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 Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]

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Jimmy Reed


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MessageSujet: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Lun 21 Nov - 16:07



Friends Will Be Friends
ft. Daniele Ricci


Je rêvais d'Apolline Mclagan. C'est donc en sursaut et avec une trique d'enfer que je me réveillai lorsque le téléphone sur ma table de nuit sonna.

Les yeux toujours mi-clos et grommelant, je me tournai sur le flanc pour attraper le cornet. Je me foutais de cet appel, mais pour que la sonnerie s'arrête, fallait que je décroche. Au passage, je constatai que mon réveil affichait 05:54... C'est donc avec une agressivité endormie que je répondis.

-Ouais.

Je reconnus instantanément la voix de Daryl Rogers à l'autre bout du fil.

-Salut Jimmy...

Daryl était le seul être à BSC à oser m'appeler Jimmy. Tous les autres, hormis Daniele, qui ne comptait pas, m'appelaient « Monsieur Reed »... Et ça, c'était le problème d'avoir été connu de Daryl alors que je n'étais encore qu'un morpion aux cheveux d'or trottinant partout dans les couloirs de la toute jeune maison de disque qu'était BSC.

-Tu es au courant, Daryl, qu'il est 05:55 et que tu m’interromps en plein sommeil réparateur ?

Son étranglé à l'autre bout de L.A.

-La villa de Howard Stone a brûlé cette nuit.

Je me redressai, torse nu, le cornet du téléphone plaqué sur mon oreille et le fil tellement tendu que le téléphone lui-même avait bougé sur la table de nuit. J'avais bien l'impression que l'information n'arrangeait rien à mon état d'excitation. Mais j'essayais de masquer ça dans ma voix... Pas facile...

-Ah......... Et en quoi ça m'intéresse?

Un peu que ça m'intéressait ! J'avais envie de hurler de joie du haut du toit de la villa et d'organiser une fête pour l'occasion. Mais, les lèvres pincées, je me contrôlais. Difficilement, mais je me contrôlais.

-Daniele Ricci était dans la villa. Il a été transféré à l’hôpital.

Adieu érection matinale, adieu bonheur et adieu idée de fête car une fête sans Daniele n'avait pas la même saveur. Et s'il était à l’hôpital, je doutais qu'il soit présent ce soir pour célébrer l'incendie de la villa du merdeux.

Mes questions suivirent, dans une ordre de priorité bien à moi.

-Mais qu'est-ce qu'il foutait chez le petit... Chez Stone?

-J'en sais rien, Jimmy...

-Stone s'en est sorti?

-Oui.

Et merde... Ça en aurait fait un de coup, à Watson, s'il y était resté.

-Et Daniele, comment il va?

-D'après les infos que j'ai, il ne devrait pas rester longtemps à l’hôpital. Juste le temps de décrasser ses poumons et de soigner quelques brûlures superficielles.

-Bon. Ok. Merci pour l'information.

Et je raccrochai.

Je me levai, me dirigeai directement vers la douche avec un regard et une moue déçus vers mon caleçon... Daryl m'avait passé l'envie. S'il n'y avait pas eu ce coup de fil, j'aurais pu non seulement continuer à rêver, mais en plus, à l'heure où je me serais réveillé, j'aurais pu trouver Frances dans son bureau pour m'aider avec ça...

Changement de plan...

Je pris une douche rapide, m'habillai de vêtements chics mais confortables et allai dans le salon.

Là, je pris l'album de Daniele et... Et regardai autour de moi. Je voulais emballer l'album dans du papier cadeau... Mais je n'avais aucune idée de comment faire... Ni d'où se trouvait ledit papier cadeau, d'ailleurs.

-Jimmy?

Je me retournai, comme un con, surpris, l'album en main... Ma mère était là, debout au milieu du salon, en peignoir et les cheveux décoiffés. Elle se levait parfois très tôt pour lire des livres et boire son café, tranquille, sur la terrasse... Sauvé !

Elle, elle me regardait avec des yeux ronds.

-Qu'est-ce que tu fais debout à cette heure-ci ? Tu viens de rentrer ? Il y a quelque chose qui ne va pas? Tu es malade ?

C'était les trois hypothèses les plus crédibles à ma présence dans le salon et habillé à une heure aussi matinale. Soit je revenais d'une fête, soit j'étais mourant.

-Heu... Daniele a eu un petit accident. Rien de grave. Je vais le voir à l’hôpital.

Puis, lui tendant l'album.

-Tu peux m'emballer ça dans du papier cadeau?

Elle sourit, ravie de me voir si concerné par l'état de santé de mon ami, probablement. Mais en prenant l'album, elle fronça les sourcils, perplexe. On aurait dit moi.

-Tu vas lui offrir ça ? Je crois qu'il est au courant que son album est sorti, chéri...

Je ricanai.

-C'est juste une petite blague, maman...

Elle haussa les épaules et s'exécuta sans plus poser de question. Le temps que je prenne mes clés de voiture et que j'avale vite un café, elle avait emballé l'album.

-Tu sais qu'il y a des heures de visite, à l’hôpital, Jim ?

J'eus un sourire mauvais.

-Tu paries combien qu'ils me laissent entrer?

Je l'embrassai sur le front et pris l'album dans ses mains dans le même mouvement, puis m'éclipsai, direction l’hôpital.

Une fois là-bas et comme ma mère m'avait prévenu, on me signala que ce n'était pas les heures de visite, blablabla... Il était 07:30 passée maintenant, j'en avais rien à foutre. Je demandai à voir l'infirmière en chef. Une grosse matrone arriva, le style pas jolie du tout... Cinq minute à lui faire les yeux doux, nonchalamment appuyé contre le mur et je pus monter jusqu'à la chambre de mon ami.

Évidemment, quand l'infirmière referma la porte de la chambre derrière moi, Daniele roupillait, un masque à oxygène sur le visage, mais sans un tas de tuyaux lui rentrant et lui sortant de partout. Juste de quoi lui remettre de l'oxygène dans le sang, m'avait-on expliqué dans l'ascenseur.

Je m'assis sur le fauteuil placé à côté de son lit, les mains sur les accoudoirs, mon paquet cadeau placé sur la tablette juste à côté.

-Dany ? Dany... C'est le matin. Debout là-dedans...

Et j'avais un regard mauvais.

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Mar 22 Nov - 18:29



Friends Will Be Friends
ft. Jimmy Reed


J’avais eu de la chance – c’est ce qu’avait dit le médecin qui s’était occupé de moi après mon transfert à l’hôpital. Mes poumons étaient sales mais c’était récupérable – même après avoir fumé depuis des années. Ça n’empêchait que je ne me sentais pas vraiment bien. Je toussais tout le temps – et je ne vous parle même pas de ma gorge qui me faisait souffrir.

Peu après mon arrivée à l’hôpital, j’avais tout de suite demandé des nouvelles de Maria – que j’avais obtenues en partie. Ses brûlures étaient plus importantes que les miennes – mais elle devrait guérir. J’étais soulagé – même si le médecin avait refusé que je la voie, même si je m’appelais Daniele Ricci. Ce refus de sa part avait attisé mon attitude de sale gosse – dont je pouvais faire preuve quand il le fait. Je n’étais pas très coopératif – tellement que le médecin avait fini par me céder à une très jolie infirmière, rien que pour que je la ferme et que j’arrête de lui demander des informations sur Maria.

Elle était venue – blonde et jolie – me rassurer sur mon état – et sur celui de Maria. Elle avait une voix douce et avait mis un masque d’oxygène sur mon visage – pour mon bien, disait-elle.  Elle avait fini par me dire de dormir – et m’y aider à coup d’anti-douleurs. Je n’avais pas objecté – maintenant bien trop fatigué pour résister après tout ce qui c’était passé.

Je m’étais endormi – chose que je n’aurais pas pu faire sans les médicaments que m’avait donné la jolie blonde.

C’est une voix qui m’avait réveillé – je la connaissais cette voix… J’avais ignoré – dans un premier temps – cette voix en gémissant un peu de protestation. J’avais fait attendre – quelques secondes – Jim avant d’ouvrir doucement les yeux. Le vrai patron de BSC était là – comme sa voix me l’avait indiqué.

-Amico mio, dis-je avec un sourire – et sur un ton rauque à cause de ma gorge irritée.

Il me regardait avec son regard mauvais – pourquoi, mystère. Jim avait dû apprendre par X ou Y ce qu’il s’était passé. Il n’avait pas pris de temps avant de me rendre visite. J’avais regardé l’horloge – il n’avait pas pris de temps du tout.  C’était un vrai ami – même si je préférais dormir plutôt que de recevoir de la visite mais Jimmy Reed s’en foutait sûrement comme de l’an 40 des heures de visites. Comme Daniele Ricci.

-Il est 7h40, amico mio..., dis-je pour lui faire comprendre qu’il était tôt pour me réveiller – avec le sourire tout, ça, bien sûr ! Comment tu as appris la chose aussi vite ? Pas par les journaux, c’est trop tôt…, rajoutais-je pour savoir.

J’avais regardé la tablette à côté de Jim. Il y avait un cadeau emballé. Ça c’était cool – par contre.

-Tu m’as apporté un cadeau ?, dis-je, tout sourire, en relevant le masque d’oxygène et en me redressant un peu – les cadeaux ça me motive

Je n’avais pas demandé pour le regard mauvais – je préférais savoir c’était quoi le cadeau.

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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Mer 23 Nov - 19:48



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ft. Daniele Ricci


Il m'ignorait... Il m'ignorait, le petit Italien... Je le savais, parce que je voyais ses yeux bouger sous ses paupières et ses lèvres dessiner le fantôme d'une moue qui ne demandait qu'à sortir. Mais je n'avais pas bougé, j'avais continué, je l'avais secoué un peu, juste un tout petit peu, plus une bousculade que vraiment le secouer, en réalité. Et il avait ronchonné. Il me faisait attendre et je n'aimais pas ça, même venant de mon meilleur ami amateur de secrétaires blondes.

Mais il avait fini par ouvrir les yeux. Je ne lui aurais pas laissé le choix, de toute façon. Il me salua de cette manière si typique qu'il avait, en italien. Et je lui rendis son sourire, espiègle... Sa voix était rauque, il avait l'air de souffrir un peu en parlant... Et vous savez ce que je ressentais au fond de moi ?

Que ça lui était bon.

Ses yeux bifurquèrent sur l'horloge et mon sourire grandit encore. J'étais ravi de venir l'emmerder à une heure si matinale. D'autant que, s'il n'avait pas été à la villa d'Howard Stone pendant l'incendie, personne ne m'aurait téléphoné à 5 heures du matin pour m'annoncer que mon pote était à l’hôpital.

-Je sais lire l'heure, Dany.

Il souriait et je souriais. Et s'il y avait eu un observateur extérieur, il aurait bien senti que sous ces sourires se cachait quelque chose de bien moins joli. Surtout en dessous du mien. Bien que je savais que Daniele SAVAIT qu'il avait merdé. Il le savait ! Et il l'avait fait délibérément.

Je sortis mon paquet de cigarette quand mon ami me demanda comment j'avais su si tôt qu'il était là...

-J'ai des espions partout... Mais c'est Daryl qui a été le plus rapide pour le coup.

Rien de plus logique puisque c'était lui qui était à la « tête » de BSC. Ou plutôt, qui se tapait tout le boulot à ma place.

J'allumais ma clope alors que Dany venait d'apercevoir le cadeau. Je savais qu'il ne manquerait pas de le voir. D'où le paquet cadeau, c'était juste pour que l'Italien demande à l'avoir. Tout le monde aimait les cadeaux. Et j'aimais en offrir, tant à mes petites mains de l'Eastside qu'à mes amantes comme Amber Cruz.

-Oh. Oui.

Je pris le paquet et lui tendis.

-Tiens.

Je plantai à nouveau ma cigarette dans ma bouche, ignorant totalement les panneaux, à plusieurs endroits de la chambre, qui signalaient l'interdiction de fumer. Bien sûr que c'était interdit ! Mais pour moi, c'était différent.

Daniele s'était redressé et je l'observais attentivement en train d'ouvrir son cadeau. Je ne voulais rien manquer de son expression quand il se rendrait compte de ce que c'est et du message que je voulais lui faire passer.

Je savais bien que je ne disposais pas de certains atouts qu'avait Watson... Mais de là à sortir son premier album sous le nom de celle-ci et non sous le label de son meilleur ami, fallait pas déconner.

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Jeu 24 Nov - 15:32



Friends Will Be Friends
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Je sais qu’il savait lire l’heure. C’était bien ça le truc, il savait qu’il était tôt – et il l’avait fait exprès de venir tôt. Venir à une heure si matinale devait cacher quelque chose – qui n’était pas de l’amitié, cela va sans dire. Je souriais – et il souriait – même si on savait très bien que ça n’était pas des gentils petits sourires. Je savais qu’il avait un problème – et ça avait un rapport avec moi – sinon il m’aurait laissé dormir. Enfin, c’était plutôt un grief qu’un problème vu que c’était de Jimmy Reed qu’on parlait.

Jimmy était là et – vu l’heure bien trop matinale – il devait avoir obtenu l’information par quelqu’un d’autre que les journaux. Le coupable n’était autre que Daryl – ben tiens…

-Logique
, dis-je avec un sourire. Quelqu'un a dû le prévenir que je ne viendrais pas au bureau ce matin.

Mon ami – Jimmy – s’était allumé une cigarette. Quoi de mieux pour accélérer ma guérison que de fumer près de moi – c’était une vrai idée de génie. Surtout qu’il me donnait bien envie de fumer – le bougre. Il n’y avait que ma gorge irrité qui m’empêchait de lui demander une cigarette – on m’avait confisqué les miennes… Le fait qu’il fume devant moi – avec toutes les données qu’il avait sur mon état – prouvait encore que planait entre lui et moi comme un froid. Je vous jure que je ne sais absolument pas pourquoi Reed m’en voudrait – ou peut-être que si, tout compte fait…

Après avoir appris comment Reed avait eu l’information, je n’avais pas pu passer à côté du – très beau – cadeau qui était sur la tablette tout près de mon ami. Je voulais savoir s’il m’était destiné – ce que je ne doutais pas.

C’est là que Jim me l’avait tendu – le cadeau. Oh… Jim… Tu m’en veux donc vraiment à ce point ? J’avais tendu mes mains pour prendre le cadeau – avec un sourire crispé mélangé à une grimace. Jim savait que je détestais qu’on me tende des trucs – il a de la chance que j’aime vraiment les cadeaux.

J’avais ouvert le cadeau – comme un gamin à son anniversaire. Daniele Ricci raffolait des cadeaux. Quand j’avais vu ma tête qui recouvrait mon propre album en dessous du papier cadeau, j’avais tout de suite compris.

-Ah…, dis-je en regardant Reed avec un sourire un peu forcé qui montrait que j’avais capté.

Le problème, c’était l’album – le mien. Je l’avais fait produire par Maria – pour l’aider à rembourser ses dettes – et non par BSC. Je savais que ça ne plairait pas à Jimmy – mais je l’avais fait pour une noble cause !

-Tu sais, Jim…. Je sais que tu sais que je m’aime beaucoup… Mais je l’ai cet album. En autant d’exemplaire que je veux, dis-je en lui souriant de toutes mes dents – histoire de ramener un semblant d’humour.

Je n’avais pas peur de Jim – je le considérais comme mon égal sur la hiérarchie.

-C’est le cadeau d’anniversaire de mon ex-secrétaire, dis-je toujours avec le sourire. Comme je fais toujours les choses en grand, je lui ai offert l’honneur de produire mon album. Ne vois pas une quelconque provocation contre toi, amico mio, rajoutais-je.

Ce n’en était pas une – ce n’était pas mon genre de faire un sale coup à un ami. C’était juste pour aider Maria.

-Tu l’as écouté ? Il t’a plu ?, dis-je avec un sourire un peu plus détendu – oui, assumons jusqu’au bout la « connerie » que j’avais fait et qui n’en était pas vraiment un.


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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Sam 26 Nov - 12:34



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Daniele ne fut bien sûr pas étonné d'apprendre que c'était Daryl qui m'avait prévenu. Je regardais mon ami d'un regard fixe. Il n'avait pas l'air si arrangé que ça. Et j'avais allumé un clope pendant qu'il parlait. Le paquet, je l'avais ensuite posé sur le lit, le briquet bien rangé à l'intérieur, à portée de mon ami. Une véritable invitation à se servir.

Je lui avais alors tendu le cadeau, bien emballé par les soins de ma mère. Je le faisais exprès. J'avais même appuyé la chose d'un « tiens » au cas où son amour pour les choses matérielles prendrait le dessus sur sa phobie bizarre.

Et à son sourire crispé, je savais que j'avais tapé là où ça faisait mal. Il était maintenant pris dans un dilemme qui aurait pu être insolvable s'il n'avait pas tant aimé les cadeaux. Il avait attrapé le paquet et ramené à lui comme si j'avais la galle.

Je tirai longuement sur ma cigarette et eus un sourire carnassier quand l'Italien aperçut son visage sur l'album. J'aurais cru que voir son portrait lui aurait fait bien plus plaisir ! Mais non. Parce que Daniele était intelligent, et qu'il ne fallait pas lui faire un dessin. Il savait qu'il avait merdé. Il le savait avant même d'ouvrir ce putain de paquet cadeau.

Je ricanai à sa remarque qui se voulait être de l'humour. Mais mon rire n'avait rien de sympathique.

Il m'expliqua que c'était un cadeau d'anniversaire pour son ex-secrétaire, que ce n'était pas contre moi.

-Cela ne m'aurait posé aucun problème si Watson était chez BSC.

Parce que si ça avait été le cas, c'est à moi que tout ça aurait rapporté, au final. Mais ce n'était pas tant l'argent perdu, le problème.

-Mais Watson n'est pas chez BSC.

Et si elle n'y était pas, c'était pour une raison, non ? Cela avait-il seulement effleuré l'esprit de mon ami ? Bien sûr que oui.

J'appuyai mes deux coudes, bras croisés, sur le lit de mon ami, l'enfumant encore plus. Les cendres, je les faisais tomber dans un gobelet à moitié rempli d'eau sur la table de nuit de Daniele.

-Elle se sert de toi, mon ami. Je suis d'accord sur le fait que Ben & Nuts sont irrésistibles, mais à ce point-là...

Daniele me demanda alors si l'album m'avait plu. Je fronçai les sourcils.

-Ce qui ne m'a pas plu, c'est d'apprendre pour tes talents en même temps que tout le reste de L.A.

Et pourquoi en allait-il comme ça, si ce n'était pas un fait exprès pour permettre à la secrétaire blonde de me couper l'herbe sous le pied ?

D'autant que l'album faisait déjà un putain de carton, ne serait-ce que de par la curiosité des gens qui avaient toujours pensé que Ricci était un homme d'affaire déshumanisé.  

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Dim 27 Nov - 20:37



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Jim me tentait – sadique… Le paquet de cigarette – posé sur le lit – me faisait de l’œil. Je n’avais plus fumé depuis hier – ce qui était un record. Je ne pouvais pas céder – me gorge irrité me sommait de ne pas le faire. J’aurais pu lui faire une remarque – avec le sourire, toujours – mais j’avais été distrait pas son cadeau.

Jim avait – avec snobisme – ignoré la célèbre règle numéro 5. Amico mio… Qu’est-ce qui te prend ? Pourquoi tant de haine ? La réponse était en dessous du papier cadeau – très beau ce papier cadeau. Il m’avait offert mon propre album – et ce n’était pas innocent. J’avais essayé de tourner ça à l’humour – parce qu’il m’en voulait, c’était certain – mais rire de Jim n’était pas là pour me montrer sa sympathie – c’était un ricanement maléfique. Ce que Jim n’avait pas compris c’est que je faisais ce que je veux – car j’étais Daniele Ricci. Je m’étais – parce que c’était mon ami – quand même évertué à lui donner une justification.

Ce qui lui posait problème c’était que Maria n’était pas chez BSC – tiens tiens…

-A qui la faute, amico mio ?
, dis-je en lui souriant de toutes mes dents.

J’avais compris que Maria ne portait pas Jim dans son cœur – mais je n’avais pas remarqué que c’était réciproque à ce point. Je savais – quand j’avais proposé à Maria de produire mon album – que Jim ne serait pas satisfait. Je ne savais pas qu’il m’en voudrait au point de m’adresser ses sourires mauvais.

S’il n’y avait que ça – or, il n’y avait pas que ça…

Il avait dérogé à la règle numéro 5 et – maintenant – il m’enfumait jusqu’à me faire tousser assez fort – mes poumons n’appréciant pas cette agression inutile. Je crois que j’aurais pu survivre à ça – mais pas aux cendres dans mon verre ! Ah ça non !! J’avais regardé Jim – outré que j’étais. Il avait compris. Je ne pourrais plus boire cette eau et utilisé ce verre. Tout ça pour une question d’album ? Voyons, amico mio… C’est un peu exagéré…

Il n’en avait pas terminé avec Maria – décidément, j’étais toujours impressionné par la haine qu’ils se portaient. Il ne s’était pas privé de parler de la poitrine de mon ex-secrétaire – Ben&Nuts, sérieux…

-Maria ne se sert pas de moi…, dis-je sur un ton qui faisait passer Jim pour un parano. Je trouvais juste normal de la remercier pour 10 ans de bons et loyaux services. N’en fait pas tout un plat…, rajoutais-je en haussant les épaules.

Je n’arrivais pas à obtenir de Jim un avis sur mon album – dommage… Il ne faisait que me dire ce qu’il ne lui plaisait pas – vraiment morose, cet ami.

-Il n’y avait qu’Erik qui était au courant. Je fais de la musique depuis que je suis môme. J’avais ces démos depuis des années, je pensais qu’il était temps d’en faire quelque chose, dis-je en souriant. Je voulais te faire une surprise, amico mio. Je pensais que tu aimais ça. Si tu l’avais su plus tôt, ça n’aurais plus été une surprise.

Pourquoi tant de haine, Jim ? Parce que j’ai donné mon talent pour qu’une femme en profite ?

A force de le voir fumer, je n’avais pas résisté à fondre sur le paquet – qui était toujours sur le lit. Je m’en étais allumé une – abandonnant complètement mon masque à oxygène.

-Jim… Pourquoi ça t’ennuie à ce point ? Ne me dit pas qu’en tant que patron d’une des plus grandes maisons de disques de L.A., tu crains un manager indépendant ? Ça ne devrait pas être un souci pour toi, si ?  Vois-moi comme un grand consommateur du coca qui, pour une fois, décide d’acheter du jus d’orange fait maison aux gosses du coin,
dis-je pour montrer à Jim qu’il n’y avait aucun mal à ce que j’aide un peu Maria.

De toute façon, je suis Daniele Ricci… Je fais ce que je veux.


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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Mer 30 Nov - 16:45



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Mon cadeau avait eu son petit effet. Je l'avais su quand j'avais vu un sourire crispé se dessiner sur le visage de mon ami italien. Je lui avais expliqué quel était mon problème et mon problème se résumait en un seul nom : Maria Watson. Maria Watson qui n'était pas chez BSC. Et Daniele m'en tenait pour responsable.

-Ce n'est pas une faute, Dany. C'est une décision.

Je soufflai ma fumée doucement, par le nez, comme un dragon qui couve sa colère.

-Si elle n'est pas chez BSC, évidemment que c'est parce que je n'en veux pas.

Je souris à mon ami, prenant un air très compatissant à son égard, tout le contraire de ce que je lui avais montré jusque-là.

-Si j'ai refusé, c'est pour toi, mon ami.

J'écartai les mains, j'étais le plus grand innocent du monde, celui qui croyait bien faire, dans cette histoire.

-Si j'en faisais une manager comme elle le souhaitait, elle devenait une rivale pour toi alors que vous avez toujours formé une très bonne équipe. Je ne me voyais pas te l'enlever comme ça.

Maria appartenait à Daniele, après tout, non ? Mais si je jouais les amis dévoués, j'avais tout de même mis les cendres de ma cigarette dans son gobelet à moitié plein. Et je fus satisfait de voir le visage du manager se décomposer de dégoût.

-Si tu voulais qu'il en aille autrement, pourquoi n'es-tu pas venu me voir plutôt que de la laisser se démerder et me harceler pour avoir cette promotion?

A vrai dire, certes, Maria était venue me trouver, mais une seule fois. Elle m'avait posé la question, une fois, en déboutonnant ma chemise. Mais on n'arnaque pas Jimmy Reed. Elle avait essayé de m'avoir et je me demandais si ce n'était pas ça encore plus que son ambition et son féminisme qui faisait que je ne pouvais pas la voir en peinture.

N'empêche que c'était ce jour-là qu'elle avait fait l'erreur fatale... Ce jour-là aussi qu'étant donné sa relation avec le petit merdeux, ce dernier était devenu ma cible principale alors que j'aurais encore pu laisser courir ses dettes sans conséquences pendant quelques années...

Mes mâchoires se contractaient imperceptiblement, rien que d'y penser et je tirai à nouveau sur ma clope pour atténuer cette désagréable sensation.

Alors, à défaut d'avoir pu devenir manager chez BSC, elle était devenue indépendante. Et je le pensais quand je disais à Daniele qu'elle se servait de lui. L'album en était la preuve.

Je le regardais, d'un air volontairement très sceptique. Mais le laissai continuer dans un premier temps. Il l'avait fait pour la remercier de ses années de service. Seuls Erik était au courant de ses talents. Il pensait qu'il était temps d'en faire quelque chose. Un sourire se dessina sur mon visage.

-Daniele... C'est une femme... Ne vient pas me dire qu'elle n'a pas pleuré un peu pour te faire cracher ton secret... Ne vient pas me dire qu'elle ne t'as pas parlé des dettes de Howard.

Je m'adossai au dossier de ma chaise, majestueux. Les liens étaient trop faciles à faire pour que mon ami ne les ait pas faits.

-Elle a réussi à ce que tu aides indirectement le petit merdeux. Elle s'est servi de toi.

Quand mon ami me demanda si je craignais Maria Watson, je restai serein et répondis à ses questions comme s'il m'avait demandé quel temps il faisait dehors. J'appréciais notamment beaucoup la métaphore utilisée par mon ami.

-Non, Daniele. Je ne crains pas une manager indépendante dont le seul album produit en dehors du tien est celui de ce dépressif de Fetch. Non.

Je marquai une pause, cherchant comment formuler la chose. J’optais pour ce qui fonctionnais le mieux avec Daniele, les compliments.  

-Ce qui m'ennuie, mon ami, c'est qu'un si bel objet ne soit pas estampillé BSC, qu'il ne représente pas, après tant d'années, les possibilités et le pouvoir de notre amitié. Car oui, je l'ai écouté et oui, il est superbe !

Je fronçai les sourcils.

-Ce qui m'ennuie, c'est que ton choix n'a rien de stratégique. 

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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Jeu 1 Déc - 17:11



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Une décision ? La pire que tu ais pris de ta vie, amico mio – avec le refus de faire signer Tiny Suicide… Il avait trouvé une excuse à cette décision stupide – il l’avait fait pour moi. Loin de sourire – cette fois – je le regardais avec un air sceptique. Il avait peur qu’en engageant Maria elle devienne ma rivale – oh, que de sollicitude, amico mio !

-Je sais gérer mes relations, dis-je en haussant les épaules. Elle ne serait pas vraiment devenue une rivale. Et quand bien même on aurait fait ça comme un jeu. Je pense que tu as fait perdre à BSC un très bon élément en la laissant filer, rajoutais-je sur un ton entendu.

Je connaissais bien Jim – mieux que personne – et je savais que ses raisons étaient bien loin de la sollicitude qu’il semblait me porter. Il n’aimait pas Maria – voilà la raison. Au point même qu'il s’était privé des compétences de mon ex-secrétaire – qui en avait car elle avait été, pendant 10 ans, aux côtés du meilleur manager du monde !

Toute la colère que me portait – en ce moment – Jim se repérait dans les gestes qu’il avait à mon égard – fumée dans la figure, cendre dans mon verre. C’était autant de petites gestes qui brouillaient mon attention – et ma réflexion ! Jim avait la liste complète de mes points faibles – et c’était ennuyant dans un moment comme celui-ci. Dégouté – et enfumé – j’avais tenté de suivre la conversation – qui en était toujours à Maria. Il s’était demandé – le Jim – pourquoi je n’étais pas venu le voir et que j’avais laissé Maria se débrouiller seule.

-Parce que ça fait 10 ans qu’elle était à mon service… Je pensais qu’il n’y aurait pas besoin que je me bouge le cul jusque chez toi pour venir te le rappeler…, dis-je en faisant la moue. En 10 ans, elle a eu le temps d’apprendre les ficelles du métier, surtout auprès du meilleur. Comme je te savais intelligent, je pensais qu’il n’y aurait pas besoin que je vienne te souffler à l’oreille de l’engager comme manager, dis-je tout simplement et avec le sourire – cette fois.

A croire que je me suis bien trompé – ce qui n’arrive pas souvent, je vous l’accorde. Jim avait vraiment une dent contre Maria – ce n’était plus à prouver. Mon ami croyait même que mon ex-secrétaire m’avait manipulé – et qu’elle se servait de moi. Je n’étais pas d’accord – il était sceptique. Il m’avait alors parlé des dettes d’Howard – et d’une Maria en pleurs. J’avais déchanté en entendant ça – en plein dans le mille, le Reed. J’avais toussoté en l’écoutant – sans doute à cause de la cigarette que j’étais actuellement en train de fumer. J’avais – bien indirectement – payé les dettes du petit merdeux. Je l’avais fait parce que ça m’apportait quelque chose : que Maria plaque le merdeux et qu’elle puisse vivre sans crever de faim.

-Si. Tu as bien deviné, amico mio. Elle était dépassée, affamée et souhaitait devenir à nouveau ma secrétaire en plus de son travail de manager pour Fetch, dis-je en toisant mon ami du regard – et en fumant avec style. J’ai refusé. J’ai préféré qu’elle obtienne de l’argent en faisant mon album. C’était plus profitable pour moi et, si cet argent payait, évidemment, le merdeux, ça le rendait, aussi, certainement très furax, rajoutais-je avec un sourire en coin. Ça s’appelle du win-win. Maria y gagnait et j’y gagnais aussi. Sauf que je gagnais deux fois, moi.

Je gagnais même trois fois – mais inutile de parler de ça devant Jim. C’est vrai, non, amico mio ? Que j’aide sa petite-amie à payer ses dettes, c’était pas bon pour l’honneur du merdeux. J’essayais de montrer que je restais impitoyable – même dans ma sollicitude envers mon ex-secrétaire. Ce n’était que pour faire avaler la pilule à Jim – parce que la vraie raison du pourquoi j’avais laissé Maria produire mon album était que je voulais juste la voir plus souvent. Il ne fallait pas aller chercher plus loin.

Nous n’en étions pas restés là. J’avais dit à mon ami qu’il n’avait de toute façon rien à craindre de Maria – ce qui était tout à fait vrai. Il ne la craignait pas – comme en témoignait ses paroles - mais il trouvait dommage que mon album ne représente pas le pouvoir de notre amitié et – surtout ! – que mon choix ne soit pas stratégique. Tout ça emballé dans des compliments – mon point faible. J’avais apprécié les compliments – et en revenait même un peu mal maintenant de ne pas avoir donné à BSC le fruit de mon talent de chanteur.

-Tu vois ! Je savais que tu aimerais !, m’exclamais-je en me penchant un peu pour taper amicalement sur l’épaule de Jim tout en souriant.

C’est vrai, ça n’avait rien de stratégique – c’était même loin de l’être. Je l’avais fait pour l’amour que je porte à Maria – et parce qu’elle avait vraiment besoin d’un coup de main. Je l’avais fait aussi parce que – en finalité – cela aurait conduit à ce que Maria quitte Howard. Donc quelque part c’était stratégique – mais pas dans le sens que l’entendait Jim.

-Non, c’est vrai. Ce n’était pas le plus stratégique de mes choix
, dis-je en soupirant et en regardant Jim droit dans les yeux. J’aurais pu produire cet album tout seul et l’estampiller BSC… Ça m’aurait rapporté plus. Mais je l’ai laissé à Maria parce que, en 10 ans, je ne l’avais jamais vue aussi amaigrie et aussi triste que le jour où j’ai accepté de lui faire produire mon album, dis-je sérieusement. Elle est aussi mon amie, Jim, et elle était plus dans le besoin que toi, rajoutais-je toujours sérieux.

C’était même – quelque part – pour remplir son compte en banque à lui que j’avais fait cet album, non ? Parce que l’argent, il ira quand même chez Jim – et c’est bien là le comble de l’histoire… J’avais – encore – toussé avant de me reprendre.

-C’est pour la même putain de raison que je suis dans ce lit d’hôpital… La villa du merdeux à cramé. Maria était dedans… Je ne pouvais pas la laisser là… J’y suis entré pour tenter de la sauver
, dis-je en continuant de fixer Jim. Alors, tu n’as qu’une personne à blâmer pour cet album et c’est Howard Stone, rajoutais-je toujours sérieux.

Sans ses dettes – qui était de la faute de Stone et non de Jim – Maria n’aurait pas frappé à ma porte pour que je l’emploie à nouveau et je n’en serais pas là à entendre Jim déverser sa colère sur moi – à 7h40 du matin en plus !

-Ne laisse pas le merdeux saccager notre amitié, tu veux
, dis-je avec un peu de tristesse dans le regard – mélangé à un petit sourire qui montrait à Jim que j’étais désolé que cet album ne soit pas de chez BSC. Il serait trop content…

Quelque bonnes paroles – à la Ricci – et j’espérais que tout passe pour le mieux.



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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Lun 5 Déc - 13:58



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Comme un adolescent mal élevé, l'Italien me répliqua qu'il savait gérer ses relations. Et pourtant, plus il me parlait de Watson, plus il me laissait penser le contraire. Il me donnait en effet l'impression d'être complètement possédé par Maria Watson. Que ce n'était pas lui qui décidait de placer sa secrétaire mais elle qui l'avait suffisamment séduit pour qu'il la mette là où ELLE le voulait, ce qui faisait une énorme différence.

C'était elle qui gérait, pas lui, et j'étais certain que, comme toutes les femmes, elle utilisait tous les arguments en sa possession pour ça.

Elle avait essayé avec moi aussi, tentant de m'avoir via mon point faible. Mais je lui avais très vite fait comprendre que ce n'était pas elle qui commandait. Et ça ne lui avait pas plu.

Dany, lui, s'était fait avoir.

Selon lui, après 10 ans passés à son service, Maria Watson avait acquis suffisamment d'expérience pour apprendre le métier. Et il ajouta une petite pique en affirmant qu'il me pensait assez intelligent pour l'engager comme manager sans qu'il me la conseille.

Je m'éclaircis la gorge et lui expliquai, d'un ton calme et doucereux, un ton qu'on utilise avec les cinglés sur le point de faire une connerie.

-Dany... Ce n'est pas parce qu'on sait gérer un agenda qu'on a le charisme et le feeling pour être manager. L'organisation est une chose et c'est pour ça que les secrétaires existent. Après, il faut savoir vendre ses groupes, les choisir, avoir l'oreille pour trouver les perles rares.

Je marquai une pause avant d'ajouter.

-Et être fiable.

Et les femmes étaient intrinsèquement pas fiables. Elles tombaient amoureuses à tire-larigot, ou le faisait croire au premier pigeon venu, elles étaient susceptibles de tomber enceintes ou en dépression... Et puis... Le charisme. Il leur manquait du charisme. Car elles n'étaient pas conçues pour cette qualité particulière... Du charisme et quelques neurones.

Je souris à mon ami.

-Et puis j'ai le meilleur élément qui soit alors pourquoi aller chercher ailleurs?

Pour que Daniele chante autant les louanges de quelqu'un, il devait y avoir anguille sous roche. J'avais d'ailleurs évoqué une Maria en détresse et en pleurs et, vu la tête qu'avait fait mon ami à ce moment-là, je savais que j'avais mis dans le mille. Et ça ne faisait pas remonter Maria dans mon estime.

Dany m'expliqua alors que c'était une Watson dépassée, affamée et qui cherchait à redevenir sa secrétaire qui était venue le trouver. Pendant qu'il parlait, je laissai tomber mon mégot dans le verre qui était plus rempli de cendres que d'eau désormais. Daniele, lui, fumait beaucoup plus lentement, passant plus de temps à parler et à tousser qu'à fumer vraiment.

Je fis la moue quand il avoua avoir refusé qu'elle redevienne sa secrétaire. Je ne comprenais pas sa manœuvre. Ok, il voulait rendre le merdeux furax, ce que je pouvais comprendre. Mais d'un autre côté, il avait fomenté un plan extrêmement compliqué quand il lui suffisait de reprendre Watson comme secrétaire et la convaincre ensuite d'abandonner le merdeux.

Je regardais mon ami, les yeux baissés sur lui, sceptique.

-Une Maria dépassée et affamée ? Les dettes sont à Howard, Dany. Si elle avait été intelligente, elle se serait taillée et aurait laissé Howard dans sa merde pour se contenter de mener sa petite carrière de manager indépendante.

Mais Watson n'était pas intelligente. Ou trop... Une intelligence malsaine où il s'agissait de s'approprier les bonnes grâces de mon ami pour grandir dans la société de L.A. lorsqu'elle n'y avait pas sa place.

On parla ensuite de son album que j'avouai avoir beaucoup aimé. Et ces compliments délièrent quelque peu la langue de mon ami qui raconta qu'il avait laissé Maria produire son album parce qu'elle lui avait fait pitié. Mes yeux brillèrent de malice.

-Tu vois ? Tu t'es fait avoir. Tu le dis toi-même.

Il ajouta que c'était pour la même raison qu'il était dans ce lit d’hôpital, parce qu'il avait essayé de sauver Maria Watson. Je fronçai les sourcils et allumai une nouvelle cigarette. Il avait risqué sa peau pour jouer les héros ? Sérieusement...

-Alors c'est ça que tu foutais dans la villa du merdeux...

Ma cigarette allumée, ma première bouffée éjectée de mes poumons, je l'entendis dire que je ne devais pas laisser le merdeux saccager notre amitié. Mais on avait parlé bien plus de Watson que du merdeux, non ?

-Howard Stone a bien des défauts et je suppose que Watson va le considérer comme responsable de tous ses malheurs, ce qui est beaucoup plus facile... Et que tu vas la croire.

Alors qu'en réalité, c'était bien elle la responsable des malheurs du merdeux. Parce que je l'avais pris pour cible à cause d'elle.

-Parce que ce que tu t'es fait avoir, Ricci. Tu es amoureux de Maria Watson, pas vrai ?

Personne ne donne quelque chose d'aussi intime à quelqu'un qu'un album, personne ne risque bêtement sa peau pour quelqu'un dans une maison en feu.

Sauf un pigeon amoureux.  

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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Mar 6 Déc - 18:45



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J’avais pensé que les 10 années que Maria avait passé à mes côtés étaient une preuve – si pas la meilleure preuve – qu’elle était tout à fait capable d’être manager pour la maison de disques pour laquelle j’avais travaillé depuis mon arrivée à Los Angeles – et dirigée par mon ami, qui plus est… Je m’étais trompé là-dessus – pourtant, Daniele Ricci ne se trompait jamais. Jim m’avait dit que le métier de secrétaire n’avait rien à voir avec celui de manager – ok, il marquait un point… C’est le « fiable » qui m’avait fait tirer un peu la tronche.

-Maria dispose de toutes ces compétences, Jim, dis-je sur un ton ferme. C’est une femme fiable, même si le concept t’échappe un peu. Je crois la connaitre un peu mieux que toi, rajoutais-je avec le sourire.

Je savais que Jim ne croyait pas une femme capable de faire un tel métier – il me l’avait bien montré depuis qu’on se connaissait. Il était – comme Maria se plaisait à me le rappeler – misogyne à souhait. Ça ne m’avait jamais dérangé – après tout, chacun ses défauts – mais là, c’était de Maria qu’il parlait. Ce n’était pas une fille lambda.

C’est par les compliments qu’il m’avait ramené à ne pas trop lui en vouloir – j’étais le meilleur et il aimait me le rappeler comme j’aimais l’entendre de sa bouche.

-C’est vrai je suis le meilleur, dis-je avec un sourire fier. Et crois le meilleur quand il te dit que Maria fera un excellent manager. Sauf qu’elle le fera ailleurs à cause de toi, dis-je un peu triste – pour mon ami, pas pour moi, c’est lui qui y perdait.

J’avais continué de fumer – lentement et laborieusement – toussant par moment, la gorge complètement en feu. J’avais lâché le morceau sur l’état de Maria – qui m’avait conduit à lui faire faire produire mon album. J’avais inventé une histoire de stratégie win-win – pas vraiment vraie, pas vraiment fausse. Jim n’en restait pas moins sceptique – me connaitrait-il trop bien ? Il ne comprenait pas Maria qui s’était affamée pour aider le merdeux à combler ses dettes – alors qu’elles étaient à lui et qu’elle aurait pu le larguer là.

-L’amour nous fait parfois faire des choses stupides, Jim, dis-je avec un sourire en coin. Elle ne voulait pas larguer le merdeux et le laisser dans sa merde parce que Maria n’est pas une femme comme ça. Elle voulait l’aider jusqu’au bout et l’aider à payer, dis-je en haussant les épaules. Je n’ai pas plus compris ça que toi… Maria est sûrement plus charitable que nous, amico mio.

J’avais soif – alors même que je fumais – et j’avais jeté un regard dégoûté à mon verre où flottait le mégot de Jim. Tant pis – je boirais plus tard…

J’avais apprécié les compliments qu’il avait fait sur l’album – et il était temps qu’il les fasse. J’avais avoué avoir eu pitié d’elle – même si tout était bien plus complexe que ça… ou plus simple… Ce qui avait conduit Jim à croire que je m’étais fait avoir – ben voyons... J’avais haussé les épaules en lui montrant que je m’en fichais bien – parce que je savais que je ne m’étais pas fait avoir.

J’avais encore était plus loin dans mes révélations – flirtant avec la limite du racontable.

-Oui c’est ça que je foutais là … Pour quoi d’autre j’aurais été me jeter dans une villa en feu ? Pour sauver les flingues d’Howard ?, dis-je sur un ton ironique.

Jimmy s’était allumé une autre cigarette – alors moi j’avais jeté la mienne dans l’eau polluée de mon verre. J’avais remis toute la faute sur le merdeux – pour ne plus à avoir à parler de ça. Je n’avais rien à foutre que le merdeux ait des ennuis ou non – je me foutais royalement de sa vie. J’avais préféré ça plutôt que Jim ne pense que tout ça soit du fait d’une Maria manipulatrice – ce qui n’était pas le cas. Sauf que Jim n’était pas prêt à croire ça. Il croyait même que ça allait être l’argument de Maria – ben voyons…Si ça ce n’était pas de l’obsession… J’avais encore toute une panoplie de répliques – j’étais Daniele Ricci, je n’étais jamais à court d’arguments – mais j’avais été pris de court par Jimmy.

Grillé…

J’avais toussé un grand coup – après cette hypothèse de Jimmy – suffocant presque. J’avais pris un long moment avec de me reprendre – mes yeux pleurant à cause du manque d’air. Devais-je le lui avouer ? Il n’était pas dupe – et je ne pourrais pas le duper éternellement. Je me voyais mal faire mine que non – surtout après tout ce que j’avais dit. Je crois que la vérité s’imposait à elle-même – dans ce cas…

J’avais repris un peu mon souffle.

-Oui… Et ?, dis-je en haussant les épaules – la voix un peu plus faible à force d’être enfumé autant par Jim que par moi.

C’était mon droit – après tout.

-Mais garde ça pour toi, tu veux, amico mio, dis-je avec une petite moue un rien suppliante.


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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Jeu 8 Déc - 12:17



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Daniele tenait vraiment à défendre Maria. J'avais dit qu'elle n'était pas fiable, lui prétendait le contraire. Il disait la connaître mieux que moi. Peut-être sauf que, contrairement à lui, je bénéficiais d'une vision extérieure et donc objective des choses.

Je passai ma langue sur mes lèvres, savourant à l'avance ma propre réplique et je reposai majestueusement mes mains à plat sur les accoudoirs de mon fauteuil.

-Tellement fiable qu'après 10 ans, elle t'abandonne sans préavis. Et pourquoi ? Pour un caprice de petite fille. Nous n'avons pas la même notion de la fiabilité, mon ami...

J'avais un don pour ramener les choses à ce réalisme pur que le cerveau humain avait toujours tendance à vouloir enjoliver. Phénomène dont je n'avais aucunement besoin. La réalité n'était pas belle, je m'en rendais compte et je vivais avec sans m'en porter plus mal.

J'avais pris Daniele par les sentiments à coup de quelques compliments bien placés, mais il me renvoya ceux-ci en pleine figure. Je souris. Parce qu'aux échecs, ça aurait été un très beau coup, et j'admirais cette pointe de machiavélisme. Même son air triste et compatissant ne me fit pas ciller. Je savais ce que je faisais et Maria Watson ne serait jamais aussi bonne dans son travail que ne l'étaient la grande majorité des managers de BSC.

J'envoyai un dernier coup, pour bien lui faire comprendre qu'il ne me ferait jamais admettre que j'avais fait une erreur. Pour le simple et bonne raison que je n'en avais pas fait.

-Plutôt engager Lenny Knowles.

Si, ça, ce n'était pas clair, je ne savais pas ce qu'il lui fallait.

Daniele essaya ensuite de justifier la bêtise de Maria quant aux dettes du merdeux. Selon lui, elle voulait l'aider par amour. La seule chose qui me rassurait, c'était que Dany disait ne pas comprendre non plus, malgré qu'il essayait de mettre des mots sur les actes de la jeune femme.

Je lui dis, moqueur.

-L'amour... L'amour est le nom qu'on donne à la connerie pour l'enjoliver.

Je souris, admirant ce que je venais de dire.

-Tu peux la noter, celle-là.

Et en parlant d'amour et de connerie, l'album, l'histoire de la villa en feu, si ce n'était pas autant de preuves d'une certaine forme de stupidité, je ne savais pas ce que c'était.

Alors, j'avais juste posé la question. Et Daniele, après une quinte de toux qui me laissa croire qu'il allait s'étouffer pour de bon, répondit par l'affirmative. Tout mon visage changea alors, troquant mon expression moqueuse et machiavélique pour une compassion qui frôlait la tristesse.

Daniele m'aurait annoncé être atteint d'une maladie qui le vouait, sans espoir, à une mort lente que j'aurais fait la même tête.

Je me penchai à nouveau vers lui pour poser ma main sur son épaule en signe de soutien. Car pour moi, il était réellement malade. Il me demandait de garder cela pour moi et je hochai la tête. Évidemment que j'allais garder ça pour moi, comme j'aurais gardé pour moi qu'il aurait été atteint du cancer ou d'une autre saloperie. Je n'aurais rien à gagner à dévoiler ce genre d'information...

Je tapai amicalement sur son épaule.

-Ça va aller... Ça finira par passer.

Mais je prenais conscience de quelque chose de pire...

Daniele venait de se placer entre Moi et ma cible.

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Daniele Ricci


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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Sam 10 Déc - 14:23



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Jim était incorrigible – sur le sujet Maria, il l’était. J’avais beau la défendre de toutes les manières possibles – il n’en restait pas moins que Jim réfutait mes affirmations. Il ne la trouvait vraiment pas fiable – arguments à l’appui.

-Elle ne m’a pas abandonné pour un caprice de petite fille. Elle m’a abandonné pour son rêve. Elle ne m’a jamais caché qu’elle voulait, un jour, devenir manager. Elle a fait comme moi… Elle a sauté sur l’occasion,
dis-je avec un sourire – un peu triste en repensant au jour où elle a décidé de démissionner.

C’était la vérité – Maria n’avait fait que saisir une opportunité. Elle voulait être manager et - comme Daniele Ricci l’aurait fait – elle a sauté sur l’occasion. Maria avait passé 10 ans avec moi – et elle avait appris qu’on ne devait jamais laisser passer des opportunités. Celle-ci s’était présentée à cause du petit merdeux – et c’était donc à lui que j’en voulais le plus.

Ça n’enlevait pas le fait que Jim s’était trompé en ne l’engageant pas – je ne me gênais pas pour lui faire remarquer. Jimmy avait commis une erreur – qu’il n’acceptait pas d’avouer. Il avait dit préférer engager Lenny Knowles – il est fou…

-Sérieux ?, dis-je profondément choqué. Je sens que je vais haïr mes futurs collègues si tu penses comme ça, dis-je en soupirant de déception.

Il m’était déjà difficile de supporter des types comme Dustin – ainsi que le neveu de Rogers – mais si Jim se mettait à engager n’importe qui, ça allait devenir invivable chez BSC. Il fallait que mon ami se reprenne – et vite… Je disais ça – mais je savais bien que Jim avait dit ça pour bien me faire comprendre qu’il ne voulait pas de Maria. Tout ça était dommage…

Nous étions revenus aux dettes – que Maria s’était efforcée de payer. Il n’y avait que l’amour qui aurait pu conduire mon ex-secrétaire à vouloir aider Howard – ou une âme extrêmement charitable. Pour mon ami – toujours très cash – l’amour était un synonyme de connerie – et il était fier d’avoir sorti ça.

-A l’inconscience, plutôt, dis-je avec un sourire en coin.

Paroles d’un homme amoureux – comme vous pouvez le constater. Je n’avais pas envie de pense que l’amour était pareil à la connerie – parce que c’était bien autre chose. Ce que je voulais bien avouer – par contre – c’était que ce que j’avais fait était inconscient – pas l’album mais bien ce que j’avais fait pendant l’incendie. Sans que je le sache – et même dans mes pensées – j’étais passé de l’amour que Maria portait à Howard à celui que je lui portais. Ce qui fait que – quand Jim avait dit que j’étais amoureux de Maria – j’avais été pris de court. Il lit dans mes pensées ou quoi ?!

J’avais failli m’étrangler – en toussant comme un malade. Il m’avait fallu du temps avant de reprendre mon souffle – trop de fumée dans la pièce… J’avais décidé – sans voir d’autres issues – à avouer la vérité à mon meilleur ami. Ses expressions avaient changées. On aurait dit qu’il venait d’apprendre que j’étais mourant – ok, je venais de presque m’étouffer mais n’est-ce pas un peu exagéré comme expressions ? Il m’avait dit que ça allait passer – ah, amico mio, tu m’étonneras toujours.

-Je n’en suis pas sûr, amico mio, dis-je avec un fin sourire. Mais, je ne pense pas que ça va me tuer, rajoutais-je avec un sourire un peu plus prononcé – pour lui montrer qu’il pouvait ranger sa compassion.

J’étais sûrement amoureux de Maria depuis bien plus longtemps que je ne voulais bien le croire – et ça ne diminuait pas avec les jours.

J’avais toussé encore une fois – les quintes de toux était de plus en plus rapprochées. J’avais montré du doigt la cigarette de Jim – il fallait qu’il arrête de fumer parce que je n’en pouvais plus. Ça ne faisait que de me rappeler la sensation d’étouffement que j’avais ressenti au milieu de l’incendie – et ce n’était pas agréable du tout.

-Tu n’as pas une idée de qui aurait pu brûler la villa du merdeux ?, dis-je d’une voix faible alors que je repensais à ça. Ça fait quand même beaucoup d’incendies en quelques jours…, rajoutais-je en faisant allusion à la voiture de Jim.

Jim n’était pas sur ma liste de suspects – je ne le voyais pas brûler une maison pour des dettes. Je ne croyais pas non plus qu’il y avait un rapport entre l’incendie chez le merdeux et chez Jim – quoique, les tarés pyromanes, ça existe…


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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Mer 14 Déc - 18:30



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Dany était incorrigible sur le sujet Maria. J'avais beau la détruire de toutes les manières possibles, il n'en restait pas moins que l'Italien essayait de la défendre. Il la trouvait vraiment intelligente, arguments à l'appui...

Il allait jusqu'à la comparer à lui-même, c'était dire s'il était atteint...

Il était au point qu'après lui avoir bien fait comprendre que jamais au grand jamais je n'engagerais Maria Watson, je lui avais clairement demandé s'il en était amoureux. Et, comble de la malédiction, c'était le cas et il ne s'en cachait pas.

Et si je trouvais que c'était de la connerie, mon ami, lui, se contentait de répondre avec un sourire en coin que c'était plutôt de l'inconscience. Mouais. Je lui rendis son sourire.

-Le résultat est le même, mon ami. Et seul le résultat compte.

Peu importait comment on arrivait à ses fins, tant qu'on y arrivait. Et l'amour, loin d'être un moteur, était le plus souvent un frein ou menait à d'énormes erreurs stratégiques. Watson n'en avait-elle d'ailleurs pas fait les frais ?

Je soupirai quand il affirma qu'il n'était pas sûr que ça allait passer. C'était encore pire que ce que je pensais. J'eus une mine sceptique. D'autant plus qu'il pensait que ça n'allait pas le tuer.

-Si tu y crois trop, ça risque de te tuer, Dany. N'oublie pas qu'elle est avec le merdeux, en plus.

Il montra du doigt ma clope et je la regardai à mon tour alors qu'il toussait... Bon... Ok, j'ai compris, j'ai assez jouer. De toute façon, Daniele vient de me dire qu'il n'a pas besoin de moi pour mettre fin à ses jours, qu'il le ferait très bien tout seul en se berçant de douces illusions provoquées par une blondinette qui se prend pour un manager.

J'écrasai ma clope et la jetai dans le gobelet avant de reprendre.

-Et admettons même qu'elle quitte le merdeux pour le super héros qui l'a sauvée de l'incendie. Admettons. Sa fiabilité est à zéro. Si elle le quitte lui, elle pourra très bien te quitter toi.

Je haussai les épaules.

-Enfin, je dis ça pour ton bien. Après, tu es bien assez grand pour te démerder.

Je croisai les bras, pensif, quand il me demanda si j'avais une idée de qui avait brûlé la villa du merdeux. Mais je ne vis aucune suspicion dans ses yeux, pas plus que je n'en entendais dans sa voix. Ce n'était pas un sous-entendu mais une véritable question. Je ne m'en offensai donc pas.

-En effet... Mais il faut dire que je ne suis pas le seul à qui le merdeux doit du pognon.

Je souris, fier.

-Et les autres ont plus que probablement bien plus besoin de cet argent que moi. En ce qui me concerne, 100 000 dollars de plus ou de moins.

Je souris, mauvais, cette fois.  Je montrais bien par là à mon ami que les dettes du merdeux m'importaient en fait très peu...

-Le feu, c'est l'arme des blacks. Ils adorent le feu, va savoir pourquoi... C'est aussi très facile de leur faire porter le chapeau, du coup. Mais... Non. Je ne sais pas qui a voulu faire partir le merdeux en fumée.

Je réfléchissais tout haut, maintenant.

-Mais, en ce qui concerne l'incendie de ma voiture... Tu connais beaucoup de blacks qui se baladent en Mustang ? J'ai trouvé un rétro de cette marque de bagnole le long du mur d'enceinte de la villa...

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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Jeu 15 Déc - 19:16



Friends Will Be Friends
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Inconscience et connerie, c’était la même histoire pour Jim. Non – pas tout à fait – il avait dit que le résultat était le même. Non – définitivement -, non… Je préférais être traité d’inconscient – plutôt qu’on me dise que tout ça est une connerie. Tout est dans le terme, Jim. Je n’avais rien rajouté – par contre – de peur de m’enfoncer sur un terrain qui montrait que, ouais, l’amour rend bien con – en plus de rendre aveugle.

Je n’avais pas laissé Jim avec des illusions – je lui avais dit que mon amour pour Maria n’était pas prêt de passer. On ne pouvait pas dire que ça allait me tuer – de toute façon. Jim n’était pas – encore – du même avis – décidément, amico mio… Il ne fallait pas que j’oublie qu’elle était avec Howard. Je n’avais pas réussi à répondre tout de suite – à cause de mes quintes de toux provoquées par la fumée de cigarette que j’avais incité Jim à éteindre.

-Plus pour longtemps… Si elle ne l’a pas déjà plaqué, dis-je en toussant encore un peu – les yeux brillant à force de m’étouffer.

Jim s’était débarrassé de sa clope – pas trop tôt… Je lui avais fait un signe reconnaissant. Il n’en avait pas fini de ternir l’image de Maria – pourquoi tant d’acharnement ? Ça me fatiguait – et je le lui montrais par des petites moues. Il avait dit que si elle était capable de quitter le petit merdeux, elle pourra très bien faire de pareil avec moi. J’avais poussé un profond soupire – pour montrer à Jim qu’il m’ennuyait aussi profondément que ce soupire. Il en avait conclu – et ce n’était pas trop tôt – que j’étais assez grand pour me démerder.

-Je pense aussi, amico mio. Je suis plus vieux que toi, après tout, dis-je en souriant. Je connais Maria. Ne t’en fais pas pour moi.

Quand j’entendais Jim donner son avis sur mes amours, j’étais content que mon père n’en ai jamais eu rien à foutre de ma vie – parce que quelqu’un qui se mêle de vos affaire, il n’y a rien de plus chiant.

J’avais changé de sujet – pour bien faire – et j’avais parlé des incendies. Je ne savais pas qui avait incendié la maison d’Howard – mais il n’y avait presque aucune chance pour que ce soit Jim. Mon ami m’avait rappeler que le petit merdeux ne devait pas seulement de l’argent à lui – mais à bien d’autre et de ceux qui ont vraiment besoin de thunes.

-C’est ce que je pensais aussi,
dis-je tout de même pensif.

Jim avait pensé au Blacks – dont le modus operandi était le feu. Ah ouais, c’est possible – mais sans qu’il en soit sûr. Il ne savait pas – en fait.

-Ou les Albanais. Eux aussi utilisent le feu… Et crois l’Italien que je suis : il faut toujours se méfier des Albanais, dis-je en me rappelant mon passé en Italie.

Les Albanais seraient capables de ça. Un jour un groupe d’Albanais avait cramé la villa romaine d’un ami à mon père. Bon, ok, il faisait partie de la mafia – l’ami de mon père, hein, pas mon père - mais ce n’est pas une raison… Ça aurait pu être une anecdote – vu le compte en banque du dénommé Fabio – si sa fille de 4 ans n’était pas restée coincée à l’intérieur. Je me rappelle de l’enterrement – j’avais 10 ans à l’époque.

Ça pouvait être les Blacks ou bien les Albanais – ça n’était pas vraiment mon problème, tout compte fait.

Un autre problème – plus grave pour mon ami – c’était que sa voiture avait subi le même sort de la villa du merdeux. Il avait retrouvé un rétro devant l’enceinte de sa villa – un rétro de Mustang… De Mustang ? Je n’avais plus bougé – mon regard interdit qui était posé sur Jim. C’était le rétro du merdeux.

Howard Stone à cramé la voiture de Jim – et je suis le seul, en dehors de Stone, à avoir l’information. J’en faisais quoi – bonne question… Le petit merdeux méritait que je le balance – après ce qu’il s’était passé hier.

-Le merdeux, dis-je en me défigeant. Le rétroviseur appartient à la Mustang de Stone. Le flic… Hier. Il lui a demandé où était passé le rétro de sa Mustang. C’est comme ça que je le sais,
dis-je en continuant de fixer Jim. Il a quand même pas osé ?, dis-je plus pour moi que pour mon ami.

Je n’étais pas encore certain que Maria l’avait déjà plaqué – je jouais, donc, à un jeu dangereux en révélant l’information.



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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Dim 18 Déc - 11:29



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Bon... J'avais tout essayé et il ne pourrait pas venir pleurer après en disant que je ne l'avais pas prévenu au sujet de sa secrétaire. Je n'aimais pas Maria Watson, on est bien d'accord. Mais j'étais aussi profondément persuadé que mon ami était en train de se faire royalement arnaquer et que l'amour qu'il portait à la jeune femme l'aveuglait totalement.

Qu'il se démerde. Il finirait bien par voir que c'était moi qui avait raison.

Daniele avait saisi la première occasion pour changer de sujet, parlant des incendies. Et je donnai mon point de vue sur la chose à mon ami italien, plus pour lui montrer au combien ma connaissance de la façon de fonctionner des gangs de L.A. était grande.

Il était pensif. Normal, il avait tout de même été directement impliqué dans le deuxième incendie, bien que ce soit entièrement de sa faute. Il aurait très bien pu rester tranquillement dans sa villa en attendant que ça passe. Mais il avait fallu qu'il se jette en plein dedans pour une gonzesse. Enfin soit...

Mais si je soupçonnais un gang d'afro-américains, Dany, lui, misait sur les Albanais. C'était une possibilité, il y en avait aussi à la salle de sport lors des matches illégaux et fallait bien avouer que c'était pas des marrants.

-Ouais, les Albanais, c'est possible aussi.

Tout ça ne m'avançait quand même pas sur ma bagnole. Je n'avais pas de dettes, moi. Tout ce que je pouvais imaginer, ça aurait été un éventuel problème de territoire commercial... Mais je savais que ce n'était pas le cas, de un. Et de deux, même si ça avait été le cas, personne ne savait que j'étais au sommet de Los Diablos. Et puis... Hormis les chefs de gangs qui auraient vraiment pu rouler en Mustang mais n'auraient jamais fait le boulot de leurs propres mains, je ne voyais pas trop.

Je fis les yeux ronds quand Daniele reprit la parole et restai bouche bée. Le merdeux. Je n'avais même pas pensé à lui et pourtant, maintenant que mon ami me le disait, ça tombait sous le sens. Et en plus, Daniele avait des arguments à l'appui : il manquait bien un rétro à la Mustang de Stone. Je n'avais pas fait le lien, parce que pour moi, il roulait toujours en Ferrari, mais il l'avait crashée il y avait de ça quelques mois, en effet.

Il me fallut quelques secondes pour digérer l'information, les mâchoires tellement serrées qu'on pouvait voir les muscles jouer sous la peau de mes joues. Et bon dieu, si la villa de Stone n'avait pas déjà brûlé, j'y aurais été maintenant !

Je finis par me lever, raide de colère. Et, sans un mot pour mon ami, sans rien ajouter, le regard brillant de rage, je me dirigeai vers la sortie et quittai la chambre.

Il fallait que je rentre chez moi, il fallait que je fasse quelque chose.

Il fallait que je tue Stone.

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MessageSujet: Re: Friends Will Be Friends [PV Daniele][TERMINE]   Dim 18 Déc - 14:06



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Jim avait misé sur les Blacks – moi, sur les Albanais. Les deux étaient plausibles – mais, les Albanais l’étaient plus.

-Maria a dit que c’est un blanc qui a bouté le feu, dis-je toujours aussi pensif.

C’était la description qu’elle avait donné au policier présent – et un blanc, c’est plus proche d’un Albanais que d’un Black. Tout ça n’étaient que des hypothèses – c’est à la police d’enquêter. On ne pourra pas faire grand-chose contre un gang – et puis, c’était l’affaire du petit merdeux…

La bagnole de Jim – par contre – c’était une autre histoire. Il n’avait pas d’idée sur le coupable. Nous aurions pu rester sur un mystère supplémentaire s’il n’avait pas parlé de Mustang. Je m’étais figé – comme ça m’arrive si peu. Je savais – maintenant – que le merdeux était coupable de l’incendie de la voiture de mon ami. Ce n’était pas une information anodine – et pourtant, je n’avais pas réfléchi avant de cafter Howard à Jim. C’était de la vengeance – rien d’autre…

Vous savez que ce n’est pas facile de laisser Jim bouche bée – il n’y avait que Daniele Ricci qui pouvait le faire. Comme je venais de le faire à l’instant même. La surprise passée – et elle était passée vite -, il s’était contracté de colère. Je ne me rendais pas compte que je venais – peut-être – de signer l’arrêt de mort de Stone. Cette idée ne m’avait frappée que quand – sous mon regard à moitié surpris – Jim avait quitté la pièce sans rien dire – même pas un au revoir, l’impoli ! Howard Stone était mal. Je crois que j’allais quand même m’en vouloir un peu s’il lui arrivait quelque chose…

J’avais – longuement – regardé la porte par où était sorti Jim. Je m’en foutais de Stone – mais Maria ne voudrait sûrement pas qu’il meurt… J’aurais dû réfléchir plus longtemps avant de donner l’information à mon ami.

-Et merde, dis-je en soupirant.

J’avais remis mon masque à oxygène. Je ne pouvais plus rien faire – de toutes façons.



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