à la porte était revenue vers eux. J'avais ouvert la canette d'Evan, lui servant dans un verrre, puis j'avais donner l'autre canette à Daniele.




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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Dim 4 Sep - 13:48


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Daniele me confirma que ma fille, Jess, habitait Beverly Hills avec sa mère et son beau-père, probablement. Mon manager et sa secrétaire étaient tous les deux d'accord pour dire que Jess avait autant besoin de moi que de sa mère. Mouais... C'était gentil de leur part de dire ça, mais je n'étais pas certain d'être la meilleure influence qui soit. C'était plutôt moi qui avait atrocement besoin de ma petite...

Et puis, il y avait Babs... Autant Daniele que Maria pensaient qu'elle n'avait pas le droit de m'empêcher de voir ma fille. Maria brandissait même la loi pour défense. Sauf que, c'était bien beau, tout ça, mais la loi était contre moi depuis... 1974 ? Je crois, je sais plus vraiment. Je ne pouvais pas leur en vouloir, ils ne pouvaient pas le savoir...

J'eus un pauvre sourire à l'attention de Maria. Mais je ne pouvais pas vraiment avoir l'air triste, même si je l'étais. Je ne pouvais qu'assumer. C'était de ma faute, j'avais bien déconné à l'époque.

-Heu... Ouais... Vous êtes gentil et votre optimisme fait du bien. Mais je ne peux m'en vouloir qu'à moi-même... J'ai un peu déconné avec les droits de garde après le divorce... J'allais jusqu'à « kidnapper » Jess chez sa mère alors que je n'avais déjà plus le droit de garde...

En même temps, je ne savais pas trop ce que je faisais la plupart du temps, à ce moment-là. J'étais dévasté par le fait que The Army n'était plus, que les premiers décès avaient commencé à pleuvoir parmi nous et que j'étais complètement complexé par ma surdité. Mon seul réconfort, c'était Jess alors j'allais la chercher, même si je n'avais pas le droit de le faire. A cause de l'alcoolisme, parait-il...

-Ouais... C'est ma faute.

J'étais fataliste, mais bon, fallait dire que ma situation laissait peu de place pour l'espoir.

Cela dit, je relevai la tête quand la secrétaire de Daniele affirma que, s'il fallait, ils m'accompagneraient jusque chez Babs. Merde. C'était vraiment vraiment super gentil... Ils offraient une solution à tous mes problèmes. Mais, si d'un côté, je crevais d'envie de revoir ma fille et aussi mon ex-femme, d'un autre côté, je m'étais amusé à me mettre des bâtons dans les roues à moi-même en disant que la loi ne me permettait pas de le faire... Pourquoi ? Parce que je crevais de trouille, tiens ! J'avais toujours trouvé, dès le premier jour, que Barbara était trop bien pour moi. Et ça n'avait jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui...

Je tremblais toujours, de manque, de tristesse et de cette peur qui me prenait aux tripes. J'étais resté reclus, à l'abri des regards et des jugements des gens, pendant 11 ans. Sortir maintenant, affronter ce que j'avais fui pendant toutes ces années n'allait pas être facile.

Mais, d'une main tremblante, j'attrapai celle de Maria qui tenait absolument à m'aider, alors même que je ne l'avais jamais vue avant... Je souris, plongeant mes yeux, mon regard particulier, dans le sien.

-Merci... Avec vous, je veux bien essayer...

Daniele était non seulement de retour, mais en plus, sa secrétaire avait quelque chose en elle qui m'encourageait au moins à tenter le coup. Et puis, il ne s'agissait pas ici d'agir seul, mais bien avec eux deux à mes côtés.

Quant à L.A.People et aux visites que Daniele pensait que ça aurait pu engendrer, je lui avouai que la seule personne que j'avais vue jusqu'ici était la jeune soviétique que j'avais recueillie dans la rue. Celle que je prenais pour une traîtresse. Mais au final, j'avais retrouvé Daniele, j'avais rencontré Maria et j'avais maintenant plusieurs pistes pour essayer d'avancer. Alors j'avais du mal à voir les choses de façon totalement négative comme c'était le cas pour Daniele...

Ce dernier affirma que L.A.People se faisait des thunes sur mon malheur... Je haussai les épaules.

-J'en ai rien à foutre, de ça... T'es là, non ?

Je m'accrochais cette idée. Que L.A. People se fasse des thunes avec ça, grand bien leur fasse, ça changeait rien à mon niveau.

J'avouai avoir soif et Maria s'éclipsa. Je m'étais alors tourné vers Daniele qui disait connaître Gaïana, ce qui me fit froncer les sourcils. Apparemment, elle s'était pointée chez Daniele et avait dit que ce n'était pas elle qui avait fait la photo.

Elle me l'avait peut-être dit aussi, mais je n'avais que de vagues souvenirs de ce qui s'était passé avant que je ne tombe dans les pommes.

-J'ai envie d'y croire... C'est pas une mauvaise fille... Mais elle était dans la dèche, ça pourrait se comprendre qu'elle ait fait ça, L.A.People devait offrir pas mal de thunes pour un cliché pareil.

Je soupirai...

-C'est surtout que je ne vois pas bien qui d'autre aurait pu prendre cette photo. Gaïana est la seule personne que j'ai vue depuis longtemps... Et comment L.A.People pourrait connaître le nom d'une gamine paumée de l'Eastside ?

Maria revint dans la chambre, mais, les yeux baissés sur mes mains, je ne remarquai sa présence qu'en voyant le verre de coca dans mon champ de vision. Je ne l'avais pas entendue revenir.

-Merci...

Je pris le verre et jetai mon mégot dans un gobelet en plastique vide, sur la table de nuit, dans lequel j'avais bu de l'eau un peu plus tôt... Ou peut-être hier, je savais plus trop... Puis, je pris une gorgée de coca... C'était pas vraiment ce que mon corps réclamait douloureusement et à grands cris, mais c'était toujours ça... La bouche un peu moi sèche, je demandai, sans transition, à Maria.

-Vous êtes mariée ? Vous avez des enfants ?

Une femme aussi belle et aussi gentille devait avoir cette vie de rêve... J'étais persuadé que j'aurais mieux supporté la chute de The Army si j'avais su au moins garder ma famille en un seul morceau... Mais j'avais tout foiré et Daniele, de ce point de vue-là, n'y était pour rien.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Mar 6 Sep - 17:34


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Moi et Maria étions sûrs et certain qu’Evan avait toutes les possibilités et tous les droits de voir sa fille. Evan était son père – et comme le disait si bien Maria – de ce fait la loi lui donnait droit de voir sa gosse. Ils en avaient besoin, elle comme lui. Malgré tout, Evan n’en restait pas moins défaitiste – depuis quand était-il devenu aussi pessimiste ? La loi ne serait pas tant avec lui à cause des rapts. Ah ouais, ça c’était merdique. J’avais fait une moue de réflexion – pendant qu’Evan disait que c’était sa faut.

-Au pire, je…, commençais-je à dire.

Je quoi ? Ma première idée était de dire que j’allais aller en parler à Barbara mais en fin de compte.

-…te prêterai mon avocat
, conclus-je avec un maigre sourire.

Il y avait aussi la solution d’aller directement voir sa fille chez les Sherman – la famille recomposée de Barbara. Maria avait proposé qu’on l’y emmène – et elle cherchait sûrement à me faire dire la même chose.

-Ouais, on t’y emmènera,
dis-je poussé par le regard de ma secrétaire.

Je ne voulais pas aller là-bas – surtout pas quand Barbara y était.

Maria voulait soutenir Evan le mieux qu’elle pouvait. C’était suffisant pour rendre espoir à mon ancien poulain – dont le sourire était revenu. Il voulait bien essayer. Maria savait toujours trouver les mots justes – avec tout le monde.

Puis, on avait parlé de L.A.People – que je haïssais. J’en avais un peu expliqué les raisons – que Maria avait soutenues en appuyant mon récit. Putain, ouais, je les détestais. Pourtant, Evan, non – car j’étais là et ça lui suffisait.

-Ouais, je suis là… Mais bon, dis-je en soupirant.

Mais bon, ça n’avait pas été une promenade de santé – que du contraire.

Toutes ces retrouvailles nous avaient données soif et Maria était partie nous chercher à boire. Pendant ce temps, on avait parlé de Gaïana. Rien que d’évoquer la soviétique ça avait assombri le visage d’Evan. Bouais, il devait croire qu’elle s’était foutue de lui. Logique. Il voulait croire ma version mais tout incriminait Gaïana.

-C’est ce que je me suis dit aussi. Une fille dans la dèche comme elle et toi à sa merci, c’était tout cuit. Mais je sais repérer les menteurs. Gaïana ne m’a pas menti. Sinon quel intérêt de se pointer à ma villa ?, dis-je en faisant une moue de réflexion.

Il n’y en avait pas. Gaïana aurait pu encaisser les thunes de cette photo, larguer Evan et ne jamais venir me voir – ce qui aurait été le comportement logique si elle avait vraiment pris cette photo.

Evan se demandait quand même comment L.A.People connaissait le nom de la fille.

-Elle connait Amon. Elle me l’a dit. Je ne sais pas dans quelle circonstance mais elle le connait,
rajoutais-je pour éclairer Sniper.

Ou j’avais oublié les circonstances ce qui était aussi possible vu l’état dans lequel j’avais accueillis Gaïana.

-Je crois que cette fille tiens à toi Evan, dis-je sincèrement.

Maria était revenue dans la chambre avec des cocas. Elle en avait servi un à Evan et avait mis l’autre canette dans ma main.

-Merci, Maria. T’es la meilleure, dis-je en lui faisant un clin d’œil avant d’ouvrir ma canette.

Putain, je ne sais pas ce que je ferais sans elle… Je ne serais peut-être même pas venu ici – c’était très peu probable en tout cas.

Evan avait demandé – sans aucune transition – à Maria si elle était mariée et si elle avait des enfants. Sans savoir pourquoi, j’avais failli m’étrangler en avalant de travers. Maria n’avait rien de tout ça. Ah si… Maria avait un petit copain. C’était le petit merdeux. J’avais laissé transparaitre une petite moue laissant Maria répondre. Elle savait que je désapprouvais Stone. Puis, Maria avoir des enfants ? Je n’avais jamais pensé à ça – jamais, jamais, jamais.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Mer 7 Sep - 17:27


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J'avais bien compris que Daniele s'était avancer bien trop vite dans ce qu'il voulait dire, si bien qu'il s'était rétracté et qu'il avait changé d'idée, mais pour savoir ce qu'il voulait dire en premier, c'était pas facile à trouver, ou non, enfin, je ne sais pas. Il m'avait raconter toute l'histoire avec Barbara et sans doute il voulait aller la voir mais se rendrait vite compte du problème. Voir quelqu'un qui nous briser le coeur, ce n'est pas forcément une bonne chose.

Il indiqua ensuite qu'on emmènerait le chanteur voir sa fille, c'était moi qui avait donner l'idée et j'étais certaine que Daniele n'y voyais aucun incovénient, après tout, il n'était pas obligé de voir Barbara si on faisait comme ça. Il suffirait de l'y emmené, de rester dans la voiture pendant qu'il y aller et le ramené après, le tour était jouer!

Evan avait soif, j'étais donc partie chercher des boissons, certes, ce n'était pas ce qu'il désirait le plus au monde, mais la cafeine et le sucre, il n'y avait rien de tel pour baisser une envie. J'avais décapsuler les trois bouteilles et avait même mit dans les mains la canette de Daniele. J'avais commencer à boire la mienne quand Evan m'avait demander du tac au tac si j'étais mariée et avait des enfants. Je failli m'étouffee- mais beaucoup moins que Daniele en tous cas- et le regarda en souriant.

-Rien de tout ça! Jamais mariée et pas d'enfant pour le moment. Après c'est pas un dénit d'en avoir, mais ma carrière passe avant. Mais sinon j'ai un petit-ami, depuis peu, mais...C'est un sujet qui fâche. Avais-je dis en regardant Daniele avec un large sourire.   J'avais ensuite reprit ma canette pour en boire une gorgée. "C'est toujours très difficile de concillier vie pro' et vie perso', du coup, le mariage, c'est pas vraiment pour maintenant, disons que je ne me vois pas dans une robe blanche à marcher vers l'autel!" Toutes les filles sont menteuses à ce niveau là. Bien sûre que le reve absolument c'est de se marié, mais avec Howard, je ne me voyais pas du tout dans une Eglise (Ou plutôt je ne voyais pas Howard dans l'église).

"Et puis les enfants...Ca demande trop de temps, j'attend le bon moment, et le bon moment, ça sera quand je serais au top niveau!" Je me mis à rire un peu. "Et je ne vois pas mon petit ami papa pour tout te dire!" Je regardais parfois du coin de l'oeil Daniele, c'était le sujet tabout Howard alors en parler comme ça, ça ne devait pas trop lui plaire.


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Evan "Sniper" Kurtz


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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Ven 9 Sep - 10:28


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Daniele était prêt à me prêter son avocat si jamais, pour les problèmes de garde avec Barbara... Mais je secouai négativement la tête, sans paraître pour autant plus triste, avant de relever mes yeux vers mon manager.

-J'ai pas envie de me lancer dans ce genre de merde. Les tribunaux, j'ai donné et je suis fatigué. Et je veux pas emmerder Babs avec ça, encore...

Barbara méritait sa petite vie tranquille, d'autant que moi-même j'étais probablement incapable de pouvoir m'occuper correctement de mon adolescente de fille. Si même j'obtenais une garde, même un week-end sur deux, j'avais bien peur que ce ne soit pas moi qui ait à m'occuper d'elle mais elle qui allait devoir s'occuper de moi.

Et c'était pas juste pour une jeune fille qui était juste en âge de sortir et s'amuser... Pas de faire l'infirmière pour son ermite de père.

-Ce serait pas cool pour Babs et encore moins pour Jess...

Y avait rien à faire, j'aimais toujours la mère de ma fille. Probablement un autre symptôme du fait que j'étais resté bloqué dans les années 70.

C'était ensuite la secrétaire qui avait lancé l'idée qu'ils me conduisent jusque là-bas, pour que je puisse juste voir Jess, sans réclamer quoi que ce soit. Juste la voir. Et ce serait aussi l'occasion de voir Babs même si l'idée me foutait le trouillomètre à zéro. Je souris à Maria.

-Ok... Ça, je veux bien essayer. Ça marche, tant mieux. Ça marche pas, tant pis.

Mais au moins, je serai pas tout seul... Je serai avec Daniele et Maria.

Pendant que Maria était allée cherché du coca, Daniele et moi, on avait parlé de Gaïana. Le manager était persuadé qu'elle n'avait pas menti en disant que la photo n'était pas d'elle. Et pourtant, je ne voyais pas vraiment comment il pourrait en être autrement. La soviétique avait été la seule personne avec qui j'avais eu contact ces derniers... Mois ? Semaines ? Je savais même pas depuis combien de temps elle dormait dans ma chambre.

Elle connaissait le journaliste qui avait écrit l'article. Un certain Amon. Inconnu au bataillon pour moi. Je haussai les épaules. Je retrouvais un vieux réflexe, un réflexe qui m'avait valu, peut-être, de me retrouver là où j'étais aujourd'hui : croire aveuglément l'Italien. Il disait que ce n'était pas Gaïana, alors c'était que ce n'était pas elle, même si je ne voyais pas qui d'autre avait pu prendre cette photo.

Je baissai le regard sur mes mains quand Daniele affirma que la jeune femme tenait à moi...

-Ouais... Probablement...

Gaïana avait prévu qu'on fasse des efforts, tous les deux, et tout ça, qu'on se serre les coudes... Elle n'avait jamais élevé la voix, alors que moi, je ne l'avais pas toujours ménagée. J'étais resté seul trop longtemps et j'avais oublié comment c'était de vivre avec quelqu'un.

Maria était revenue avec les cocas et ça faisait du bien, l'air de rien. Ma bouche et ma gorge avaient tendance à être sèches et ça allait jusqu'à faire mal. Après quelques gorgée, j'avais demandé à la secrétaire de mon ami si elle était mariée et avait des enfant. Je ne pus m'empêcher de rire un peu en voyant son expression surprise. Comme si l'idée était complètement saugrenue... Alors que... non. Ben non. Ça me semblait un parcours relativement normal... Mais bon, j'étais probablement encore un peu vieille école.

Tout en écoutant la réponse de Maria, je m'étais un peu plus rallongé. J'en pouvais plus d'être assis, déjà, j'avais mal au dos et je fatiguais. Je terminai mon verre de coca tout en l'écoutant.

Elle affirmait que c'était trop compliqué d'avoir une famille, qu'elle préférait faire passer sa carrière avant. Qu'on ne pouvait pas faire les deux en même temps.

-A qui le dites-vous...

J'avais essayé, moi, même si Jess avait été une surprise pour Babs et moi, et j'avais bien merdé.

Maria disait que le bon moment serait quand elle serait au top niveau...

Je fermai un peu les yeux... J'allais me mettre à somnoler, bientôt...

-Je sais pas... Au top niveau, j'ai été voir comment c'était... Et on a plus le temps pour rien d'autre une fois là haut...

Je tirai ma couverture un peu plus sur moi avant de déposer mon verre sur la table de nuit. Quand je clignais des yeux, mes paupières restaient closes de plus en plus longtemps.

-Dany sait ça aussi...

Je fermai les yeux et, cette fois, m'endormis clairement quelques secondes avant de rouvrir vaguement les yeux et de poser ma main sur celle de Daniele, cette présence rassurante à laquelle je voulais m'accrocher. Puis de nouveau, je me rendormis. Et comme ça quelques fois avant de sombrer complètement.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Sam 10 Sep - 22:54


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L’idée de l’avocat était venue en secours de ma première phrase – qui était une mauvaise idée. Evan n’en voulait pas parce qu’il ne voulait pas ennuyer Barbara avec ça. J’avais montré dans mes gestes que je comprenais – oublions cette idée tout de suite. Il ne voulait que du bien à son ex-femme – comme c’était le cas avec moi – mais surtout à sa fille – ce qui était logique. Evan ne voulait que le bien des autres même si c’était pour faire une croix sur le sien. Il était mon antithèse.

Maria avait trouvé un très bon consensus qu’on accompagne Evan chez Barbara pour qu’il voie sa fille. Evan n’avait pas refusé cette proposition qui – pourtant – me prenait plus aux tripes que de lui donner un avocat. Je resterais dans la voiture – ça évitera des ennuis.

-Ouais, le principal c’est d’essayer, dis-je en souriant.

Maria avait quitté momentanément la pièce pour aller cherche à boire – car Evan avait soif. Pendant ce temps, on avait parlé de Gaïana – le jolie soviétique qui avait été créditée pour la photo de l’article. J’avais donné mes impressions à Evan sur la gamine. J’étais sûr qu’elle tenait à Evan – il semblait plus ou moins convaincu de ça.

-Plus que probablement, dis-je pour bien lui montrer que j’en étais sûr.

Maria était revenue avec des cocas. C’est avec ce dernier que j’avais failli m’étrangler à la question d’Evan. Maria ? Des Enfants ? Même pas en rêve, pensais-je jalousement. Elle avait été aussi surprise que moi par la question. La question avait conduit au merdeux – tout y conduisait. Un sujet qui fâche ? On ne pouvait pas dire mieux. J’avais rendu son sourire à Maria bien que le mien était un peu forcé. J’étais rassurer d’entendre que sa carrière passait avant tout ça – parce qu’elle était avec Howard et que sa carrière, c’était avec moi. Le temps de la réponse de Maria, j’étais redevenu ce sale gosse jaloux – et ça se voyait. Evan était d’accord quand Maria avait dit qu’allier vie personnelle et professionnelle était difficile.

-C’est pour ça qu’il faut parfois choisir, dis-je en parfait exemple de la chose.

Maria ne voulait pas d’enfant pour l’instant – ô miracle – et elle voulait attendre d’être au top niveau. J’avais poussé – sans m’en rendre compte – un soupir de soulagement. Des gosses n’étaient pas près de me voler ma secrétaire – déjà que le merdeux me l’empruntait un peu trop souvent à mon goût. Parlant de lui, Maria ne le voyait pas père – sans blague…

-Lui ? Père ?, dis-je en rigolant d’une manière moqueuse. Il se comporte comme un gosse de 15 ans, il n’a pas l’étoffe d’un père, dis-je comme si j’étais un expert en paternité.

Le merdeux était un gamin de merde – point.

Evan avait les yeux qui se fermaient. Il était très critique par rapport à son ancienne célébrité. Etre au top ne permettait rien d’autre – pour lui. J’avais baissé le regard. Il avait dit que je savais aussi. Il n’avait que trop raison. J’avais – de nouveau – regardé Evan. Ses yeux se fermaient tout seul. Il s’endormait doucement. Je l’avais laissé poser sa main sur la mienne jusqu’à ce qu’il s’endorme.

-Il a raison, dis-je en soupirant. Une fois au top, tu dois te battre pour y rester. Tu ne dois faire que ça.

C’était mon hobby. J’aimais être au trop – je vivais pour ça. J’avais regardé un moment Evan.

-Il ne m’en voulait pas… Alors qu’il avait toute les raisons
, dis-je en regardant ma secrétaire.

Je n’étais pas comme Evan – je le sais, ça depuis 1964 – c’était une preuve de plus.

Je m’étais relevé quittant le lit d’Evan.

-On devrait le laisser dormir. Je crois qu’il faut qu’on s’en aille, dis-je avec un petit sourire triste et en déposant ma canette près d’Evan – il pourra l’avoir quand il se réveillera.

J’avais regardé encore un peu Evan. Ce type qui m’avait considéré comme mon ami pendant toutes ses années – sans avoir un retour de ma part de cette amitié – gisait dans un lit d’hôpital. Je savais – maintenant – que peut-être je pourrais réparer tout ça. J’allais aider Evan du mieux que je pouvais parce que c’était à moi de le faire.

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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   Jeu 15 Sep - 18:16


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Je me doutais que faire boire à Evan du coca n'était pas la même chose que si je lui aurais donné de l'alcool, mais c'était la seule idée que j'avais eu devant la machine à boisson. Je lui avait donné et il l'avait tout de même bu. Toutes cette histoire d'avocat, je devais bien avouer que je n'y comprenait pas grand chose parce que je n'avais jamais eu affaire à eux, je me contentais de les regarder, les deux hommes en face de moi.


Notre conversation s'était centré sur moi après avoir été chercher les canettes de cocas. J'avais très vite essayé de ne pas trop me montré égocentrique et avait raconté à Evan que je n'étais pas marié et n'avait pas d'enfant. Je voyais le visage de Daniele changé à chaque phrases que je prononcé, ce qui était assez amusant. Il conclua sur le fait qu'il fallait choisir entre vie personnelle et vir professionnelle. Actuellement, je ne pouvais pas choisir, j'étais une femme gourmande et voulais à tout prix essayer d'allier les deux. Cela ne marchait que moyennement étant donné qu'Howard et Danile ne s'entendaient pas du tout.

Puis, nous avions parler des enfants, c'est là que Daniele montra tout sa "haine" enver mon petit ami. Il n'était pas vraiment obliger d'en rajouter une couche aussi...Je le regarder. "Et il faut dire que je gère deux gamins dans ma vie, Howard et un certain italien..." avais-je simplement dit pour lui envoyé un petit pique.  Evan m'indiqua qu'au top-niveau, on n'avait pas le temps pour ses connerie, j'haussai les épaules."Dans ce cas, cela viendra quand cela viendra." Après tout, qui sait ce qu'est le "bon moment" pour un gosse? Il viendrait quand ça arriverait et voilà! On est jamais mieux servit que par les surprises.

Puis, on voyait petit à petit Evan fermer ses yeux, il avait l'air crevé et nous lui avions fait beaucoup d'émition en venant ici. Alors qu'il somnolait, Daniele continuait de parler. Je l'avais regarder, posant ma main sur son épaule. "Il ne vous en voulait pas en effet, comme quoi, vous vous étiez faites une fausse idée...' Je regardais le chanteur en souriant un peu. "Laissons-le, il a besoin de repos." J'avais pris alors le chemin de la sortie de la chambre.


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MessageSujet: Re: Fame, Fortune And Glory [PV Daniele & Maria][Terminé]   

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