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 Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Sam 13 Aoû - 19:13



Money, it's a hit!
ft. Jimmy Reed


-Tu rêves Ricci, BSC ne pourra pas financer une tournée mondiale pour ton groupe. Tu n’as fait qu’une seule tournée… Certes, elle était satisfaisante, mais The Army n’est pas encore sûr de pouvoir percer à l’étranger donc je refuse de financer ça, dit un parton de BSC avec un air faussement consterné sur le visage.

Putain ! J’avais fait une première tournée l’an dernier avec The Army avec presque rien à part deux roadies à la con, des hôtels payés par moi – avec mes économies d’Italie – et la putain de vieille caisse pourrie de Sniper ! Cette tournée avait été un véritable succès et The Army était maintenant connu dans tous les States ! J’avais réussi cet exploit – sans financement aucun ! – avec brio et génie et tout autre qualificatif qui pouvait définir le grand Daniele Ricci ! Pourtant, cet enfoiré ingrat et jaloux de mon talent refusait de financer une putain de tournée mondiale. Si ça ce n’était pas être un connard notoire, je ne sais pas ce que c’était.

-Tu déconnes ?!! La tournée de l’an dernier a été un succès national ! Les albums se vendent comme des petits pains depuis et The Army est déjà en train d’en enregistre un nouveau !, dis-je complètement frustré par la décision de Daryll Rogers. Il ne nous manque plus qu’à percer à l’étranger et c’est le putain de bon moment, dis-je avec un accent italien plus prononcé que d’habitude à cause de mon énervement.

Je savais que Rogers me détestait, il ne fallait pas être Sherlock Holmes pour s’en rendre compte.

-Non je t’ai dit. Je peux te donner l’argent pour quelques concerts aux Etats-Unis mais pas pour une tournée mondiale, dit-il catégorique. Retourne jouer maintenant !, rajouta-il en faisant un geste de ma main qui signifiait que je devais sortir de son bureau.

Je m’étais levé.

-Coglione, marmonnais-je à mi-voix.

Il n’allait pas me donner l’argent, je n’avais donc plus rien à dire à ce con. Je ne lui dis pas au revoir ou autre forme de politesse – il ne méritait aucune forme de politesse.

-Je vais la faire cette putain de tournée. Avec ou sans les thunes de BSC, et si The Army en ressorte avec encore plus de popularité ça sera pas du 70/30 comme la dernière fois mais du 100 % pour Ricci, dis-je en jetant un regard noir à Daryll.

-Comme tu veux… Tu n’arriveras jamais à financer ça de toute façon,
dit-il avec un sourire sûr de lui.

Ah ouais ? On parie ? Tu verras mon vieux, pensais-je. J’étais sorti du bureau de Rogers bourré de frustration. Ça servait quoi d’avoir une maison de disques si elle ne vous finançait pas ? Autant créer la mienne si ses cons n’étaient pas foutu de prendre des risques minimes.

Il fallait que je me change les idées après ça – et quoi de mieux qu’une fête pour la cause. Je m’étais donc rendu à celle qu’organisait Jimmy Reed chez lui à Malibu. Putain, que la vie aurait été plus simple si Jimmy aurait accepté la place de patron de BSC au lieu de mettre cette bille de Rogers à sa place. J’avais conduit jusqu’à la Malibu – en prenant le temps de repasser par chez moi à Santa Monica pour prendre une douche, me changer et choper une bouteille de whisky pour l’offrir à Reed. Sur le chemin, j’avais entamé le cadeau pour Reed toujours furax par la tournure qu’avaient pris les évènements aujourd’hui.

C’est avec beaucoup de prestance – et avec une bouteille de whisky à moitié pleine – que j’étais entré dans la villa de Jimmy où la fête battait déjà son plein – synonyme de Ricci est en retard d’une bonne heure, la faute à Rogers.

Je m’étais frayé un chemin jusqu’à trouver Jimmy Reed – et le temps que je le trouve, ma bouteille était à trois quart vide. J’étais venu par derrière le… Le rien du tout, il n’avait pas de métier, il se contentait de vivre sur son héritage – et d’autres choses. Je lui avais fait une tape amicale dans le dos.

-Jimmy ! Amico mio !, dis-je en souriant au blond. Putain, pourquoi t’as mis cet enfoiré de Rogers à la tête de BSC ! Il me fait vivre un véritable enfer ‘sto cazzo di capo, dis-je en faisant des gestes.

J’en voulais quand même un peu à Jimmy pour ça…

-J’ai apporté une bouteille, dis-je en brandissant devant Jimmy la bouteille de whisky.

Elle était à moitié vide – au trois quart même – mais ce n’était pas trop grave, c’est l’intention qui compte.

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Dernière édition par Daniele Ricci le Dim 14 Aoû - 13:37, édité 1 fois
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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Sam 13 Aoû - 20:55



Money, It's A Hit !
ft. Daniele Ricci


Mon planning était chargé. La fête d'hier avait battu son plein jusqu'à 7 heures ce matin. Puis, j'avais dormi jusqu'à midi et m'étais réveillé dans mon lit complètement défait aux côtés de Shirley. Une fois Shirley dans un taxi pour je ne savais où, j'avais pris une bonne douche, enfilé de nouveau vêtements et avait déjeuné devant ma toute nouvelle télévision couleur.

Il fallut ensuite que je me rende à bord de ma Porsche jusqu'au spa pour me détendre de la veille et me reposer, parce qu'en effet, on remettait ça ce soir. La masseuse, Juliet, fit son travail avec beaucoup de professionnalisme et comme j'étais son client favori, elle n'hésitait pas à y mettre du sien.

C'est donc tout à fait détendu que j'avais quitté le spa pour rentrer chez moi et vérifier si tout était rangé, nettoyé et prêt pour ce soir. Les traiteurs, serveurs et autres que j'avais engagés pour l'occasion avaient tous la liste de mes exigences en fonction de leurs compétences. Évidemment, ce n'était pas moi qui avait fait ces listes, mais ma secrétaire, Frances, qui était sensée être la secrétaire de Daryll Rodgers, vu qu'elle était prévue pour le patron de BSC...

Mon père était mort il y avait de ça trois mois et j'avais eu vite fait de refiler le poste dont j'avais hérité à un des managers les plus anciens de BSC, un type que j'avais vu souvent et qui avait été, si on voulait, le bras droit de mon père chez BSC.

Sur papier, je restais le patron, mais en pratique, c'était lui qui faisait tout et je le payais assez pour ça. Par contre, la secrétaire, je l'avais gardée. Elle avait 5 ans de plus que moi et était compétente tant derrière un bureau qu'au lit. Son bureau n'avait fait que changer de place, passant de la tour BSC de Dowtown à la villa Reed de Malibu.

Ricardo, lui, était mort un mois plus tôt et c'était désormais à moi que les petits gangs de l'Eastside obéissaient. Les contacts du latino, je les avais récupérés, les payant également pour acheter leur loyauté. Même chose pour ses fournisseurs. Pour la police, Ricardo était mort d'une overdose, mais dans le milieu, personne n'était dupe et mon message était bien passé.

Mais sans l'argent que j'avais à la base, de par la position de mon père et ensuite son héritage, tout ça n'aurait pas été possible. J'avais obtenu le pouvoir par l'argent, pas l'inverse.

J'étais à peine rentré dans la villa que j'étais abordé par la souriante Frances.

-Tout est en ordre, Jimmy. Les boissons sont au frais, les vins ont été préparés conformément à vos choix, le traiteur est dans un excellent timing pour les canapés et autres apéritifs. Vous désirez autre chose ?

Son sourire entendu ne laissait aucun doute sur ce qu'elle proposait et je lui rendis ce sourire.

-Mmm... Malheureusement, je dois aller voir ma mère dans l'annexe et vous, vous avez encore du travail...

Je lui caressai la joue, joueur, avant de me retirer en direction de l'annexe.

-Mettez la robe rouge pour ce soir. La noire d'hier donnait l'impression que vous étiez plus en deuil que moi...

Je lui fis un dernier clin d’œil puis filai en trottinant vers l'annexe, traversant l'atrium à ciel ouvert où s'étendait la piscine. Je pénétrai dans l'annexe et y trouvai ma mère en train de lire. Quand elle me vit, elle tendit les bras vers moi et j'y plongeai.

On s'était toujours adorés, j'avais aussi beaucoup aimé mon père mais désormais, il était mort et il fallait avancer. Je l'embrassai sur le front.

-Il va encore y avoir du bruit, ce soir... Désolé...

Elle me sourit et me caressa la joue.

-Amuses-toi, mon fils. Amuses-toi avant que la vie ne te rattrape.

Elle considérait, mais peut-être pas de manière aussi extrême que moi, que mon père avait toujours trop travaillé et s'était trop peu amusé. Mais je comptais bien m'amuser pour deux !

Cette visite effectuée, j'étais allé me préparer, mettant encore de nouveaux vêtements et plaquant mes cheveux blonds en arrière.

Puis la fête avait commencé, la villa se remplissant des jeunes gens les plus en vue de L.A. Il y avait là beaucoup d'artistes, de chez BSC comme de chez MTI, des journalistes, surtout people, des acteurs, des mannequins, des stylistes, des managers et aussi quelques avocats, on sait jamais...

Ce n'est qu'une bonne heure après le début de la fête et alors que je n'avais pas encore terminé de serrer des mains et d'embrasser des joues maquillées et parfumées, une coupe de champagne à la main, que Daniele Ricci était arrivé par derrière, ses cheveux noirs en bataille, s'exclamant directement en parlant fort et avec une foule de gestes incompréhensibles des mains, dont une qui tenait une bouteille de Whisky.

Je m'étais retourné vers lui un grand sourire aux lèvres. S'il y avait bien quelqu'un qui me revenait bien, c'était Daniele... Bien que là, la seule chose que je regardais, c'était ses foutues mains qui n'arrêtaient pas de bouger. Il se plaignait de Daryll Rodgers... Je fronçai les sourcils. Des plaintes, déjà...

Je soupirai...

-Salut à toi aussi, Daniele...

Et c'est là que l'Italien brandit une bouteille de whisky, mais pas n'importe quel whisky. Sauf que la bouteille était déjà pratiquement vide... Mmm... Moins vide que ma coupe de champagne, cela dit. Je souris et pris la bouteille des mains du tout jeune manager de mon groupe préféré, The Army, pour l'échanger contre ma coupe de champagne. Dans ce deal, j'étais gagnant.

Je le regardais, tête haute, comme à mon habitude, les yeux baissés vers lui. Il fallait dire qu'il n'était vraiment pas très grand... Puis, je le pris par les épaules, l'invitant à faire quelques pas le long de la piscine où se prélassaient déjà quelques magnifiques créatures qui nous faisaient signe au passage.

-Alors, qu'est-ce qu'il a fait Daryll ? Me dit pas que je vais être obligé de passer un coup de fil maintenant...

Mais évidemment que si ce qu'avait fait Daryll ne me convenait pas, j'allais le faire. Et je n'en avais strictement rien à foutre que le manager à la cinquantaine passée soit au lit à cette heure-ci... The Army était mon groupe préféré du moment ! Et il n'était pas question que Rodgers leur mette des bâtons dans les roues.

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Dim 14 Aoû - 17:08



Money, it's a hit!
ft. Jimmy Reed


Jimmy avait fini par se retourner pour me faire complètement face. Il avait les sourcils froncés – il avait souvent les sourcils froncés pour être sincère. Je m’étais plaint de Daryll pour commencer ma conversation avec mon ami – parce que si je devais me coltiner Rogers c’était la faute de Reed ; déjà que son père ne m’avait pas à la bonne, Daryll, c’était encore pire. Tous incapable de comprendre mon incroyable génie en ce qui concerne le métier de manager – et pas que.

Jimmy avait déjà soupiré en me saluant – pendant que je faisais de grands gestes pour exprimer mon indignation devant le comportement de Rogers. Je m’étais un peu calmé en parlant de la bouteille de whisky – cette même bouteille qui n’avait pas tardé à quitter ma main pour finir dans celle de Jimmy. Je n’avais rien dit parce qu’il avait était assez malin pour faire un échange avec son verre de champagne – si je refusais qu’on me tende des trucs, je ne refusais jamais les échanges et ça Jimmy l’avait eu vite compris. J’avais regardé avec dépit le verre de champagne quasi vide – et je l’avais vidé dans la foulée.

Il m’avait invité – en me prenant par les épaules – à marcher un peu avec lui – tel l’homme d’affaire qu’il était. Il était prêt à entendre ce que j’avais à lui dire.

-Il refuse de financer une tournée mondiale pour The Army. J’ai pourtant bien prouvé que The Army avait la capacité de percer n’importe où avec cette putain de tournée américaine, dis-je encore fâché par la décision de Roger. Il est encore plus réticent que ton père et je crois qu’il ne m’a pas à la bonne. Encore un putain de frustré par mon génie, rajoutais-je certain de ce que j’avançais.

J’avais pris un verre de whisky au passage quand un serveur et son plateau était passé tout près de moi – et en abandonnant sur ce même plateau le verre que Jimmy m’avait filé.

-Je ne saurais jamais financer une tournée mondiale rien qu’avec mes revenus. Je n’en ai pas encore assez pour ça, à moins de vivre pendant plusieurs mois comme un pouilleux de l’Eastside, dis-je dépité.

Je buvais mon whisky à toute vitesse m’attardant souvent sur les courbes des filles qui trainaient dans la piscine de Jimmy.

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Jimmy Reed


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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Lun 15 Aoû - 11:21



Money, It's A Hit !
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J'avais échangé mon verre pratiquement vide contre la bouteille un rien plus remplie de Daniele. L'Italien était surexcité et déjà en train de se plaindre. Mais merde, j'étais ici pour faire la fête ! Pas pour arranger les conneries de Rogers. S'il me faisait faire le boulot deux fois, cet enfoiré, il n'allait pas faire long feu à la tête de BSC.

J'avais donc invité Daniele à faire quelques pas parce que je savais que si je ne m'occupais pas de son problème maintenant, il n'allait pas me lâcher de la soirée. Je l'écoutais tout en portant de temps en temps la bouteille de whisky à ma bouche et en rendant leurs signes ou en faisant des clins d’œil aux filles qui se prélassaient dans la piscine.

Mais le discours de Daniele finit quand même par attirer toute mon attention. Alors comme ça, Rogers, comme mon père au tout début de la carrière de Ricci, cherchait à mettre des bâtons dans les roues de l'Italien... Fallait croire qu'il n'avait pas encore compris que la politique de la maison BSC avait changé. En effet, terminé de ne viser que sur des valeurs sûres comme le faisait mon père ! Terminé de privilégier en priorité les groupes recrutés par des managers qui avaient de la bouteille. Je mettais mon argent en jeu comme lorsque je pariais sur les matchs de boxe. Je voulais être celui qui apporterait de nouveaux sons à Los Angeles et ce sans bouger le petit doigt. Mais pour ça, il fallait que Rogers change de mentalité. Ou que je change Rogers.

J'avais passé au moins deux heures (!) lorsque j'étais devenu le « patron » de BSC, à Rogers ce que je voulais. Fallait croire que je n'avais pas été assez clair.

Il ne voulait pas financer la tournée mondiale de MON groupe préféré ! Et puis quoi, encore ? C'était mon argent ! Le mien, plus celui de mon père ! Je fronçais les sourcils de plus belle, j'étais furieux, mais ne m'emballais pas. J'avais une façon bien à moi de m'emballer.

-Daniele... Cesse de te morfondre, je vais t'arranger ça. Tu ne vivras pas comme un pouilleux de l'Eastside. Je ne saurais admettre que mon meilleur ami se promène vêtu de guenilles. Je passerais pour quoi, moi, après?

De mon bras autour de ses épaules, j'avais dirigé Daniele dans la direction que je voulais sans que celui-ci ne s'en rende compte. Je posai la bouteille de whisky vide sur un plateau d'argent porté par un serveur et un autre me tendit directement un verre plein du même breuvage.

Nous arrivâmes à hauteur de Frances, ma secrétaire, vêtue de sa magnifique robe rouge comme je le lui avais ordonné plus tôt. Daniele connaissait déjà Frances qui avait pris ses fonctions ici le lendemain du décès de mon père. Je tenais à ce qu'elle participe à chaque fête, chaque gala, lorsqu'elle ne passait pas plusieurs nuits par semaine dans mon lit. Bref, la vie de cette fille se limitait à Moi, la villa Reed et BSC. Ouais, BSC aussi puisque je tenais à être informé de tout ce qu'il s'y passait. Or, elle ne m'avait pas signalé la mésaventure de Daniele avec Rogers.

Mais vu l'excitation et l'indignation de Daniele, cela ne pouvait être que très récent et Frances avait surtout été occupée avec la préparation de la fête aujourd'hui... Peut-être me faudrait-il deux secrétaires... ? C'était à réfléchir.

Frances faisait la conversation à deux types que je reconnus comme étant des avocats. Ils parlaient droits d'auteur, etc. Très bien. Je n'y connaissais rien, là-dedans. Eux étaient là pour s'occuper de ça et Fances pour enregistrer.

Mais là, on avait à faire... J'attrapai la main de ma secrétaire et la tirai vers nous, la dérobant aux deux hommes que je plantai là sans plus de politesse.

-Frances, avez-vous déjà vu Daniele ce soir ?

Je les laissai se saluer avant de reprendre la parole.

-Bien. Veuillez, s'il vous plaît, contacter Daryll Rogers chez lui.

Elle me regarda, d'un air amusé. Elle commençait à me connaître.

-Il est pratiquement minuit, Monsieur Reed.

Je lui rendis son sourire amusé, mais le mien avait toujours l'air légèrement mauvais. Frances ne m'appelait « Monsieur Reed » qu'en public. Sinon, elle gardait le vouvoiement, sauf au lit, mais me donnait du « Jimmy ».

-Raison de plus... Assurez-vous de l'avoir en ligne puis faites-le patienter 5 minutes. Je prendrai ensuite l'appel. Et faites-moi plaisir, reprenez un verre, le vôtre est presque vide.

Elle s'exécuta, reprenant d'abord un verre, puis se dirigea vers l'intérieur de la villa pour aller passer mon coup de fil, non sans jouer de ses hanches en sachant très bien que je la regardais.

Je fis une tape amicale sur l'épaule de Daniele.

-Toi aussi, un jour, tu sauras ce que c'est... Comment va ton père ?

A traduire par : « T'inquiète, un jour ton père à toi aussi va mourir et tu gagneras le jackpot. ». En effet, Daniele et moi venions de la même classe sociale.

Pendant qu'il me répondait, nous nous dirigeâmes lentement mais sûrement vers mon bureau, anciennement celui de mon paternel, afin d'aller parler à Rogers avant qu'il ne se rendorme avec le cornet du téléphone en main.

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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Lun 15 Aoû - 15:03



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J’étais dans l’incapacité financière – et pourtant, j’avais des thunes, hein ! – de payer une tournée mondiale à mon groupe. En plus, je n’avais pas la moindre envie d’aller piocher dans ma poche pour pouvoir faire mon boulot pour Rogers – il allait faire quoi après ? Récolter les fruits de ma tournée mondiale réussie ? Il n’en était pas question ! Je m’étais donc plaint au principale responsable du pouvoir que Rogers avait sur moi : mon pote, Jimmy Reed. Il m’avait rassuré et avait dit qu’il allait s’occuper de moi – il refusait que son ami se promène avec des habits de merde parce ce que ce n’était pas bon pour son image à lui.

-Et moi alors ! Moi, je passerai pour quoi ? C’est surtout ça l’important, dis-je en me montrant moi-même du doigt avec beaucoup d’énergie.

Je me faisais entrainer par Jimmy en buvant à grosses gorgée mon whisky. J’étais déjà moins fâché parce que mon pote Jimmy allait s’occuper du cas de Rogers – je ne cachais pas que je souhaitais qu’il le vire.

On était arrivé devant la secrétaire de Reed – et pendant ce temps, j’avais déjà presque fini mon whisky, malheur à moi. Frances était ravissante avec sa jolie robe rouge qui la mettait en valeur. Putain, Jimmy avait du goût en matière de filles – si bien que parfois, je venais ici rien que pour faire la connaissance de certaines de ces créatures. Jimmy avait interrompu la conversation de Frances avec deux hommes – que je ne connaissais pas.

-Salut Frances. Tu es ravissante aujourd’hui, dis-je charmeur.

Jimmy la vouvoyait alors que moi – l’ayant essentiellement vu ici lors de fêtes – je la tutoyais.

Jimmy voulait contacter Daryll maintenant. Je n’avais pas pu contenir un sourire sadique quand Frances nous avait donné l’heure. Putain, cet enfoiré de Rogers devait dormir à cette heure-ci et c’était le moment idéal pour l’appeler. Il allait passer un sale quart d’heure – dont j’allais être témoin !

Jimmy était vraiment la personne à connaitre à L.A. et j’étais content de l’avoir connu un peu après mon arrivée. On avait beaucoup de chose en commun – hormis ma soif de travail qui était à l’exact opposé de celle de Reed. Putain, je rêvais d’avoir autant de pouvoir que lui – et je comptais bien réaliser ce rêve. En parlant d’ambition, Jimmy m’avait assuré qu’un jour je saurais ce que c’est avant de me demander des nouvelles de mon père.

-Oh, bien, je crois…, dis-je en haussant les épaules tout en marchant. Assez bien pour décliner mon invitation à mon anniversaire. Il n’a encore jamais mis les pieds à L.A. depuis que je suis ici, dis-je en faisant une petite moue. Je suis sûr qu’il est encore en pleine forme, hélas, dis-je avec toute la méchanceté du monde – mais ne le méritait-il pas ?

Mon père n’était pas si vieux – il avait un peu plus de 50 ans – et était toujours une des plus grandes fortunes européennes. Je n’aurais jamais dû venir mendier ici s’il était mort et que j’avais hérité de tout l’argent de l’empire Ricci. Erik m’entendrait penser, il m’en voudrait, très certainement – lui qui dit sans cesse que mon père me porte beaucoup d’affection.

On était arrivé dans le bureau de Jimmy. Putain, ce bureau avait la classe et je crèverais pour avoir une villa comme la sienne. Sans me faire prier, je pris place sur l’un des sièges confortable du bureau laissant Jimmy s’occuper du téléphone. J’avais un rictus accroché aux lèvres impatient d’entendre Jimmy remettre le vieux Rogers en place.

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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Mer 17 Aoû - 15:29



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-Mais oui, mais oui, c'est important aussi.

J'avais dit ça à mon ami en souriant. Quelque chose me disait qu'il l'avait bel et bien descendu tout seul, cette bouteille de whisky que j'avais finalement déposée sur un plateau d'argent pour en reprendre un verre. Mais cela ne me dérangeait pas, même l'haleine alcoolisée de l'Italien ne me dérangeait pas. Quand ils sont bourrés, les gens sont plus dociles, plus manipulables. Même ceux qui ont l'alcool violent étaient manipulables car impulsifs.

Daniele n'avait pas l'alcool violent. Ni l'alcool triste. Pour l'instant, il avait juste l'alcool chiant parce que je sentais que j'allais devoir passer un coup de fil et donc travailler. Du coup, je comptais bien me venger sur Daryll qui était bel et bien la source du problème.

Daniele était censé être le problème de Daryll, justement. Or, il avait merdé. Et il fallait donc que je le recadre.

Et en plus, étant déjà à moitié bourré, l'Italien faisait encore plus de gestes que d'habitude avec ses foutues mains.

Afin de balancer le truc le plus vite possible, j'avais donc été à la rencontre de ma secrétaire. Je voulais bien le passer, ce coup de fil, jouer de mon influence, mais hors de question que je doive taper le numéro de Daryll sur ce foutu téléphone ! Ça, c'était beaucoup trop demander. Hors de question également, que je doive écouter la tonalité de la ligne en attendant que le vieux daigne décrocher. Frances n'avait qu'à le faire, elle était payée pour ça, en liquide et en nature, car elle avait l'honneur de pouvoir jouir de mon corps à chaque fois que j'en avais envie. Et puis, c'était pas comme si j'avais que ça à foutre.

J'avais souris quand Daniele avait complimenté Frances. Parce qu'en la complimentant, c'était moi qu'il complimentait... C'était un peu comme s'il avait admiré ma voiture, en gros. Ma voiture que j'étais le seul à pouvoir conduire, tout comme j'étais le seul à pouvoir chevaucher Frances...

Frances remercia Daniele pour le compliment puis je lui donnai mes instructions. Une fois mes ordres bien établis, Daniele et moi avions encore fait quelques pas dans la foule, bras dessus, bras dessous, pour que tout le monde voit bien quelle complicité il y avait entre nous. Je faisais ainsi l'avenir. Daniele ne serait pas à jamais un challenger à Los Angeles. Pourquoi ? Simplement parce que je l'avais décidé.

Tout en paradant, je lui avais demandé ce qu'il advenait de son père. Daniele allait-il bientôt hériter ? Non ? Très bien... Ça m'arrangeait bien. Un deuxième grand héritier ici, à L.A. et maintenant, ça ne m'aurait pas arrangé. Pas tout de suite, dans quelques années, peut-être, lorsque Daniele me serait trop redevable pour chercher à essayer de me damer le pion.

L'Italien regrettait que son père ne soit pas venu à Los Angeles pour son anniversaire. Non, il regrettait que celui-ci ne soit jamais venu le voir ici. Et aussi qu'il soit en bonne santé. Je rigolai alors qu'il n'y avait rien de drôle mais ça me faisait rire quand même.

-Ne t'en fait pas, Daniele. Je serai là, moi!

Je lui souris amicalement.... enfin, autant que mon panel d'expression le pouvait.

-Qui a besoin d'un père quand on a un ami tel que moi, hein ?

Nouvelles tapes amicales dans le dos de l'Italien avant de lui glisser dans l'oreille.

-J'ai déjà recruté tes cadeaux d'anniversaire pour l'occasion...

Nous avions finalement atteint le bureau de feu mon père. Frances nous y accueillit, souriante, le cornet du téléphone appuyé d'une main gracieuse contre son épaule que sa robe rouge laissait nue. J'invitai, d'une main, Daniele à s'installer dans un des fauteuils confortables destinés aux invités et clients avant de passer par derrière ma secrétaire, frôlant discrètement le bas de son dos du bout des doigts au passage.

Je m'installai ensuite dans mon propre fauteuil, croisant mes pieds chaussés de mocassins brillants sur le bureau. Une fois que je fus bien en place, Frances plaça le cornet du téléphone contre mon oreille, me rendant mon geste en frôlant ma nuque du bout de ses doigts avant de se retirer avec toujours avec autant de grâce, nous laissant seuls à nos affaires, Daniele et moi.

Je souris d'un air carnassier à Daniele, plaçant mon index sur mes lèvres pour lui signifier de se taire. A l'autre bout du fil, j'entendais Daryll marmonner des choses pas très gentilles à mon sujet.

-Daryll ! Comment ça va, mon vieux?

J'avais parlé sur un ton trop enjoué pour être honnête. Un ton qui, malgré l'apparence qu'il voulait se donner, laissait transparaître, exprès, toute mon exaspération. Puis, j'appuyai sur le bouton haut-parleur pour que Daniele ait tout le loisir d'entendre le « pantin » à la tête de BSC qui soupirait à l'autre bout du fil.

-Il est passé minuit, Jimmy. Qu'est-ce que tu veux?

Je fis la moue. Il profitait toujours du fait d'avoir été le bras droit de mon père qu'il admirait parce que c'était un bosseur. Tellement bien que ça l'avait tué. Évidemment, il ne reconnaissait pas cet amour pour le travail en moi. D'ailleurs, la seule fois que j'avais vu Daryll, c'était le jour où je lui avait refilé une patate chaude nommée BSC.

Je posai alors, très sérieusement, une question à Daryll tout en regardant dans les yeux bruns de Daniele.

-Quel est mon groupe préféré, Daryll ?

Silence à l'autre bout du fil. Puis, une hésitation.

-Heu... Les Beatles?

Bien essayé. La majorité des gens aimaient les Beatles à notre époque... Pas de chance pour lui, c'était pas mon cas. Ils étaient bien trop gentils ces Beatles et aucun style niveau coupes de cheveux. Je ricanai en faisant un clin d’œil à Daniele.  

-Noooon... The Army.

Nouveau blanc...

-Ah...

Bingo. J'avais ses couilles entre mes mains et je comptais bien les frapper l'une contre l'autre maintenant.

-Et ce serait teeeellement bien si je pouvais les voir quelque part comme... mmm... Monaco ! Ouais ! Monaco ! Ou encore Stockholm ! J'ai toujours rêvé de draguer des Suédoises...

-Ah... Ah oui...

-Je serai très déçu si The Army ne fait pas de tournée mondiale... Tu vois ce que je veux dire?

Soupir hésitant à l'autre bout de la ligne.

-Mais Jimmy... Ton père...

Oh oh ! Stop ! Là j'en ai marre, déjà.

-Je ne suis pas mon père, Daryll ! Tu ferais mieux de ne pas l'oublier !

Là, j'avais haussé un peu le ton. Daryll ne devait surtout pas oublier que je n'avais aucune affinité avec lui, que je ne l'avais mis là que parce que mon père l'aimait bien. En hommage, en quelque sorte. Mais que je pouvais tout aussi bien le démettre de ses fonctions aussi facilement que je les lui avais données s'il ne me satisfaisait pas.

Me rendant compte que je m'emballais, je me repris, récupérant mon ton mielleux.

-The Army, en tournée mondiale, on s'est compris?

Daryll soupira.

-D'accord, d'accord. Je contacterai Ricci demain matin...

Je souris, satisfait, à Daniele.

-Je crains que Daniele ne soit pas joignable demain matin... Essaye plutôt dans l'après-midi.

-D'accord, Jimmy. L'après-midi. Bonne nuit.

Je me redressai, prêt à raccrocher, avant d'ajouter quelque chose :

-Daryll, n'oublie jamais : TON problème ne doit pas devenir MON problème.

Et avant qu'il ait pu répondre quoi que ce soit, je raccrochai, laissant retomber le cornet sur le téléphone proprement dit. Je récupérai ensuite mon verre de whisky dans une main avant de me laisser retomber sur le dossier de mon énorme siège de bureau en cuir et bus une bonne gorgée.

Je regardai ensuite Daniele, écartant les bras en signe de victoire. The Army aurait sa tournée mondiale.

L'avenir, c'était Moi.

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Jeu 18 Aoû - 19:27



Money, it's a hit!
ft. Jimmy Reed


On marchait au bord de la piscine après que j’ai été assuré que Jimmy allait faire passer un sale quart d’heure à cet enfoiré de Daryll. C’est de mon père qu’on avait parlé sur le chemin vers le bureau de Reed. «Comment va ton père ? » c’est la manière polie et soft de demander si j’allais bientôt me taper les thunes de l’empire de mon père. Ce qui dans mon cas – contrairement à Jimmy – n’allait pas arriver dans les prochains jours. Cet enfoiré – en plus d’être absent – ne me rapportait pas. J’avais exprimé mon regret sur le fait qu’il ne viendrait pas à mon anniversaire. Pire, il n’était jamais venu, ici, à L.A. depuis que j’y étais – et ça fait déjà deux ans ! A croire qu’il évite cette ville depuis que je m’y étais installé. Lot de consolation, Jimmy, lui, sera bien présent à mon anniversaire.

-Cool !, dis-je en souriant à mon ami.

Pour Jimmy, pas besoin d’un père… Il était là lui.

-Moui, c’est pas faux, dis-je en haussant les épaules et en souriant.

C’est vrai qu’en deux ans, Jimmy m’avait apporté plus que mon père en 24 ans – c’était triste mais c’était comme ça.

En plus, Jimmy a déjà mon cadeau ce qui rendait – d’un seul coup – ma soirée plus joyeuse.

-Connaissant tes goûts, je ne serais pas déçu, dis-je en montrant d’un bras les filles qui se pavanaient dans la propriété de Reed en cet instant.

On était arrivé dans son bureau où était Frances et le téléphone – putain, elle était jolie quand même cette fille. Ça donnait envie d’avoir une secrétaire… Je m’étais installé dans un siège – confortable, le fauteuil, faut-il le préciser quand on sait qu’il appartient à un paresseux ?

D’ailleurs, il était paresseux au point que Frances faisait tout jusqu’à lui collé le téléphone contre l’oreille une fois qu’il s’était installé. Elle n’avait quitté la pièce que quand Reed était bien confortablement installé.

Je regardais Jimmy avec un sourire sadique – qui était pour Rogers qui allait vivre un sale moment. J’avais approuvé quand il m’avait fait signe de ne rien dire. J’allais faire l’effort de la fermer et apprécier le moment. Jimmy avait enclenché le haut-parleur et je pouvais entendre la voix ronchonne de Rogers. Oh putain, rien que de l’entendre se plaindre sur l’heure ça me faisait jubiler intérieurement. Il avait foutu en l’air ma journée, j’attendais maintenant que Jimmy lui foute en l’air sa nuit.

La question de Jimmy et la réponse de Daryll quant à savoir quel était le groupe préféré de Reed m’avait fait porter ma main à ma bouche – j’allais éclater de rire et j’essayais qu’on ne m’entende pas en étouffant mes rires quasi silencieux. Les Beatles ? Putain, mon pauvre Daryll, tu connais mal Jimmy.

Non, le groupe préférer de Jimmy était The Army – et ouais MON groupe ! D’une manière détournée – ou presque – Jimmy avait insinué à cette bille de Daryll qu’il voulait une tournée mondiale. MA PUTAIN DE TOURNEE MONDIALE A MOI ! On pouvait entendre Rogers tout doucement comprendre qu’il n’y avait pas d’issus et qu’il allait être obligé d’accepter. Il avait essayé de se défendre en mettant sur le plateau le père de Reed mais Reed n’était pas son père – son père, il bossait, lui. Encore une remontrance de Jimmy qui m’avait fait sourire.

Ce coup de fil avait suffi. J’allais l’avoir ma tournée. Rogers allait me contacter demain matin. Petite moue de ma part qui avait vite disparu quand Jimmy avait précisé que je ne serais pas joignable le matin.

-Ah, ça c’est sûr, dis-je suffisamment bas pour ne pas être entendu par Daryll.

Une dernière mise en garde de Reed à Rogers avant qu’il ne raccroche.

-Merci amico mio !,
dis-je en brandissant mon verre de whisky pour lui porter un toast devant son signe de victoire.

Je m’étais relevé achevant mon verre que j’avais déposé sur le bureau de Reed.

-Dommage que tu sois trop paresseux pour prendre la place de Rogers, dis-je avec un petit sourire sarcastique.

J’étais à sec, mais j’étais très content de cette opération rapide et rondement menée.

-Tu as de la poudre magique pour fêter ça?, dis-je en attribuant un regard complice à James.

Le travail terminé, on pouvait s’amuser maintenant.

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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Mar 23 Aoû - 0:20



Money, It's A Hit !
ft. Daniele Ricci


J'avais rassuré Daniele sur ce qui allait arriver à Daryll Rogers et sur son anniversaire et son père. C'était pas beau, ça ? N'étais-je pas un ami exemplaire ? Non. Parce que ce que je faisais pour Daniele, je le faisais avant tout pour moi, bien que je n'étais pas totalement indifférent envers l'Italien avec qui je m'entendais à merveille.

Oui, j'allais passer un savon à Rogers, parce que The Army méritait une tournée mondiale, parce que leur musique était de loin dans les meilleures que j'avais pu entendre de ma vie. On pouvait penser ce qu'on voulait de moi, je m'en foutais royalement, mais une chose était sûre : je vivais pour apprécier les bonnes choses de la vie et l'art en faisait partie intégrante.

J'aimais écouter de la musique, j'aimais regarder des peintures, aller au cinéma... J'aimais aussi beaucoup la danse, classique ou pas, le théâtre. Tout ce qui était beau, j'adorais ça. Tout ce qui pouvait procurer des sensations. Or, j'étais totalement dépourvu de talent, si ce n'était celui de me faire des relations et de les garder par tous les moyens possibles.

Donc, je shootais des gens à la coke et à l'héroïne pour pouvoir avoir le loisir, moi, de me shooter à l'art H24.

Et oui, j'avais rassuré Daniele quant à son anniversaire, simplement parce que ça m'emmerderait qu'il annule la fête juste parce qu'il est déprimé à cause de son paternel. Ce qui voudrait dire que moi, je devrais organiser une fête moi-même, mais c'était toute une organisation de faire ça ! Alors autant que Daniele ait un peu de motivation pour organiser lui-même son anniversaire auquel je n'aurais plus qu'à venir profiter des boissons, des filles et de la musique et pas forcément dans cet ordre-là.

Nous nous étions donc ensuite installés dans le bureau afin de passer ce foutu coup de fil à Rogers. En deux minutes chrono en main, j'avais bien fait comprendre à Daryll que je voulais... non... Que j'exigeais qu'il y ait une tournée mondiale de The Army et ce, en lui donnant la véritable raison qui était que c'était mon groupe préféré et non que c'était une requête de Daniele. L'Italien n'avait fait que me rapporter une information qui, de toute façon, me serait parvenue un jour ou l'autre pour retomber lourdement sur la tronche de Rogers.

Ce dernier ne pouvait de toute façon plus rien faire contre cette tournée maintenant. Après tout, c'était mon argent qui allait la financer, non ? Lui n'était là que comme gestionnaire... Mais je commençais à comprendre que je ne pouvais pas laisser tourner BSC en me reposant uniquement sur des gens que j'avais placés. Il fallait que je garde un œil sur tout, surveiller ce qui se tramait chez BSC afin qu'on ne me foute pas ça en l'air.

Après tout, ça ne ferait que quelques coups de fil de plus (mais évidemment, à l'époque, je ne me rendais pas encore compte que quelques coups de fils + quelques coups de fils + encore quelques coups de fils, ça commencerait à devenir beaucoup de coup de fils pour un fainéant comme moi).

J'avais finalement raccroché en annonçant à mon ami notre victoire (qui était, de toute façon, gagnée d'avance), ce qui me valut une réaction enjouée de l'Italien, et en italien. C'était ce genre de chose que j'aimais vivre avec Daniele : quand on s'y mettait à deux pour écraser quelqu'un et ce rien qu'en deux ou trois mots. C'était déjà très amusant tout seul, mais à deux, c'était différent.

Daniele avait terminé son verre et moi aussi. On les posa en même temps sur le bureau. J'ouvris un tiroir de mon côté du bureau.

-Pourquoi je ferais ce boulot moi-même quand je n'ai qu'à décrocher le téléphone au bon moment ?

Du tiroir, je sortis une boîte de cigares cubains que mon père n'avait pas eu le temps de fumer avant de mourir. Normal, vu qu'il ne prenait jamais le temps. Je tendis la boîte vers Daniele pour lui en offrir un. S'il y avait bien quelqu'un qui avait souvent droit à de genre de petites attentions de ma part, c'était bien Daniele. Oh, il y en avait d'autres aussi comme Los Diablos de l'Eastside, mais dans une moindre mesure et un autre contexte.

Quand Daniele se fut servi, j'en pris un à mon tour. Je pris le temps de nous les allumer avant de me lever, invitant le jeune manager à faire de même, rigolant sans répondre à sa dernière demande.

Nous sortîmes du bureau pour nous rediriger vers la foule des invités. Daniele m'avait demandé de l'aider, je l'avais fait. A mon tour maintenant de demander un retour de faveur.

-Daniele, fais-moi plaisir, tu veux ? La prochaine fête que j'organise, tu prends The Army avec toi.

Ils n'étaient pas vraiment du genre costard-cravate, ça, je le savais, mais ça ne me dérangeait pas. The Army sans leurs treillis militaire, ce n'était pas The Army.

On croisa un jeune homme dans l'allée menant à la piscine. Très chic, il était actuellement scolarisé dans mon ancienne école et y dealait pour moi. C'était le fils d'un industriel de L.A., si je me rappelais bien et il avait repris le flambeau un peu après que j'aie quitté l'école. Lorsque j'y étais encore ce jeune homme était de quelques années plus jeune que moi et j'avais pris le temps de le former. C'était un bon petit gars.

Alors qu'on passait à sa hauteur, je tendis simplement la main vers lui sans même le regarder alors qu'il fumait une cigarette appuyé contre un mur. On se frappa dans la main comme si c'était simplement un salut entre deux jeunes qui se connaissaient. Deux secondes après, je me glissais face à Daniele et lui glissait quelques grammes de cocaïne dans sa poche de poitrine. C'était dans l'Eastside que Delfino m'avait appris ce genre de petit tour de passe-passe.

-Cadeau de la maison...

Je lui souris, lui fis un clin d’œil et continuai ensuite mon chemin jusqu'au bord de la piscine où je pris la parole bien fort, d'une voix grave, mais claire.

-Mesdames et Messieurs applaudissez le meilleur manager de Los Angeles qui part en tournée cette année avec son groupe, The Army, Daniele Ricci a.k.a The Best!

Des applaudissements retentirent et je pris Daniele par les épaules pour qu'il vienne me rejoindre et se laisse acclamer par ses nouveaux fans. Je lui chuchotai alors à l'oreille.

-Apprends-leur à t'appeler comme ça. Le reste viendra tout seul.

Je ferai en sorte que ça vienne tout seul.
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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Mar 23 Aoû - 19:49



Money, it's a hit!
ft. Jimmy Reed


La victoire était mienne. Daryll avait céder à l’autorité de Jimmy. J’allais avoir ma tournée mondiale avec The Army – et ça avait été tellement facile de faire plier le pseudo directeur de BSC que j’en étais très content. Etre ami avec Reed était la meilleure idée que j’avais eue en arrivant à Los Angeles. Je ne le regrettais pas du tout. Je m’étais exclamé – en Italien car j’utilisais toujours ma langue maternelle par réflexe parfois.

Putain, si Reed avait opté pour une vraie carrière, il serait actuellement patron de BSC et ce serait bien plus facile pour moi – mais ce type préférait ne rien foutre… Il avait même de quoi se défendre en faisant référence à son petit numéro au téléphone. Je devais avouer que son pouvoir était tellement grand sur la maison de disques qu’il n’avait pas besoin de diriger. Les gens qu’il avait placé lui-même le craignaient bien assez pour qu’un coup de fil suffise.

-Je te l’accorde, dis-je avec un sourire en coin.

Tant que Jimmy s’assurait que j’obtienne les tournées que je voulais c’était tout ce que j’avais besoin. Je me rappelle que ma première tournée – alors que c’était encore le père de Jimmy au pouvoir – j’avais dû me démerder moi-même. Maintenant que cette tournée avait été un succès total, je pensais bien pouvoir obtenir les choses plus facilement – juste retour des choses.

Jimmy avait sorti les cigares – de bons cigares cubains. J’en avais pris un que j’avais allumé. Il était très bon mais j’avais déjà besoin de ma petite dose de la soirée grâce à ce que j’appelais avec affection la petite poudre magique. Ce à quoi mon dealer favoris avait rigolé.

On était sorti du bureau de Jimmy pour nous mêler à la populace que composait sa fête. Jimmy m’avait donné un coup de main et il voulait maintenant que je prenne The Army avait moi lors de la prochaine fête qu’il organiserait.

-The Army ? Sérieux ?
, dis-je en levant un sourcil.

Evan et consort n’avaient pas vraiment le style de ce genre de soirée. Ça me rappelait le jour où on était allé à Las Vegas et qu’ils étaient habillés comme des pouilleux. Ils avaient bien réussi à se faire remarquer ce jour-là – au point qu’on a dû fuir en courant… Si Jimmy voulait The Army, Jimmy aurait The Army – c’était sa fête après tout et s’il voulait avoir des gens mal habillé c’était comme il veut.

-Ok, je les amènerais, dis-je en souriant et en haussant les épaules.

Cigare en main, on s’était dirigé vers un type qui avait filé la poudre magique à Jimmy – poudre qui, en un tour de passe-passe avait vite fini dans la poche de ma chemise. Ni vu, ni connu.

-Merci, Jim. Je t’en dois une maintenant, dis-je en souriant.

C’est bien pour ça qu’il valait mieux être l’ami de Reed. Quand tu es son ami et que tu lui en devais un, c’était toujours un retour d’ascenseur gentil. Si tu n’étais pas dans ses bonnes grâces c’était une toute autre histoire.

On avait fini notre petit chemin jusqu’au bord de la piscine. Là, Jimmy avait fait une déclaration – qui n’était pas sans flatter sans aucune modération mon incommensurable ego. The Best ! C’était tellement moi. Les applaudissements étaient un douce musique à mes oreilles tout comme le surnom que venait de me donner Reed. D’après le jeune riche, je devais leur apprendre à m’appeler comme ça. Oh putain ouais, à partir d’aujourd’hui, je serais Ricci The Best.

J’avais levé les bras en l’air montrant à mon audience du moment deux V de la victoire. Mon regard – encore enfantin à l’époque – brillait d’une lueur d’intelligence.

-Ouais, c’est moi, dis-je aux gens présents. Et je vous invite tous à suivre mon groupe dans la tournée qui va suivre. The Army va exploser les ventes de billets mais je vous mettrez en tête de la liste des VIP pour que vous aillez les meilleures places, dis-je très commercial – en digne fils de mon père.

Les applaudissements avaient continué alors que je m’étais retourné vers Jimmy.

-Merci, amico mio ! Je viens déjà de vendre quelques places avant même que les billets ne soient mis en vente grâce à toi,
dis-je sûr de moi et en lui tapant amicalement sur l’épaule.

C’était l’heure de ma petite ligne et je m’étais diriger près d’une table pour y faire ma ligne avec beaucoup d’application. J’avais regardé tantôt Jimmy, tantôt la poudre blanche.

-The Army sortira un nouvel album l’année prochaine. Ils ont déjà quelques bons morceaux. Je vais devenir, si ce n’est pas déjà le cas, le meilleur manager de tout Los Angeles, dis-je avec un sourire carnassier.

C’était mon but et le fait que j’en parle à Jimmy n’était pas tout à fait innocent.

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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   Jeu 25 Aoû - 17:10



Money, It's A Hit !
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Je voulais The Army à ma prochaine fête et le sourcil que mon ami avait levé m'avait fait rire. Ouais ouais ouais, je sais, The Army dans ce cadre magnifique allait être une première. Mais j'en avais envie, ça suffisait à justifier ma demande. Et Daniele avait obtempéré à cette demande. On était tous jeunes, et il était temps que les fêtes données dans cette merveilleuse et énorme villa de Malibu prennent un coup de jeune et fassent encore un peu plus oublier le nom de mon père pour faire place au mien. Pour ça, il fallait innover. Et quoi de plus innovant que The Army ?

Je verrais plus tard avec Daniele afin de pousser le vice jusqu'à organiser carrément un concert privé de son groupe ici. Il était hors de question que le premier concert de ce type se déroule ailleurs qu'ici, à la villa Reed.

On était arrivé au bord de la piscine où nageaient des jeunes femmes toutes plus séduisantes les unes que les autres. Il suffisait de partir à la pêche pour avoir une bonne prise, mais ce serait pour plus tard. Je me devais d'abord de commencer, déjà, à faire fructifier mon dernier investissement, Daniele Ricci.

Je l'avais fait, provoquant des applaudissements spontanés destinés à l'Italien. Et ce dernier s'empressa de faire, avec classe, sa propre pub. Voilà pourquoi Daniele était à la fois mon ami et une valeur sûre.

Tirant sur mon cigare une fois l'Italien ayant terminé son speech, j'étais souriant. Il me remerciait pour l'aide. Mais ne m'étais-je pas aidé moi-même ? Certes, cette tournée allait rapporter un max à Ricci et sa bande, mais au final, celui qui allait gagner le plus, c'était moi, car les ventes de leurs disques allaient grimper en flèche...

-Il n'y a rien que je ne ferais pas pour mon meilleur ami...

C'était vrai... Tant que ça me rapportait aussi un peu. Et le « je t'en dois une » de Daniele valait plus que tout l'argent que ça allait faire apparaître comme par magie sur mon compte en banque. C'est comme ça qu'on tient une affaire, par des pactes tacites, par des services rendus qui n'attendent qu'un retour d’ascenseur au bon moment.

Nous nous éloignâmes ensuite de la piscine et je laissai Daniele choisir une table pour qu'il puisse s'envoyer sa dose. Une autre façon de le tenir, même si j'espérais bien qu'il ne fasse pas une overdose avec cette merde. Mais Daniele n'était pas dépressif, ce qui était déjà un très bon point, et ses prises restaient récréatives de même que ça semblait le rendre plus performant. De toute façon, comme c'était moi qui le fournissait, je pourrais toujours réduire ses doses si je voyais que ça devenais vraiment trop dangereux.

Je m'installai dans un fauteuil face à Daniele, le regardant préparer sa ligne sur une table de verre d'une façon méthodique. Je n'avais jamais pris de drogue, moi, me contentant d'alcool, de clopes et de cigares, et encore, pas à outrance. Je me devais de garder les idées claires et d'être encore physiquement apte à m'amuser encore dans un contexte plus privé une fois la fête terminée, voire même avant...

Daniele m'annonça que The Army préparait un album pour l'année prochaine, nouvelle qui me réjouissait au plus haut point. Leurs chansons étaient de vraies perles qui avaient le don de me faire frissonner. Daniele espérait bien devenir le meilleur manager de L.A., je me penchai vers lui, captant son regard alors qu'il était à deux doigts de sniffer sa ligne.

-Considère que c'est le cas, mon ami. Considère que c'est le cas.

@ Billy Lighter


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MessageSujet: Re: Money, it's a hit (1966)[PV Jimmy][TERMINE]   

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