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 Le combat du Golden Nipples Room [Libre]

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Sonne Ferguson



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MessageSujet: Le combat du Golden Nipples Room [Libre]   Mar 22 Nov - 3:21

Pour le commun des mortels,  huit heures le matin est l’heure à laquelle ils commencent à bosser.  Le trafic en fait baver plus d’un, surtout ici dans une ville comme Los Angeles ou toute le monde veut être avant tout le monde. Le syndrome du «  Je, me, moi » est monnaie courante dans ce monde ou l’individualisme règne en masse.  Le métro  n’en fini plus d’aller et venir sous terre et les taxis se narguent a coup de klaxon.


Huit heures le matin c’est l’heure ou les morning man achève leur speech matinal enchaînant café après café,  tournant les hits du moment et  en essayant d’encourager les âmes désespérer  qui sont prises en otage quelque part dans un bouchon de circulation. C’est aussi   à cette heure là que les enfants vont en classe clopin-clopant,  leurs cartables  jetés  à renverse sur leurs dos.


Et, huit heures le matin, c’est l’heure à laquelle normalement je me couche après une nuit passée au club.  Je rentre chez moi vers  les cinq heures, exténuée mais pourtant encore trop high pour aller dormir. Je me déshabille préférant nettement me promener nue dans l’intimité de mon appartement, écoutant  de la musique de vieux crooners avec un verre de vin. Je fume ce que je me promets  une énième fois d’être ma dernière cigarette puis enfin je me fais couler un bon bain moussant aussi chaud que je puisse l’endurer.  Je ferme les yeux, et je me détends. J’y arrive presque, parfois. Si, si, je le jure !  Parfois, avec une serviette  sur les yeux, je parviens à m’imaginer dans une autre ville, une autre ville, une autre époque.  J’oublie mon petit appartement trois pièce et demi et cette stupide pancarte au néon rouge accrochée au mur extérieur et qui  reflète dans l’unique vitrine de mon salon, jour comme nuit.  Je me vois, éclatante et somptueuse, telle une Cléopâtre des temps modernes, avançant devant une foule qui se prosterne a mes pieds.


Si on se prosterne à mes pieds, aujourd’hui, c’est uniquement  dû au charme incontestable de mes courbes aguichantes.  Moi qu’on surnomme Crystal, précieux joyaux du succès  du très respectable et  très très en vogue Golden Nipples Room,  maître du Burlesque.  Viny San James,  grand manitou derrière l’enseigne, détenait une liste assez impressionnante des bonzes  de Los Angeles qui venaient incognito fréquenter l’endroit. Il va sans dire qu’ils étaient traités aux petits soins.  Le Golden Nipples Room,  ne laissait pas entrer qui le voulait bien et il valait mieux  avoir ses contacts pour y entrer.


Alors, quand Viny  exigea que le staff en totalité soit présent à huit heures ce matin là, une première  en carrière,  valait mieux y être.
Je pris place derrière ma coiffeuse et m’alluma une cigarette en guise de petit déjeuné.  Je pestiférais, je ronchonnais je faisais tous les temps. Les deux petites heures de sommeil n’allaient pas suffire à me donner une allure présentable aussi,  j’entrepris un travail de longe haleine pour me rendre présentable. Je sautai dans mes jeans Levis; oh que j’aimais l’allure de mon petit cul là dedans!, puis posant mes verres fumés sur le bout de mon nez, je descendis les six étage sans vraiment m’en rendre compte.  Un jour, peut-être, l’ascenseur allait être réparé. Je hélai un taxi qui me fit l’agréable surprise d’arrêter au premier essai et je m’y engouffrai,  donnant l’adresse au chauffeur.


Je grognai quand je vis que j’étais une retardataire de cette réunion mais je me fis discrète, prenant place sur le bord de la scène, entre Sam et  Roxy. Viny se tenait quant à lui, debout et semblait aussi tendu que l’érection d’un puceau. Il se maltraitait les mains, les tordants,  les ouvrant puis les fermant, se faisant craquer les phalanges de temps en temps. Il regarda sa montre puis conclu que l’heure était venue. Il tapa  trois fois dans ses mains nous appelant à l’ordre. Nul besoin de plus de cérémonie pour obtenir  l’attention la plus absolue.




Bon, je n’irai pas par quatre chemins. Le club a de graves problèmes financiers et malgré plusieurs demandes d’aide, j’ai peur que d’ici un mois ou deux  je ne doive me résigner à mettre la clé sous la porte.


Ce fut la consternation général.  Roxy éclata en sanglot, imitée par quelques autres des danseuses.  Octavio, le plus colosse des  portiers  se laissa choir sur une chaise qui ne résista pas à son poids. Il se leva gêné puis  donna un coup de pied sur la défunte.  Puis les murmures s’élevèrent de la masse, se changeant en un grondement général.  Ce qui revenait le plus parmi les interrogations : «  pourquoi n’avoir rien dit avant? ».  Par fierté, par orgueil, par certitude que les choses allaient s’arranger. Qu’importe. Le mal était fait et  il fallait rendre les armes.

No fucking way !, m’exclamais-je. Viny,  ce n’est pas vrai qu’il n’y a rien  à faire.  Tu pourrais augmenter la cote du club, quitte à passer à cinquante- cinquante.


Ma suggestion de partager les gages à part égales entre les employés et le club me valu  de nombreux regards assassins. Mais merde,  ce job était la seule et unique chose que j’avais dans cette vie. Il était faux de penser que j’allais accepter une telle annonce de si bonne heure le matin sans me battre.


Et…Et… euh… Oh ! Pourquoi ne pas diversifier nos services ! Offrir du divertissement à domicile.  De l’animation pour soirées coquines.  Il doit y avoir des gens… je ne sais pas moi… des…  acteurs qui ont  envie d’épater la galerie en organisant des fêtes privées  et une animation Burlesque serait pour eux une extravagance. Des musiciens qui vont en tournée et qui aimeraient  s’amuser un peu en rentrant dans leur loge! Des partys privés à même le club avec thème.  Viny… penses-y.   As-tu vraiment à perdre plus que la situation actuelle te laisse penser ?


Pas…bête… ! Cela pourrait peut-être même fonctionner !  Alors, qui est partant ?


Les consœurs et confrères  se regardèrent.  Les murmures s’estompèrent puis un a un ils se levèrent et saluèrent mon initiative avec enthousiasme.  Nous allions nous battre.


Oh, les minets, et je fais aussi passé la quotte à  fifty/fifty !  Aller, bonne journée là !, ajouta Viny avant de clore cette réunion  matinale.
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